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La psychologie du travail

Révisons ensemble pour mes examens voulez-vous ?

Alors, en psychologie des organisations et du travail nous étudions plusieurs angles.

  • Négociation & conflits : beaucoup d’employés ont un comportement pro-social à savoir aider ses collègues sans que personne ne lui demande quoi que ce soit, aller aux repas d’entreprise, accepter d’avoir une chaise inconfortable plutôt que faire des histoires, venir travailler même avec 40° de fièvre. L’entreprise adore ces employés qui font plus que ce qui est attendu et pour pas un rond. Donc on observe ce qui influence l’apparition de tels comportements. Dans un autre genre, on regarde pourquoi il y a des conflits et le genre de conflits. Ça peut être dû à un accès limité à des ressources ou de mauvaises perceptions. Bref, on apprend à identifier les genres de conflits qui surviennent sur une place de travail et donc à les atténuer. Ce qui nous amène vers les dilemmes et les négociations et qui dit négociation dit aussi médiation.
  • L’attitude au travail : qu’est-ce qui influence notre attitude, qu’est-ce qui fait qu’on est satisfait au travail et si on ne l’est pas, quelles en sont les conséquences ? On parle de la discrimination et de la condition de la femme au travail.
  • Qui dit travail dit stress. Qu’est-ce que le stress, pourquoi apparaît-il et quelles sont les conséquences ? Quels sont les stresseurs que l’on rencontre sur la place de travail ? Le burnout, c’est quoi ?
  • On étudie l’influence, le pouvoir et la persuasion chez un leader ou quiconque dans la société. Quels sont les genres de pouvoirs que l’on rencontre dans l’entreprise ainsi que les tactiques politiques qui peuvent régner dans différents services.
  • Le leadership. Quels genres de leader trouve-t-on et quel est le meilleur en fonction de la tâche ou de la situation, à savoir qu’un chef autoritaire n’est pas forcément négatif.
  • Prises de décision et performance. Comment sont prises les décisions et quels sont les biais qui interviennent ? Comment obtenir le meilleur des employés en terme de performance lorsqu’ils travaillent en groupe ? Comment les tâches influencent-elles notre performance et quelles sont ces différentes tâches ? Comment maximiser la dimension positive d’un conflit ?
  • La motivation. Qu’est-ce que la motivation ? Il existe différentes théories qui nous guident vers la fixation de buts mais pas n’importe lesquels. Fixer des buts peut avoir un effet négatif donc il y a plusieurs paramètres à prendre en compte et pour qu’il soit motivé, il faut analyser les attentes de l’employé.

Cela fait beaucoup de théories à apprendre mais je trouve ça passionnant. Autant vous dire que je regarde mon job sous un autre angle à présent…

Et pour terminer en musique je vous propose de bouger un peu avec Shaka Ponk et Faking Love

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Dans le monde réel

Oui je tarde un peu dans mes interventions sur ce blog. Non pas que je sois débordée mais je suis épuisée. J’étudie ce semestre, dans les très grandes lignes, le burnout, le harcèlement et le mobbing. Le cours est plutôt succinct. Cependant, j’ai la chance de côtoyer ces jours une psychologue spécialiste dans ces domaines et je peux donc la bombarder de questions. De plus, elle m’a invitée à assister aux formations qu’elle donne sur ces sujets et j’ai également pu voir une victime de harcèlement témoigner de ce qu’elle a dû subir durant des années. Autant vous dire que tout ça me remue passablement.

Lors du témoignage de la victime, il y avait beaucoup de monde et surtout beaucoup de larmes. J’ai très vite senti que j’allais être moi-même débordée par les émotions mais je me suis souvenue de conseils reçus et j’ai pu reprendre le contrôle. Ce qui m’a permis de pouvoir observer les différentes réactions sans être envahie par tout plein de pensées parasites. Une fois que je me suis retrouvée seule sur le quai de la gare en attendant mon train, la tension retombée, paf j’ai encaissé le choc. J’étais patraque toute la soirée, le temps de digérer tout ça. J’en ai parlé ensuite avec la psy qui m’a confié avoir également passé une soirée un peu remuée. Elle m’a donné une autre technique pour pouvoir rester concentrée sur les dires des patients, tout en contenant mes propres émotions. Très intéressant tout ça.

Grâce à mes différentes conversations avec cette psychologue, je note de légers progrès dans ma conduite d’entretiens. J’ai moins peur de ne pas savoir quoi dire, je me laisse guider par le flot. Si vous avez un petit problème qui vous tracasse, j’ai besoin de cobayes alors faites-moi signe 😉.

Et pour terminer en musique je vous propose d’écouter Maurane dont je viens d’apprendre le décès qui chante ici avec Lara Fabian Tu es mon autre.

Brainstorming

On se met autour d’une table, chacun balance ses idées que l’on peut ensuite reprendre et moduler à son goût et voilà une bonne séance de brainstorming…ou pas. Autant dire que j’ai toujours détesté ces séances où il faut trouver des idées/solutions. Une grosse perte de temps, et la science me donne raison.

Mais pourquoi fait-on ses séances à la con ? Parce que plus on est de fous plus on rit c’est “prouvé” que si on se retrouve à plusieurs autour d’une table pour trouver des idées trop géniales, non seulement on va avancer plus vite mais en plus, les idées seront bien plus brillantes. Donc les entreprises adorent le brainstorming. Ah la joie de ces réunions sans fin entre grands cerveaux qui vont permettre à la boîte d’avancer. (Vous sentez à quel point je n’aime pas ?).

Alors la science a prouvé qu’en fait, le brainstorming n’est absolument pas productif et que tout au plus, il peut être utile pour la cohésion du groupe ou aider des gens à se sentir bien. Car ce que les chercheurs ont trouvé de positif c’est que les personnes qui ressortent de ces séances se sentent sûres d’elles car elles ont apporté plein d’idées pour le bien de leur compagnie, de leur équipe. Elles sentent bien leur appartenance à une équipe. Voilà, c’est tout !

Pourquoi le brainstorming n’est pas productif ? Parce que les groupes ne profitent pas du surplus de ressources à disposition (Taylor, Berry and Block, 1958). Quand on a une idée en tête, on ne va entendre que ce qui va dans notre sens et si on possède des renseignements qui peuvent valider l’idée d’un autre qui ne correspond pas à ce que l’on souhaite, on va se taire.

Parce que les groupes ne génèrent pas plus d’idées que des individus seuls dans leur coin (Diehl and Stroebe, 1990). Comme quoi, si on doit chercher des idées, on est tout à fait performant dans notre petit bureau, seul devant son écran d’ordinateur. Pas besoin de se taper deux heures de séances soporifique.

Le comble ? On aurait même de bien meilleures idées seul qu’en groupe ! (Diehl & Strobe, 1987).

J’en viendrais presque à regretter de ne plus avoir ce genre de réunion car alors j’aurais pu m’y rendre et faire remarquer aux organisateurs que l’idée d’un brainstorming était ridicule car il est scientifiquement prouvé que ça ne fonctionne pas. En plus de casser les pieds à mon chef, je me serais senti bien puisqu’apporter des idées en groupe donne une impression subjective que notre performance est bien plus élevée que la réalité (Paulhus et al, 1993).

Et pour terminer en musique je vous propose un vieux truc de Starsailor All the Plans

QCM, questions dichotomiques, Echelles de Likert…

Ce semestre j’ai étudié comment les tests étaient créés. Je ne parle pas des tests que l’on retrouve dans les magazines et qui n’ont aucune valeur scientifique. Non, je vous parle des vrais tests qui mesurent réellement quelque chose tels les tests d’intelligence ou ceux de la personnalité par exemple.

Tout d’abord, il faut établir ce que l’on souhaite mesurer/déterminer. Partons du fait que l’on veut mesurer le QI. Quelqu’un qui aura des difficultés à certaines questions du test,  (et pas forcément un mauvais résultat global) permettra à l’examinateur de poser l’hypothèse que cette personne présente certains problèmes cognitifs dans tel ou tel domaine (en gros, hein, on est d’accord). Les questions doivent donc mesurer différents domaines cognitifs et sont sélectionnées avec soin. Le nombre de question a son importance. Une trop petite quantité risque de ne pas représenter correctement ce que l’on souhaite. Plus il y a de questions, moindre est le risque de passer à côté du domaine mesuré. Il faut savoir que certaines personnes vont vouloir faire plaisir à l’examinateur d’autres seront de mauvaises foi par exemple.  Un grand nombre de questions permet de contourner le premier problème et de faire ressortir le deuxième.

Une fois les questions sélectionnées, elles seront alors testées auprès d’un échantillon de personnes qui doit représenter la population visée. Si c’est pour tester le QI d’enfants de quinze ans, on visera ce public et l’on testera des enfants qui, à priori, ne présente aucune lacune particulière. Les résultats sont ensuite analysés. Les questions trop simples seront supprimées. Parfois certaines sont conservées afin de mettre en confiance les participants. Les plus difficiles sont également supprimées pour la majorité (il faut bien en garder quelques unes pour différencier les participants au QI supérieur de la normale). Ce sont bien sûr des calculs qui vont déterminer la facilité/difficulté des questions (l’indice de puissance p-index). Un autre indice de calcul va déterminer les questions à garder (le d-index). Parmi celles conservées jusque là, il faut regarder celles qui différencient bien les individus. Il peut arriver que les meilleurs participants ratent une question bien réussie généralement par les moins bons. Cet indice nous permet de repérer de telles questions et de les éliminer.

S’il reste un nombre conséquents d’items, le test est prêt (bon, ok, pas tout à fait mais je m’arrête là dans les détails). S’il ne reste pas assez de questions, il est impossible de juste en rajouter quelques unes sans autre. Un nouvel échantillon de participants sera alors choisi et passera la batterie de test (les anciennes questions gardées avec les nouvelles) et le tri sera à nouveau opéré.

Tous les tests présents sur le marché ne suivent malheureusement pas une telle rigueur. Le cours que j’ai suivi m’apprend à repérer ceux qui sont réellement valides. J’ai appris (enfin…il faut que je bosse un minimum avant les examens pour ça) à chercher les informations pertinentes pour savoir si le test a une valeur scientifique. De plus, il faut savoir interpréter les résultats. Balancer juste un chiffre en fonction des scores obtenus ne vaut rien. Pourquoi telle personne a tel score ? Quelles sont les questions qui lui posent le plus de difficulté (ou facilité) et que se cache-t-il derrière de telles questions ?

Selon notre prof, un bon professionnel qui a des années d’expérience va mettre environ deux heures pour analyser les résultats d’un test de QI (test qui prend des mois voire des années à être mis sur pieds)…

Et pour terminer en musique, une chanson que j’aime beaucoup, It’s a beautiful world de Noel Gallagher’s High Flying Birds.

 

Pourquoi j’aime tant la psychologie

Tout a débuté par ma dépression. J’ai pas compris comment j’avais pu tomber si bas et comment en remontant à la surface, le paysage avait changé. Je voyais enfin la lumière qui avait quitté mon environnement depuis si longtemps, alors que je ne l’avais même pas remarqué. Donc j’ai voulu comprendre pourquoi et comment on sombre et qu’est-ce qui fait qu’on s’en sort et que la vie prend alors un nouveau chemin. Mais avant d’oser franchir le pas dans ces études, il fallait qu’il m’arrive encore une tuile : un licenciement alors que je reprenais enfin le travail à temps plein. Il était temps de débuter ces études.

Je répète régulièrement que non seulement j’adore ces cours mais qu’en plus ils me sont utiles dans ma vie quotidienne. Et j’en ai eu la preuve aujourd’hui encore.

Ma nièce souhaite passer son permis de conduire. Elle s’est mise derrière le volant et sa maman a commencé à lui expliquer comment démarrer une voiture en première. Evidement, ma nièce a câlé. Plus d’une fois. Elle a eu peur et a décidé que ce n’était pas pour elle. Aujourd’hui, je suis allée la chercher et j’ai tenté à mon tour de lui apprendre les bases. Elle démarre…et câle. “Je te dit, c’est pas pour moi. Je n’y arrive pas. J’attends de prendre un cours avec un moniteur. C’est hors de question que j’aille sur la route, c’est trop dangereux, je ne peux pas”. Je lui explique qu’avec le moniteur elle ira également sur la route. “Non, je lui ai demandé !”.

On a refait un essai. Gros câlage, on est bien projetées en avant et je la sens se tendre, se fermer à tout nouvel essai. On discute alors de ce qui s’est passé, de quoi elle a eu peur. “De foncer dans le champ”. Je lui demande où est le problème. “Je veux pas abîmer ta voiture”. Je lui explique que je tiens effectivement à ma voiture et que si j’estimais que foncer dans le champ était dangereux, je l’aurais emmenée ailleurs. J’ai ensuite attaqué le problème sous un autre angle pour détourner son attention, lui ai fait faire deux-trois choses en restant au point mort, histoire qu’elle s’ouvre à nouveau un peu,  puis je lui ai demandé de réessayer. Elle a câlé mais…c’était moins violent. Et je le lui ai fait remarquer, qu’elle note également le progrès. Progrès dérisoire, certes, mais cette fois-ci on est restées bien assises. Elle ne pouvait pas le nier !

Après quarante-cinq minutes, non seulement elle a réussi à conduire un peu, faire de petites marches arrières, et même conduire ET passer la deuxième vitesse, le tout sur une petite route de campagne. Elle était souriante…

Je vous ai dit à quel point j’aime mes cours de psychologie et à quel point ils me sont utiles dans mon quotidien ?

 

Et pour terminer en musique je vous propose Bastille avec World gone mad

Etre soi

“Lorsque vivent en moi la liberté et la force d’être une personne distincte et différente, alors je peux m’autoriser à comprendre et à accepter l’autre bien plus profondément, parce que je n’ai plus peur de me perdre moi-même”.

Je vous laisse méditer la phrase de Carl Rogers issue de L’Approche centrée sur la personne.

Et pour terminer en musique j’ai choisi un bien vieux “tube” Ci sarà de Al Bano et Romina Power. Ce 45tour a beaucoup tourné chez moi, je l’avoue sans honte !

Dressage

Comme j’étudie, entre autres, le behaviorisme ce semestre, j’ai décidé de tester cette approche sur mon chien. Mon petit crétin à quatre pattes aboie comme un fou sur le balcon à chaque fois qu’il voit un chat. Et il les sent de loin : à tout moment il s’excite dans le salon et fonce sur le balcon pour…aboyer.

Comme cet estomac sur pattes est au régime, j’ai diminué sa ration de croquettes le matin afin de pouvoir le récompenser avec des friandises pour renforcer le comportement souhaité. J’ai placé le paquet de bonbons près du balcon pour les avoir sous la main rapidement. Le comportement souhaité doit être immédiatement renforcé sans quoi c’est sans effet. Donc je laisse mon fauve courir dehors et je l’observe. La première fois, je suis sortie également et lui ai dit « chut ». Il m’a regardée, s’est tu au moins deux secondes, et j’ai profité de ces deux secondes pour le féliciter et lui proposer un bonbon. Une fois le bonbon englouti, il a cherché du regard le chat…et a aboyé. J’ai répété « chut », il m’a à nouveau observée et je l’ai félicité encore une fois avec à la clé, une friandise. Au bout d’un moment, j’ai fermé le balcon !

Le lendemain, nouvel essai. Le chien court pour aller hurler…et hésite. Depuis mon canapé je le félicite. Du coup il rentre et espère un bonbon, que je lui donne. L’exercice sera répété plusieurs fois.

Le troisième jour, il court toujours sur le balcon, mais reste silencieux. Je ne lui donne plus un bonbon systématiquement. Il ne sait donc pas quand il sera récompensé pour sa bonne tenue. Le but étant bien entendu qu’il garde un bon comportement sans recevoir de bonbon.

Le soir en allant promener, nous avons croisé des chats (j’habite à la campagne je le rappelle). A mon grand étonnement, Wally n’a rien dit. Ça fonctionne même à l’extérieur ! Prochaine étape, ne plus hurler quand on croise d’autres chiens. Il faut que je prépare la réserve de friandises à emporter…

C’est tout simple, en général on connaît ce système, on oublie juste qu’il faut bien récompenser systématiquement au début afin que l’animal comprenne ce que l’on attend de lui. Et ça fonctionne aussi sur les humains… « Oui, c’est bien, continue, bravo ! ».

Et pour terminer en musique je vous propose le meilleur groupe de l’Univers. J’ai nommé Muse avec son nouveau titre Dig Down