Archives

Média sociaux et bien-être

Avec les cours qui ont repris, les devoirs suivent, hélas. Pour les statistiques, avec ma binôme, nous allons travailler sur le lien entre les média sociaux et le bien-être. Du coup, il faut lire plein d’articles pour préparer notre dossier. C’est un sujet qui m’intéresse et pourtant, j’ai tellement de peine à me lancer dans la lecture de ces pages. Pour me motiver, j’ai décidé de vous en parler.

J’ai débuté par un texte qui démontre les bienfaits de Facebook sur la santé ! Quand je pense que j’ai annulé ce truc, je suis complètement à côté de la plaque 😆. En gros, si vous vous sentez seul, vous allez consommer beaucoup d’histoires de vos amis sur le site et vous allez cliquer, aimer et commenter ces histoires. Alors, un ami avec qui vous n’avez pas eu de contacts depuis longtemps, va réagir à ce commentaire et vous aurez donc un lien social. De même, vous pouvez noter sur votre page à quel point vous vous sentez seul, et un ami va intervenir et là encore, un nouveau lien social se crée. Bienvenue dans le monde des bisounours. Ah, j’ai oublié de préciser que deux des auteurs de ce merveilleux article…travaillent chez FB !

Un autre papier dont je n’ai pas encore terminé la lecture (dix pages, c’est trop long), me semble un peu plus sérieux. On peut lire que les gens espèrent que les réseaux sociaux diminuent les effets des événements négatifs de leur existence, ce qui n’est pas le cas. Les émotions ne s’améliorent pas, ce qui peut mener alors vers la dépression. Il faut savoir gérer ses émotions en allant sur internet afin d’éviter une utilisation addictive aux conséquences néfastes. En effet, un usage non contrôlé engendre des émotions négatives qui diminuent le bien-être psychologique et impactent l’environnement familial, professionnel, scolaire.

Un autre point négatif des réseaux sociaux, c’est l’effet de réciprocité. Plus on interagit, plus les gens vont nous répondre et alors, nous nous sentons obligés de réagir à ces réponses. Ce qui peut vite prendre beaucoup de place dans la vie aux dépends d’activités du quotidien.

Il y a également le sentiment d’efficacité qui est touché avec le milieu informatique. Tous ces réseaux sociaux évoluent régulièrement et une personne peut vite se sentir dépassée; Elle doit demander de l’aide pour s’en sortir. Ce qui au départ devait aider les gens à interagir entre eux, peut finir par miner le moral quand la technologie devient trop compliquée : demander de l’aide pour savoir faire fonctionner correctement une application, diminuerait le sentiment d’efficacité de soi et donc augmente les émotions négatives.

Est-ce que le sujet vous intéresse autant qu’à moi ? Je vais continuer mes lectures; il me reste cinq pages à lire (sur les dix) et quatre autres articles avant de rédiger mon devoir…

Et pour terminer en musique, je vous propose Bernard Lavilliers avec Catherine Ringer avec Idées noires. Cette chanson ne vieillit pas. Et c’est pas le groupe Eiffel qui joue ?

 

Advertisements

Big Five

L’idée de mon sujet du jour est venue lorsque j’ai lu un article sur le site NPR qui traitait du test de personnalité Big Five. J’ai étudié un peu ce test lors de mon cours de psychologie différentielle et j’ai survolé un autre test de personnalité, le NEO-PI3 lors de mon cours de psychométrie. Dans les deux cours, les profs ont insisté sur le fait que faire passer ces tests, ça s’apprend. Tendre la feuille au patient et le regarder répondre c’est une chose, mais interpréter les résultats en est une autre.

20190711_131510.jpg

Comme vous pouvez le voir ci-dessus, voici mes résultats au Big Five (le lien du test est donné sur l’article NPR). J’ai passé ce test en vitesse, en me focalisant pour chaque genre de questions sur UN truc extrême, histoire d’avoir une idée de ce que cela pouvait donner. Mais tout en répondant aux diverses questions, j’ai vérifié que j’étais consistante dans mes réponses. Parce qu’une question apparaît généralement plusieurs fois, formulée de façon différente. J’ai ri quand j’ai vu qui je suis “vraiment”. Il est clair que si je me présente pour un poste et que ce genre de résultat apparaît, jamais je ne trouverai de nouvelle place. Mais je sais comment sont créés ces tests, et je sais donc comment obtenir des scores qui plairont à un futur employeur. Si je reprends mon cas, je suis très consciencieuse dans mon travail, c’est toujours ressorti comme point positif par mes divers chefs. Hors, si l’on se contente de regarder le graphique ci-dessus, je suis limite désorganisée. En fait, j’ai donc répondu “tout à fait” aux questions qui me demandaient si j’étais bordélique. Ce qui est vrai, chez moi. De même, pour le côté désagréable, je déteste le service à la clientèle, ce que je fais actuellement. Donc oui, j’ai répondu que les gens me cassaient les pieds. De plus, je suis extrêmement nerveuse. Par comparaison, ma collègue ne l’est pas. Il ressort que je devrais avoir peur des clients et des situations inhabituelles au travail. Ce n’est absolument pas le cas, je n’ai pas peur de dire “non” et j’aime prendre des responsabilités. L’exact contraire de ma collègue.

Voilà pourquoi il faut faire attention avec les tests. Comme nous l’expliquait un prof, parfois des clients peinent à répondre à des questions lors des tests de QI. Ils n’obtiennent pas de point à ces questions mais le psychologue va discuter ensuite avec lesdits clients pour savoir ce qui les a bloqués. La réponse donnée va entrer dans le rapport d’évaluation. Tout n’est pas noir ou blanc. Et malheureusement, de nombreuses personnes non formées font passer des tests et se contentent de la cotation finale pour les résultats. Le prof qui fait passer des QI explique qu’il lui faut environ 2h pour évaluer les résultats et rédiger son rapport. Il ne se contente donc pas de noter pour la mémoire, le client a obtenu 30/35 et a donc une bonne mémoire ! Ça va un peu plus loin.

Et comme l’explique une personne dans l’article mentionnée, pour les questions relatives au temps, si elle passe le test aux USA, ces questions seront très importantes alors que si elle le passe dans son pays d’origine, au Kenya, le temps n’est vraiment pas une priorité pour ses habitants et les questions y relatives obtiendront des réponses différentes. Du genre, “Etes-vous toujours à l’heure”, obtiendra un grand OUI aux USA et un “non” au Kenya. Est-ce à dire que cette personne a une double personnalité ???

J’ai également l’exemple d’une personne qui a dû passer un test de personnalité pour entrer dans une école de nutrition, son rêve. Elle a été recalée. Le test fait ressortir qu’elle n’est pas faite pour ces études/ce métier. Mais, comme beaucoup de futurs élèves se sont désistés, elle a finalement été acceptée. Elle a terminé ses trois ans d’études en étant parmi les meilleurs de sa volée, si ce n’est la meilleure (je ne lui ai pas demandé, ça la gêne). Tous ses stages se sont très bien passés et les clients l’ont adorée. Aujourd’hui elle travaille dans le domaine qui lui plaît. Comment le test s’est-il trompé à ce point ? Comme il est indiqué dans l’article, c’est mieux si c’est quelqu’un qui nous connaît très bien qui le complète à notre place.

Pour terminer, je ne suis pas si ouverte aux nouvelles expériences que les résultats semblent indiquer : ne me faites pas manger un truc d’apparence bizarre, je ne suis pas tentée par un saut en parachute ou par une expérience psychédélique. Et je vous rassure, je ne mords pas !

Et pour terminer en musique, je vous propose A-Ha avec Crying in the rain

Vers l’infini et au-delà

C’est en discutant avec une amie que je réalise que quand on va mal, les premières choses que l’on supprime, c’est ce qui nous fait du bien.

Il est 7h20 ce samedi matin. Je sors d’un rêve étrange et mon chien sent que je me réveille. Il me fait comprendre qu’il aimerait manger. Je suis bien au lit, j’y passerais bien la journée. Le chien insiste, je me lève péniblement.

Je nourris les fauves et songe à retourner me coucher. Je sais que c’est une mauvaise idée, je me dirige donc d’un pas las vers mon canapé sur lequel je m’affale. J’avais prévu d’aller courir 5km ce matin mais finalement, demain c’est bien aussi. J’ai zéro énergie. C’est à ce moment que je me souviens de la conversation avec mon amie : “les premières choses que l’on supprime, c’est ce qui nous fait du bien”. Il faudrait donc que je me bouge.

Je me lève à la vitesse d’un escargot et me traîne dans mon appartement le temps de me préparer. Une évidence m’apparaît : je suis incapable d’aller courir 5km. Tant pis, trente minutes c’est déjà bien.

C’est donc sans aucune motivation que je me retrouve dehors, prête à fournir de l’énergie que je n’ai pas. Pour éviter de me concentrer sur ma respiration de vieux phoque asthmatique, j’ai décidé de ne pas opter pour la musique mais de tenter l’écoute d’un podcast. Ça tombe bien, il y a un épisode qui m’intéresse; il traite dans sa première partie d’un livre que je compte acheter et dans la deuxième partie du burnout en entreprise : Love, lust and workplace burnout.

Il est 9h15, ce samedi. J’ai couru mes trente minutes et pas une de plus. Ce n’est de loin pas ma meilleure performance mais j’ai réussi à me battre contre moi-même. Le podcast m’a confirmé qu’il faut que j’achète le livre dont il est question dans l’épisode et je n’ai effectivement pas trop prêté attention à ma respiration. J’ai pris ma douche, je me sens bien. Je vais aller manger quelque chose pour mon petit déjeuner. Et vous savez quoi ? J’ai retrouvé un peu d’énergie…

Et pour terminer en musique, je vous propose Karen O, Trent Reznor & Atticus Ross avec Immigrant Song : https://www.youtube.com/watch?v=bjmWtx-5t5U

 

Cobayes

Mon niveau de patience est proche du néant. Dès qu’on m’adresse la parole, je réfléchis à comment faire taire la personne. On me pose une question sur WhatsApp, Skype ou autre ? Fichez-moi la paix, laissez-moi en compagnie de ma mauvaise humeur. Et tout d’un coup j’ai pensé : “Mais comment vais-je faire demain soir si je ne supporte rien ?” Parce que j’ai mes entretiens psychologiques pour les cours où j’ai une patiente, mais j’ai également des entretiens à côté, avec ma “cobaye” actuelle. Et je réalise que dans ces circonstances, ça change tout.

En effet, lorsque je suis face à mes patientes, mon stress se transforme. Je passe de “je suis nulle”, “je n’y arriverai jamais”, “tout m’énerve” à “comment faire pour aider au mieux cette personne ?” Bien entendu, je suis stressée car je dois me concentrer sur ce que me dit la personne, réfléchir à ce que cela implique, comment orienter la conversation, faire attention à ne pas apporter mes soucis, rester neutre, ressentir de l’empathie et le montrer, penser aux théories apprises et tenter de les mettre en pratique, observer le langage non verbal, etc. Je ressors épuisée de ces entretiens, mais quel pied !

Durant ces quarante-cinq minutes, j’oublie qui je suis. Je suis à l’écoute d’une autre personne qui vient avec ses propres problèmes. Je l’accompagne dans ses réflexions, je lui montre ses divergences lorsqu’il y en a, je l’aide à prendre conscience de ses nombreuses ressources. Ça ne m’empêche pas de douter énormément de moi et pourtant, je constate que mes patientes progressent dans leurs objectifs, je les vois sourire, être fières d’elles. Peut-être que je suis quand même un peu compétente, que j’y arrive gentiment et qu’au final, j’ai trouvé quelque chose qui ne m’énerve pas, loin de là.

Il ne me reste “plus qu’à” oser chercher de nouveaux “cobayes”…

Et pour terminer en musique, je vous propose Sfven avec Paranoid

Quelle est ton odeur ?

Ce samedi j’avais les cours toute la journée. Durant la matinée, nous avons parlé des émotions et des facultés sensorielles. Notre odorat nous apporte beaucoup d’informations de façon inconsciente. Deux anecdotes que j’ai retenues, peut-être parce qu’elles ont été dites en fin de cours et que je commençais enfin à me réveiller.

La première parlait des phéromones. Il faut savoir que les humains y sont insensibles ou du moins il n’a pas été prouvé que les phéromones agissaient sur les humains. Ce qui veut dire que lorsque vous lisez qu’un tel parfum ou déodorant va attirer les personnes du sexe opposé, ce sont des foutaises. En revanche, certaines phéromones (dont je n’ai pas retenu le nom) sont parfois ajoutées à ces parfums aux slogans aguicheurs. Mais il faut savoir que lesdites phéromones ont un effet…sur les cochons. Evitez donc de vous promenez dans une ferme si vous tentez d’aguicher le mâle ou la femelle humaine avec de tels parfums.

La deuxième anecdotes est plus singulière. Lorsque vous serrez la main de quelqu’un, peu de temps après, et de façon totalement inconsciente, vous allez porter votre main à votre nez. Les chercheurs n’ont pas encore identifié ce que l’odeur de l’autre déposée sur notre main nous apporte. Cependant, ils ont noté qu’une majorité de personnes agissaient de la sorte, il doit donc y avoir une explication.

Autre cours intéressant du jour : nous avons étudié les problèmes du sommeil chez les enfants. Super intéressant. Nous avons dû fermer les yeux et imaginer que nous étions au lit. Nous avons alors écouté durant trois minutes les pleurs enregistrés d’une petite fille et nous devions dire si nous estimions qu’il fallait nous lever et aller voir ce qui se passait. L’enseignant nous a donné ensuite quelques explications sur ce que la fille avait et nous avons alors visionné les trois minutes de vidéo où l’on voit pleurer la fillette avec en tête les explications que nous venions de recevoir. Super intéressant. En fait, il s’agit d’un enfant qui s’endort et qui cherche des moyens de se calmer, ce que l’on voit grâce à la vidéo. Si les parents interviennent, l’enfant ne peut pas trouver ce qui lui convient pour s’endormir et pleurera systématiquement.

Entre les cours du matin et ceux de l’après-midi, Patricia avait suggéré que nous mangions au restaurant plutôt que prendre notre pique-nique comme d’habitude. Nous étions quatre et c’était effectivement agréable comme coupure. Nous avons même pris un verre de vin pour fêter l’événement 🍷.

Plus qu’une journée de cours à la fin du mois et c’est la période des révisions avant les examens…

Et pour terminer en musique, je vous propose Morrissey avec I Thought You Were Dead

Procrastination

La procrastination est un sujet qui ressort beaucoup dans ma vie ces jours-ci. En plus, le New York Times publie un article là-dessus (pas sur ma vie, on est d’accord). Il y a une chose que je repoussais depuis plusieurs semaines, voilà qui est réglé aujourd’hui :

Capture d’écran 2019-03-26 à 09.34.11.png

Qu’est-ce qui a changé et m’a donné l’impulsion de passer le cap ? L’article du NYT  justement qui explique que la procrastination est une incapacité à gérer les émotions et humeurs négatives liées à une tâche, telles que l’ennui, l’anxiété, l’insécurité, la frustration, la rancoeur, le manque de confiance en soi, etc. En procrastinant, on gère de manière détournée, des émotions négatives. L’ennui, c’est que la tâche responsable de ces émotions ne va pas disparaître. Que lorsque l’on va enfin y faire face, tout revient à la surface et même de façon amplifiée parce qu’en plus, on culpabilise d’avoir repoussé cette activité.

Alors, qu’est-ce qui m’empêchait de clore définitivement mon compte FB alors que je n’y vais plus depuis quelques semaines ? La peur. De quoi ? De louper quelque chose. Et lorsque je me demande ce que je pourrais bien rater de si important, je ne trouve pas de réponse. L’angoisse suivante qui surgit : “Mais je vais couper les ponts avec certaines personnes !” Il faut que je reconnaisse qu’ils sont déjà coupés depuis longtemps. En effet, à part commenter deux ou trois photos, il n’y a aucun véritable échange. Tout est superficiel. Pour l’angoissée sociale que je suis, c’est parfait. Sauf que je souhaite me sortir de cette phobie entretenue depuis bien trop longtemps. Alors voilà, je supprime mon compte FB. Je sens une pointe d’anxiété mais ce n’est pas grave, je l’accepte, elle va passer.

La prochaine fois que vous procrastinez, rappelez vous que vous tenter de fuir une émotion ou une humeur négative qui ne va pas pour autant disparaître. Elle va vous attendre bien sagement…

Et pour terminer en musique, je vous propose The Soup Dragons avec I’m Free

Thérapie

Voilà, la pratique en psycho a débuté. Nous travaillons par groupe de trois. J’ai commencé par être la patiente.

Ma psy est sympa. Elle va me suivre durant sept séances. Je devais fixer deux objectifs sur lesquels travailler. J’ai donc opté pour ma phobie sociale. Super, je vais enfin affronter mon problème. Sauf que j’avais oublié qu’un psy c’est chiant : une fois qu’elle a creusé pour fixer un but précis, je n’ai plus du tout aimé cet exercice 😂. Mes peurs sont sorties en nombre, je voulais partir et surtout, changer de sujet. Mais bon, elle était chou, elle a bien tenu compte de mes résistances. Il n’empêche que j’ai un téléphone à passer 😰.

Ensuite, c’était à mon tour de suivre une patiente. On commence par faire connaissance : Le but de la première séance est d’établir un lien de confiance et fixer des objectifs précis. Après une entrée en matière d’usage, on passe aux problématiques choisies par ma cliente. Autant son langage verbal que corporel étaient sur la défensive. Et c’est là que l’exercice est difficile mais passionnant : comment contourner ces peurs tout en avançant et en gagnant la confiance de ma patiente ? Evidemment que je me suis trouvée nulle dans l’exercice mais l’observatrice, qui rapporte ensuite ses remarques selon une grille de lecture, m’a assurée que je m’en étais très bien sortie. Ma patiente n’a pas été traumatisée dans l’exercice.

Enfin, j’ai pris le rôle d’observatrice. Et là c’est intéressant de pouvoir observer, justement, autant le psychologue que sa patiente. En effet, j’ai tout loisir d’analyser les efforts de la psy et les résistances de sa cliente. Et des résistances, il y en a. Je suis passée par là il y a un peu plus d’une heure, je connais. Mais les observer sans avoir à les contourner c’est très enrichissant.

Je me réjouis de notre prochaine séance et en même temps, beark, quel stress !

Et pour terminer en musique, je vous propose Bradley Cooper & Lady Gaga avec Shallow. Je suis un peu un retard avec tout le foin lié à cette chanson mais je n’ai vu le film que ce week-end…