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Cassée…

Aujourd’hui une cliente se plaint car vendredi nous sommes fermés : « Oui, la dame qui travaille là le vendredi est actuellement en arrêt pour cause d’accident ». « Mais comme jeudi est férié, vous pourriez venir travailler le vendredi pour compenser ! » J’ai eu une forte envie de lui faire manger ses dents.

Plus tard, une autre cliente se pointe, me salue et attend. Je lui demande alors ce qu’elle souhaite. « Je ne sais pas, on m’a dit de venir vers vous ». « Et comment voulez-vous que je sache ce qu’il vous faut si vous-même n’êtes pas au courant ? » « On m’a dit de vous payer 30.- » « Ah, ok, alors vous venez pour acheter XY. Trente francs s’il vous plaît. » « Je ne les ai pas ». 🤬Elle est revenue deux heures après…avec trois francs !

Mon réveil ne se met plus à l’heure automatiquement. Je ne sais donc jamais quelle heure il est lorsque j’ouvre les yeux. Ce matin il avait une heure d’avance. A présent, juste trente minutes. J’en déduis qu’il a réussi à se remettre à l’heure à un moment donné. Il ne m’est plus d’aucune utilité, il réussit juste à m’agacer. Tout comme ma chasse d’eau que je n’ose plus tirer si je dois partir. Une fois sur trois, elle ne s’arrête pas et je dois taper dessus pour que l’eau arrête de couler. En parlant d’eau, j’ai fermé le robinet qui approvisionne mon lave-vaisselle puisque ce dernier ne chauffe plus, je ne l’utilise plus. Cependant, je ne peux pas débrancher l’électricité car tous les deux jours à peu près, je dois le vidanger : l’eau, qui s’écoule du lavabo, remonte à l’intérieur et j’ai droit à une délicieuse odeur d’égouts dans tout mon appartement.

Je continue à prendre du ventre, bientôt je vais faire concurrence à ma voisine enceinte, qui arrive gentiment à terme.

Vous l’aurez compris, j’ai vécu une journée plutôt morose. Alors j’ai décidé d’en parler ici. Ensuite j’ai relu, modifié 2-3 trucs et j’ai relu à nouveau. A nouveau, une ou deux corrections et j’ai encore relu. A la fin de cette troisième relecture, j’ai réalisé qu’il n’y avait pas de quoi me mettre dans un état de déprime profonde. Mon moral est remonté et pour couronner le tout, j’ai presque passé une bonne nuit. Comme quoi, mettre par écrit ses tracas du quotidien, les relire et imaginer qu’on en parle à plusieurs personnes permet de prendre un peu de recul et voir que le ciel n’est pas si noir. Et si vous ne savez pas où écrire, venez mettre un commentaire et relisez-le plusieurs fois avant de le valider. Et même pas besoin de le publier; si vous constatez que ça vous a déjà aidé, c’est suffisant 😊.

Et pour terminer en musique, je vous propose Moby avec My only love

Un coup de déprime ? C’est normal

Aujourd’hui, fallait pas me chercher parce que j’avais une forte envie de mordre. En fin d’après-midi, c’était l’horreur. J’avais envie de me mettre en boule dans un coin et pleurer. A la place, je me suis installée sur mon tapis de course et j’ai couru. Ça m’a fait un bien fou ! Être angoissé, déprimé, faire de mauvais rêve en cette période est normal.

Des chercheurs se sont intéressés aux conséquences de la mise en quarantaine, déjà imposée dans divers pays par le passé. Ils relatent que juste à la fin de la quarantaine, les habitants montraient une forte anxiété, une grande colère, une fatigue émotionnelle, de l’irritabilité, de la dépression, du stress, un moral en berne, de l’insomnie ou encore souffraient de stress post-traumatic.

Après la quarantaine, beaucoup de personnes continuaient à garder des distances sociales. Bon, dans le cas du COVID-19, c’est de mise et malheureusement, pour beaucoup de personne c’est un concept difficile à comprendre. La Suisse va reprendre gentiment le travail dès lundi pour certains, le 11 mai pour d’autres et le 8 juin pour les derniers et les gens pensent que tout est terminé, que la vie va reprendre comme avant. Ben non, les queues pour aller faire les courses vont continuer et le port du masque à l’extérieur va probablement devenir une obligation. Du moins, dès qu’il y en aura assez pour tout le monde.

Lors des précédentes mises en quarantaine, même une fois le danger écarté, les gens avaient peur des personnes qui toussaient ou éternuaient, continuaient à se laver consciencieusement les mains et évitaient la foule.

Une mise en quarantaine de plus de dix jours augmentait les risques de stress post-traumatique. Un gros stress est la perte financière liée à l’arrêt obligatoire de travail et ce stress peut engendrer de la colère et de l’anxiété jusqu’à plusieurs mois après la reprise.

Afin de diminuer les effets néfastes de la quarantaine, garder cette dernière le plus court possible est une évidence. Donner le plus d’information possible à la population. Il me semble qu’en Suisse nous sommes assez bien lotis. Renforcer le fait que la mise en quarantaine aide les autres à rester en bonne santé, tout particulièrement les personnes vulnérables.  L’altruisme a un effet positif sur le mental.

Malheureusement, le virus qui nous occupe actuellement reste une énigme pour le monde scientifique. Si nous sommes immunisés, combien de temps cette immunité dure-t-elle ? Est-ce que le virus va disparaître avec la chaleur ? Va-t-il revenir en force dès l’automne ? Va-t-on trouver un vaccin efficace ? Il reste beaucoup de questions en suspens.

N’oubliez pas de continuer, dans la mesure du possible, à faire ce qui vous plaît. Cherchez de nouvelles activités qui peuvent vous apporter du bonheur tout en restant chez vous. Et surtout, n’hésitez pas à demander de l’aide à votre médecin si vous vous sentez mal ou à un psychologue si vous en ressentez le besoin. Ça fait du bien ! Et si vous voulez parler, je suis là 😉.

ref. https://doi.org/10.1016/S0140-6736(20)30460-8

Et pour terminer en musique, je vous propose Foals avec Mountain at my gates (vous pouvez changer l’angle de vue de la vidéo en cliquant dessus).

Adieu veaux, vaches, cochons…

Tout a changé, il n’y a quasiment plus personne dans les rues et les magasins sont fermés. Je ne peux plus observer le comportement des gens pour m’adapter, puisque je suis seule dans le train par exemple. Lorsque je suis allée au magasin, je savais que l’on ne pouvait plus y entrer comme d’habitude. J’ai voulu regarder comment faisaient les autres mais ils étaient aussi perdus que moi. Par moments, j’avais envie de pleurer et je ne comprenais pas pourquoi. A présent, je sais. C’est un article de NPR qui m’a donné la réponse.

En fait, comme l’explique un psychologue, c’est comme si nous étions en chute libre, que tout sur quoi nous pouvions nous appuyer s’est effondré. La peur de la mort est très présente puisque chaque jour on peut trouver le nombre de personnes décédées à la suite du Coronavirus mais il y a également la mort au sens plus large, c’est-à-dire la mort de ce que nous avions pris pour acquis. Nous sommes en deuil. Plutôt que rester hébétés dans notre coin, ressentir de la rage, de l’anxiété, ou un sentiment d’impuissance, il faut reconnaître et accepter toutes ces émotions qui nous assaillent. Oui, nous avons perdu quelque chose, ou pire, quelqu’un. Il est important de l’accepter. Dans l’article, plusieurs exemples sont donnés :

La séparation d’avec ses amis, sa famille. On ne se touche plus, on ne se fait plus la bise (ça c’est une bonne chose), on se tient éloignés. Les habitudes ne sont plus ! Fini d’acheter le journal au kiosque sur le chemin du travail, fini le café à l’emporter, fini la pause prise entre collègues. Même à la maison, sommes-nous bien en sécurité ou avons-nous importé le virus ? Et notre gouvernement, est-ce qu’il met notre bien-être en première place ?

Quatre façons d’agir pour faire face à ce deuil nous sont proposées :

1. Communiquer, raconter, parler avec les autres, ne pas tout garder pour soi. Heureusement, il existe le téléphone ou les réseaux sociaux.

2. Méditer. Il existe plusieurs vidéos explicatives sur internet pour ceux qui ne connaissent pas de techniques.

3. Ecrire, créer. Tenez un journal intime ou lancez-vous dans le dessin, le chant, la musique. Peu importe le moyen choisi, il suffit de trouver ce qui vous convient le mieux et qui est accessible.

4. Etre ouvert à la joie. « Rire, c’est bon pour la santé ».

Si vous peinez à sortir du lit, n’avez plus goût à rien, à présent vous savez pourquoi. Cet état est normal. Observez ces émotions qui vous submergent, acceptez-les et alors vous pourrez panser vos blessures.

Et pour terminer en musique, je vous propose Major Lazer feat. Marcus Mumford avec Lay your Head on Me

Je vais bien, tout va bien

Ce matin, en me levant, je me suis fait la réflexion que je me sentais bien. J’étais heureuse. En plus, j’avais super bien dormi, sans réveils intempestifs et pauses pipi. Je sais que ma journée va bien se dérouler puisque je suis remplie d’émotions positives. Une fois au travail, avant de me mettre à étudier, je surfe sur le net et le titre d’un article du NY Times attire mon regard : How to be more optimistic. Nul besoin d’aller lire, j’ai trouvé la solution puisque je me sens bien. En fait, je n’ai pas vécu une bonne année 2019 et j’ai décidé, sans me baser sur quoi que ce soit, que 2020 serait une année positive. Je me lance dans la pensée positive, l’auto-persuasion.

Que les choses soient claires, ce début d’année n’est pas des plus terribles mais je me répète en boucle que je ne dois pas me focaliser sur ces gros petits soucis car de toute façon, 2020 est une année où tout va me réussir : Amour, Gloire et Beauté 😁. Ce qui fait que dès qu’un petit événement positif survient, je l’amplifie. « Tu as vu ce qui t’es arrivé ? C’est trop trop bien ! » Cette petite chose insignifiante finit par occuper une grande place dans mes pensées et ne laisse plus vraiment d’endroit où les pensées négatives peuvent se nourrir. Je note déjà les effets agréables d’une telle pratique. Je me sens un peu plus sûre de moi alors que concrètement, il ne se passe pas grand chose dans mon existence. Pourtant, ma vision change. Je suis plus optimiste, persuadée que je vais commencer à attirer les choses positives. Et si cet état de béatitude naïve disparaissait ? Il faut quand même que je lise l’article du NY Times car mon cours sur la pensée positive n’a lieu qu’en septembre prochain. Il faut que je m’assure de continuer ma route sur ce chemin parsemé de jolie fleurs et de chants d’oiseaux.

Dans l’article, on apprend qu’il faut visualiser sa vie de rêve dans dix ans et, une fois par semaine sur les deux mois qui suivent, passer entre 6-8 minutes à écrire sur cette vie rêvée. Choisir un seul sujet à chaque fois : la santé, la carrière, la vie familiale,..

En fait, on imaginerait toujours le pire pour ne pas être déçu quand quelque chose de négatif se produit. Or, il est rare que le pire arrive et on se remet en général assez vite d’événements négatifs. Donc pourquoi ne pas imaginer le meilleur et être heureux quand quelque chose de positif nous arrive ?

Finalement, selon Martin Seligman, il faut toujours mettre les choses en perspective et contre argumenter nos pensées négatives. Cela aurait un effet bénéfique sur nos émotions.

Je vais continuer à penser que 2020 est une année parfaite et me réjouir des petits plaisirs qui surgissent sur mon chemin…

Et pour terminer en musique, je vous propose Liam Gallagher avec Meadow

Renforcement

Il m’arrive un truc incroyable. Je peine à me motiver pour à peu près tout, sauf pour mon jogging. Lorsque j’ai réalisé cela, j’ai cherché à comprendre pourquoi, malgré mon envie de rester vautrée sur mon canapé toute la journée, j’arrivais à me lever, chausser mes baskets et sortir courir alors que je montrais une incapacité totale à me préparer un bon petit plat pour mon repas et me contentais de manger à la va-vite, pour ne citer qu’un exemple parmi tant d’autres.

Les premiers temps où je courrais, je rentrais épuisée, avec une forte envie d’aller dormir mais fière de moi parce que j’avais réussi à surmonter ma fainéantise. Les mois ont passé et à présent, je suis toujours fière de moi mais en plus, je ressens un bien-être à mon retour. Les douleurs qui m’accompagnent en permanence à cause du stress disparaissent durant quelques heures, mes pensées négatives se reposent, je suis bien. J’ai donc décidé de cultiver cet état-là.

A chaque retour de jogging, durant les 5-10 minutes qu’il me faut pour arrêter de transpirer non-stop, je prends le temps de me concentrer sur mon état : je me sens bien, je suis fière de moi. Je crée un automatisme : jogging -> bien-être, fierté. J’ai décidé d’appliquer cette méthode à mes études.

Je bosse très peu pour mes cours et ça ne m’empêche pas de réussir. Mais comme on me rappelle régulièrement que j’ai une excellente mémoire, je trouve dommage de la négliger comme je le fais. C’est pourquoi j’ai décidé de travailler régulièrement en me disant que je stresserai nettement moins, voire pas du tout, une fois le temps des examens arrivé. Voilà trois semaines que je m’y suis mise et même si parfois je peine à me motiver, je me rappelle qu’une fois mon objectif du jour atteint, je me sentirai bien et serai fière de moi et que tout ce que je fais aujourd’hui ne sera pas à faire demain. Et là encore, dès que mon travail est terminé, je crée mon automatisme: bosser les cours -> bien-être, fierté. Jusqu’à présent ça fonctionne bien. Du coup, j’ai rajouté une nouvelle tâche : le ménage.

Là, j’ai mis la barre très haut car s’il y a bien une chose que je déteste, c’est le ménage. Vous pouvez me mettre vingt mille produits de nettoyage devant les yeux, aucun ne m’attirera. Le ménage c’est une punition. Mon objectif est de me mettre aux tâches ménagères deux à trois fois par semaine durant une demie-heure à chaque séance. Et toujours avec la même rengaine une fois la tâche accomplie : me féliciter, admirer le travail et la propreté. Ménage -> bien-être, fierté.

Cela fait 9,5 mois que cela fonctionne pour le jogging. Je débute ma quatrième semaine de travail pour mes cours et la deuxième pour le ménage. Pourvu que ça dure même si j’avoue avoir très peur de ne pas tenir pour le ménage et me lasser pour les cours. C’est pourquoi je prends vraiment le temps de me féliciter en prenant le soin de ressentir cette joie et ce bien-être face au devoir accompli. C’est quand même idiot de suivre des études de psychologie et ne pas appliquer ce que j’apprends sur moi…

Et pour terminer en musique, je vous propose R3hab et Zayn avec Flames

Habitudes et émotions

J’ai déjà parlé des émotions et des habitudes mais là je suis tombée sur un article du Time qui aborde le sujet sous un autre angle.

D’habitude on parle de répéter une activité au moins durant huit semaines afin de créer une habitude, histoire que les neurones du cerveau fassent un réseau renforcé pour favoriser l’envie de pratiquer cette nouvelle activité. Pour rendre les choses encore plus facile, on dit en général de la coupler à quelque chose qui nous fait du bien : je vais à la salle de sport trois fois par semaine et le samedi je m’offre un petit cadeau (un bon plat, une sortie entre amis, etc.). L’auteur de l’article, et accessoirement d’un livre sur le sujet, indique que les habitudes peuvent se créer bien plus facilement et surtout plus vite.

Alors bien entendu, décider que dès lundi je me mets à la boxe deux fois par semaine, la gymnastique une fois par semaine, au jogging trois jours et à la peinture le dernier jour, ça fait beaucoup. Il y a peu de chance que je tienne ce rythme sur le long terme. Même si je pars avec plein de bonnes volontés. L’objectif est bien trop grand, je vais vite me décourager. Une chose qui ne change pas, fixer un objectif réalisable !

On l’aura compris, envisager de grimper l’Everest dans deux mois est à proscrire si vous n’avez aucune préparation. Visez dans un premier temps une marche de deux ou trois heures à la montagne, vous transpirerez bien assez. Cependant, avoir un objectif ambitieux ne pose aucun problème. Il suffit de le décomposer en plus petits objectifs qui vont permettre d’atteindre le Graal sur le long terme. « Je veux courir 100 km par semaine » va devenir : dix kilomètres durant quelques semaines puis quinze, puis vingt, etc. Toutefois, ce n’est pas parce que l’objectif est alors plus petit qu’il va être facile de s’y tenir.

Et c’est là que BJ Fogg arrive avec sa solution miracle. Il faut tout de suite se féliciter. Pas à la fin de la semaine, non, mais juste après avoir accompli ce que l’on souhaite introduire comme habitude dans notre vie. Il propose plusieurs façon de procéder : se tapoter l’épaule, se féliciter mentalement, faire un grand sourire, taper dans les mains en signe de contentement, imaginer une foule qui vous acclame ou des feux d’artifice qui célébrent l’évènement. Quoi qu’il en soit, il faut vivre pleinement cette réussite et non faire semblant. Les émotions créent les habitudes. Lier une activité à une émotion positive va vous motiver à continuer.

J’ai toujours détesté le sport et j’ai déjà tenté de me mettre au jogging par le passé mais sans succès. Je me suis souvent demandé pourquoi cette fois-ci j’ai persisté et que je n’y vois aucune contrainte. Je réalise que lors de ma première sortie avec une copine, très courte et à un rythme très lent, j’étais hyper fière de moi et contente d’avoir réussi. La deuxième fois, j’étais seule, je n’ai pas augmenté la cadence et j’étais toujours aussi fière de moi : deux fois sans flancher et en plus je suis allée courir toute seule ! Je ne vous explique pas l’extase ressentie lorsque j’ai tenu vingt minutes de course sans m’arrêter ! A présent je comprends pourquoi j’aime tant courir. A chaque fois que je termine mon jogging j’ai un grand sourire sur mon visage et je me rends compte que je me sens bien (je renforce donc de façon positive cette habitude). Même si j’ai le visage écarlate et que parfois mes jambes me font mal, je reste positive et fière de moi…

Et pour terminer en musique, je vous propose Eskobar feat. Emma Daumas avec You Got Me

Tiens, je stresse un peu…

L’idée du jour je suis allée la prendre .

Le stress, qu’est-ce qu’il représente pour moi ? Une tension permanente dans mon dos, parfois des migraines, des maux d’estomac et un sommeil chaotique. Ça c’est pour le côté négatif. Parce qu’il existe un côté positif au stress et chez moi il me pousse à me documenter sans cesse pour ne pas être trop perdue face à mes cobayes, à bosser un minimum mes cours pour ne pas rendre une page blanche lors des examens. Et quand je dis que c’est un stress positif c’est que les informations rentrent dans mon cerveau assez vite et y restent ! Si le côté négatif prend le dessus, ce qui arrive parfois, mon niveau de concentration est proche de zéro et je ne retiens rien de ce que je tente d’apprendre. Pire, je mélange tout. Suis-je en accord avec ce que raconte le Guardian ?

Dans l’article, on lit qu’il existe deux facettes au stress et que la positive est liée à l’adrénaline ce qui va nous pousser à nous améliorer. Bon, plus bas, une mentor dans les relations de travail indique que sortir de sa zone de confort nous améliore. Heu…ça peut affoler la balance du stress négatif donc je ne suis pas sûre que juste conseiller aux gens de sortir de leur zone de confort soit très positif. La dame rajoute que des situations qui n’engendrent aucun risque fatal comme se présenter à un entretien pour un job ou parler en public est vivement encouragé pour booster notre stress positif. Bof.

Je déteste parler en public et pourtant, j’ai testé la chose de nombreuses fois. J’ai même tenté le théâtre ! Il y a bien une dose de stress positif, je vais tout faire pour ne pas me vautrer en public, mais il y a tellement de stress négatif à côté que je ne suis pas sûre que cela en vaille la peine. Mais évidemment que ce n’est pas si noir ou blanc. Mon exemple est simplement tiré de la remarque de la dame et comme elle, je n’ai pas nuancé mes propos. Parce que dans l’article il est bien précisé qu’il ne faut pas non plus croire que le bon stress domine toujours. Et là, un psychologue ? (je sais pas ce si un « lecturer in psychology » est un psy)  intervient et propose de modifier la détresse ressentie en quelque chose d’agréable en recadrant la situation et tenter d’y voir un défi positif. Et là on entre dans la gestion des émotions (j’ai adoré mes cours sur le sujet) : focaliser son attention sur le côté positif des événements, fuir des situations stressantes, se spécialiser dans la méditation, etc.

On ne le répètera jamais assez, le stress négatif est mauvais pour la santé : les gens tombent facilement malades. L’article mentionne une étude effectuée sur des femmes extrêmement stressées et il ressort que ces dernières ont leur ADN qui montre des signes de vieillissement d’au moins dix ans de plus que leur âge (et moi qui me trouvais déjà vieille, voilà que je viens de prendre dix ans de plus ! ⚰️).

Il faut apprendre à accepter ses émotions, positives comme négatives, prendre le temps de les observer comme la méditation en pleine conscience le conseille, ceci permet déjà de se calmer un peu, de ne plus lutter en permanence.

Comme pour tout, nous ne sommes pas tous égaux fasse au stress : notre environnement compte, notre ADN, ce qui s’est produit alors que nous n’étions encore qu’un foetus ou encore notre histoire de vie. Un des intervenants de l’article conclut : « Sans défi, l’ennui arrive. Une vie avec zéro stress n’est pas une vie digne d’être vécue ».

Et pour terminer en musique, je vous propose moi qui chante sous la douche Duffy avec Mercy

 

Média sociaux et bien-être

Avec les cours qui ont repris, les devoirs suivent, hélas. Pour les statistiques, avec ma binôme, nous allons travailler sur le lien entre les média sociaux et le bien-être. Du coup, il faut lire plein d’articles pour préparer notre dossier. C’est un sujet qui m’intéresse et pourtant, j’ai tellement de peine à me lancer dans la lecture de ces pages. Pour me motiver, j’ai décidé de vous en parler.

J’ai débuté par un texte qui démontre les bienfaits de Facebook sur la santé ! Quand je pense que j’ai annulé ce truc, je suis complètement à côté de la plaque 😆. En gros, si vous vous sentez seul, vous allez consommer beaucoup d’histoires de vos amis sur le site et vous allez cliquer, aimer et commenter ces histoires. Alors, un ami avec qui vous n’avez pas eu de contacts depuis longtemps, va réagir à ce commentaire et vous aurez donc un lien social. De même, vous pouvez noter sur votre page à quel point vous vous sentez seul, et un ami va intervenir et là encore, un nouveau lien social se crée. Bienvenue dans le monde des bisounours. Ah, j’ai oublié de préciser que deux des auteurs de ce merveilleux article…travaillent chez FB !

Un autre papier dont je n’ai pas encore terminé la lecture (dix pages, c’est trop long), me semble un peu plus sérieux. On peut lire que les gens espèrent que les réseaux sociaux diminuent les effets des événements négatifs de leur existence, ce qui n’est pas le cas. Les émotions ne s’améliorent pas, ce qui peut mener alors vers la dépression. Il faut savoir gérer ses émotions en allant sur internet afin d’éviter une utilisation addictive aux conséquences néfastes. En effet, un usage non contrôlé engendre des émotions négatives qui diminuent le bien-être psychologique et impactent l’environnement familial, professionnel, scolaire.

Un autre point négatif des réseaux sociaux, c’est l’effet de réciprocité. Plus on interagit, plus les gens vont nous répondre et alors, nous nous sentons obligés de réagir à ces réponses. Ce qui peut vite prendre beaucoup de place dans la vie aux dépends d’activités du quotidien.

Il y a également le sentiment d’efficacité qui est touché avec le milieu informatique. Tous ces réseaux sociaux évoluent régulièrement et une personne peut vite se sentir dépassée; Elle doit demander de l’aide pour s’en sortir. Ce qui au départ devait aider les gens à interagir entre eux, peut finir par miner le moral quand la technologie devient trop compliquée : demander de l’aide pour savoir faire fonctionner correctement une application, diminuerait le sentiment d’efficacité de soi et donc augmente les émotions négatives.

Est-ce que le sujet vous intéresse autant qu’à moi ? Je vais continuer mes lectures; il me reste cinq pages à lire (sur les dix) et quatre autres articles avant de rédiger mon devoir…

Et pour terminer en musique, je vous propose Bernard Lavilliers avec Catherine Ringer avec Idées noires. Cette chanson ne vieillit pas. Et c’est pas le groupe Eiffel qui joue ?

 

Big Five

L’idée de mon sujet du jour est venue lorsque j’ai lu un article sur le site NPR qui traitait du test de personnalité Big Five. J’ai étudié un peu ce test lors de mon cours de psychologie différentielle et j’ai survolé un autre test de personnalité, le NEO-PI3 lors de mon cours de psychométrie. Dans les deux cours, les profs ont insisté sur le fait que faire passer ces tests, ça s’apprend. Tendre la feuille au patient et le regarder répondre c’est une chose, mais interpréter les résultats en est une autre.

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Comme vous pouvez le voir ci-dessus, voici mes résultats au Big Five (le lien du test est donné sur l’article NPR). J’ai passé ce test en vitesse, en me focalisant pour chaque genre de questions sur UN truc extrême, histoire d’avoir une idée de ce que cela pouvait donner. Mais tout en répondant aux diverses questions, j’ai vérifié que j’étais consistante dans mes réponses. Parce qu’une question apparaît généralement plusieurs fois, formulée de façon différente. J’ai ri quand j’ai vu qui je suis « vraiment ». Il est clair que si je me présente pour un poste et que ce genre de résultat apparaît, jamais je ne trouverai de nouvelle place. Mais je sais comment sont créés ces tests, et je sais donc comment obtenir des scores qui plairont à un futur employeur. Si je reprends mon cas, je suis très consciencieuse dans mon travail, c’est toujours ressorti comme point positif par mes divers chefs. Hors, si l’on se contente de regarder le graphique ci-dessus, je suis limite désorganisée. En fait, j’ai donc répondu « tout à fait » aux questions qui me demandaient si j’étais bordélique. Ce qui est vrai, chez moi. De même, pour le côté désagréable, je déteste le service à la clientèle, ce que je fais actuellement. Donc oui, j’ai répondu que les gens me cassaient les pieds. De plus, je suis extrêmement nerveuse. Par comparaison, ma collègue ne l’est pas. Il ressort que je devrais avoir peur des clients et des situations inhabituelles au travail. Ce n’est absolument pas le cas, je n’ai pas peur de dire « non » et j’aime prendre des responsabilités. L’exact contraire de ma collègue.

Voilà pourquoi il faut faire attention avec les tests. Comme nous l’expliquait un prof, parfois des clients peinent à répondre à des questions lors des tests de QI. Ils n’obtiennent pas de point à ces questions mais le psychologue va discuter ensuite avec lesdits clients pour savoir ce qui les a bloqués. La réponse donnée va entrer dans le rapport d’évaluation. Tout n’est pas noir ou blanc. Et malheureusement, de nombreuses personnes non formées font passer des tests et se contentent de la cotation finale pour les résultats. Le prof qui fait passer des QI explique qu’il lui faut environ 2h pour évaluer les résultats et rédiger son rapport. Il ne se contente donc pas de noter pour la mémoire, le client a obtenu 30/35 et a donc une bonne mémoire ! Ça va un peu plus loin.

Et comme l’explique une personne dans l’article mentionnée, pour les questions relatives au temps, si elle passe le test aux USA, ces questions seront très importantes alors que si elle le passe dans son pays d’origine, au Kenya, le temps n’est vraiment pas une priorité pour ses habitants et les questions y relatives obtiendront des réponses différentes. Du genre, « Etes-vous toujours à l’heure », obtiendra un grand OUI aux USA et un « non » au Kenya. Est-ce à dire que cette personne a une double personnalité ???

J’ai également l’exemple d’une personne qui a dû passer un test de personnalité pour entrer dans une école de nutrition, son rêve. Elle a été recalée. Le test fait ressortir qu’elle n’est pas faite pour ces études/ce métier. Mais, comme beaucoup de futurs élèves se sont désistés, elle a finalement été acceptée. Elle a terminé ses trois ans d’études en étant parmi les meilleurs de sa volée, si ce n’est la meilleure (je ne lui ai pas demandé, ça la gêne). Tous ses stages se sont très bien passés et les clients l’ont adorée. Aujourd’hui elle travaille dans le domaine qui lui plaît. Comment le test s’est-il trompé à ce point ? Comme il est indiqué dans l’article, c’est mieux si c’est quelqu’un qui nous connaît très bien qui le complète à notre place.

Pour terminer, je ne suis pas si ouverte aux nouvelles expériences que les résultats semblent indiquer : ne me faites pas manger un truc d’apparence bizarre, je ne suis pas tentée par un saut en parachute ou par une expérience psychédélique. Et je vous rassure, je ne mords pas !

Et pour terminer en musique, je vous propose A-Ha avec Crying in the rain

Vers l’infini et au-delà

C’est en discutant avec une amie que je réalise que quand on va mal, les premières choses que l’on supprime, c’est ce qui nous fait du bien.

Il est 7h20 ce samedi matin. Je sors d’un rêve étrange et mon chien sent que je me réveille. Il me fait comprendre qu’il aimerait manger. Je suis bien au lit, j’y passerais bien la journée. Le chien insiste, je me lève péniblement.

Je nourris les fauves et songe à retourner me coucher. Je sais que c’est une mauvaise idée, je me dirige donc d’un pas las vers mon canapé sur lequel je m’affale. J’avais prévu d’aller courir 5km ce matin mais finalement, demain c’est bien aussi. J’ai zéro énergie. C’est à ce moment que je me souviens de la conversation avec mon amie : « les premières choses que l’on supprime, c’est ce qui nous fait du bien ». Il faudrait donc que je me bouge.

Je me lève à la vitesse d’un escargot et me traîne dans mon appartement le temps de me préparer. Une évidence m’apparaît : je suis incapable d’aller courir 5km. Tant pis, trente minutes c’est déjà bien.

C’est donc sans aucune motivation que je me retrouve dehors, prête à fournir de l’énergie que je n’ai pas. Pour éviter de me concentrer sur ma respiration de vieux phoque asthmatique, j’ai décidé de ne pas opter pour la musique mais de tenter l’écoute d’un podcast. Ça tombe bien, il y a un épisode qui m’intéresse; il traite dans sa première partie d’un livre que je compte acheter et dans la deuxième partie du burnout en entreprise : Love, lust and workplace burnout.

Il est 9h15, ce samedi. J’ai couru mes trente minutes et pas une de plus. Ce n’est de loin pas ma meilleure performance mais j’ai réussi à me battre contre moi-même. Le podcast m’a confirmé qu’il faut que j’achète le livre dont il est question dans l’épisode et je n’ai effectivement pas trop prêté attention à ma respiration. J’ai pris ma douche, je me sens bien. Je vais aller manger quelque chose pour mon petit déjeuner. Et vous savez quoi ? J’ai retrouvé un peu d’énergie…

Et pour terminer en musique, je vous propose Karen O, Trent Reznor & Atticus Ross avec Immigrant Song : https://www.youtube.com/watch?v=bjmWtx-5t5U