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Introversion

J’ai lu un article dans Time sur l’introversion et il me plaît bien. D’une part, parce que je suis une introvertie, et d’autre part, parce qu’il en dit du bien ! En plus d’écrire que les introvertis sont des gens parfaits, qu’explique-t-il 😇 ?

Les personnes introverties savent écouter les gens ! Même si, évidemment, j’ai tendance à dire que c’est vrai, il ne faut pas oublier qu’ils aiment aussi parler d’eux. Ou alors, ils utilisent un blog…

Ils pensent avant de parler. Ma soeur me reprochait de ne pas beaucoup parler quand on était avec du monde. Si je n’ai rien à dire de pertinent, pourquoi me forcer à raconter n’importe quoi ? Et comme me répétait ma maman, ma soeur explose tout de suite alors que moi, je prends mon temps, j’ajuste ma flèche, et quand je parle, je vise le coeur et ça fait mal. Bon, cet exemple n’est pas flatteur mais il confirme que l’introverti réfléchi avant de parler.

Ils sont observateurs. Je ne compte plus le nombre de fois où je devine ce qui se passe avant tout le monde. Je sais très vite quand quelqu’un va mal, même si cette personne se donne un mal fou pour le cacher. Bon, ok, il m’arrive aussi parfois d’être complètement aveugle !

Ils ont des amis de qualité. Vrai.

“They make loving romantic partners” Je ne sais pas comment traduire ça… “Ils font des partenaires amoureux” me dit Gougueule. Pas terrible comme traduction. Je ne peux pas demander confirmation à mon homme quand à cette assertion…faut d’abord que je fasse sa connaissance. On en reparle d’ici la fin de l’année ?

Ils créent des réseaux efficaces. Je pense que c’est lié aux caractéristiques ci-dessus.

Ils sont des chefs compatissants. J’ai été responsable d’une équipe par le passé, je ne pense pas mentir en disant que j’étais certainement une vraie peau de vache. J’espère avoir changé. Mais au rythme où ma vie professionnelle évolue, je suis bientôt laveuse de carreaux.

Et pour terminer en musique, je vous propose Dreamers avec Wolves (You got me)

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Ennuie-toi, c’est pour ton bien

Comme je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, mes journées de travail sont interminables. Je m’ennuie ferme. Et pourtant, le Time m’informe que c’est une bonne chose. En effet, il faut accueillir avec bienveillance l’ennui dû à une sorte de panne de connexion neuronale. Pour pallier ce problème, le cerveau va devenir créatif pour obtenir une stimulation neuronale satisfaisante. Or, le grand problème de l’humain actuel, c’est que l’on ne s’autorise plus à s’ennuyer. On saute sur la télé, le téléphone, internet, etc. Du coup, le cerveau n’a plus le temps pour faire travailler sa créativité.

Si je me prends pour exemple, aujourd’hui je suis partie dans mes nombreuses pensées, j’ai surfé sur internet, j’ai avancé dans le devoir que je dois rendre dimanche, je tape ce message. Tout ça alors qu’en fait je devrais ne rien faire, et laisser mon regard dans le vide en attendant… En attendant quoi ? En attendant que mon cerveau puisse combler ce vide avec une idée lumineuse. Comme j’opère quelques changements dans ma façon de voir les choses, dans mon existence, j’en conclu que je commence à réussir à m’ennuyer correctement. Voilà ce dans quoi je devrais me spécialiser : apprendre aux gens à s’ennuyer de façon efficiente 😄.

Et pour terminer en musique, je vous propose The Unlikely Candidates avec Oh, my dear Lord

Clutter ou gros bordel

J’ai lu un article du NY Times sur le désordre chez soi : The Unbearable Heaviness of Clutter. On y apprend qu’un chez soi désordonné peut être source de stress.

Je suis une grosse bordélique et je ne supporte pas de voir mon appartement sens dessus-dessous. Pourtant, je suis incapable de le garder propre. D’après l’article, la procrastination serait la cause principale de ce grand bronx. Je suis la reine de la procrastination. Cependant, dans l’étude qui se penche sur cette manie de ne rien ranger, il y a une question qui traite du paiement des factures : “Je paie mes factures dans les temps”. Or, il se trouve que je n’ai jamais de rappel car je paie toujours dans les temps. En revanche, ma paperasserie s’amoncelle sur mon bureau puisque, comme rapporté dans l’article, “cela prend du temps de trier les papiers importants”. J’ai pourtant réglé une partie de ce problème en demandant à recevoir mes avis par e-mail à chaque fois que l’option m’est proposée. Là, en deux clics c’est classé. Pourtant, vu l’état de zone de conflit qui règne sur mon bureau, je reçois encore bien trop de paperasse.

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Je ne peux absolument rien jeter, on est d’accord ?

En continuant ma lecture, j’apprends que plus on prend de l’âge, plus la frustration s’intensifie face au désordre. De plus, ce dernier peut induire la production de cortisol, l’hormone du stress. Il y a tout de même quelque chose d’indiqué que je perçois comme une bonne nouvelle : il faut que ce soit quelqu’un d’autre qui effectue le rangement. En effet, il y a un phénomène d’attachement qui s’amplifie dès que l’on touche un objet. Ramasser quelque chose que l’on pense jeter, active cet attachement et se débarrasser de l’objet en question devient plus difficile. Qui veut venir faire le ménage chez moi ?

Il y a un article aujourd’hui sur le rangement dans le Nouvel Observateur

Et pour terminer en musique je vous propose INXS avec Lately

La psychologie du travail

Révisons ensemble pour mes examens voulez-vous ?

Alors, en psychologie des organisations et du travail nous étudions plusieurs angles.

  • Négociation & conflits : beaucoup d’employés ont un comportement pro-social à savoir aider ses collègues sans que personne ne lui demande quoi que ce soit, aller aux repas d’entreprise, accepter d’avoir une chaise inconfortable plutôt que faire des histoires, venir travailler même avec 40° de fièvre. L’entreprise adore ces employés qui font plus que ce qui est attendu et pour pas un rond. Donc on observe ce qui influence l’apparition de tels comportements. Dans un autre genre, on regarde pourquoi il y a des conflits et le genre de conflits. Ça peut être dû à un accès limité à des ressources ou de mauvaises perceptions. Bref, on apprend à identifier les genres de conflits qui surviennent sur une place de travail et donc à les atténuer. Ce qui nous amène vers les dilemmes et les négociations et qui dit négociation dit aussi médiation.
  • L’attitude au travail : qu’est-ce qui influence notre attitude, qu’est-ce qui fait qu’on est satisfait au travail et si on ne l’est pas, quelles en sont les conséquences ? On parle de la discrimination et de la condition de la femme au travail.
  • Qui dit travail dit stress. Qu’est-ce que le stress, pourquoi apparaît-il et quelles sont les conséquences ? Quels sont les stresseurs que l’on rencontre sur la place de travail ? Le burnout, c’est quoi ?
  • On étudie l’influence, le pouvoir et la persuasion chez un leader ou quiconque dans la société. Quels sont les genres de pouvoirs que l’on rencontre dans l’entreprise ainsi que les tactiques politiques qui peuvent régner dans différents services.
  • Le leadership. Quels genres de leader trouve-t-on et quel est le meilleur en fonction de la tâche ou de la situation, à savoir qu’un chef autoritaire n’est pas forcément négatif.
  • Prises de décision et performance. Comment sont prises les décisions et quels sont les biais qui interviennent ? Comment obtenir le meilleur des employés en terme de performance lorsqu’ils travaillent en groupe ? Comment les tâches influencent-elles notre performance et quelles sont ces différentes tâches ? Comment maximiser la dimension positive d’un conflit ?
  • La motivation. Qu’est-ce que la motivation ? Il existe différentes théories qui nous guident vers la fixation de buts mais pas n’importe lesquels. Fixer des buts peut avoir un effet négatif donc il y a plusieurs paramètres à prendre en compte et pour qu’il soit motivé, il faut analyser les attentes de l’employé.

Cela fait beaucoup de théories à apprendre mais je trouve ça passionnant. Autant vous dire que je regarde mon job sous un autre angle à présent…

Et pour terminer en musique je vous propose de bouger un peu avec Shaka Ponk et Faking Love

Dans le monde réel

Oui je tarde un peu dans mes interventions sur ce blog. Non pas que je sois débordée mais je suis épuisée. J’étudie ce semestre, dans les très grandes lignes, le burnout, le harcèlement et le mobbing. Le cours est plutôt succinct. Cependant, j’ai la chance de côtoyer ces jours une psychologue spécialiste dans ces domaines et je peux donc la bombarder de questions. De plus, elle m’a invitée à assister aux formations qu’elle donne sur ces sujets et j’ai également pu voir une victime de harcèlement témoigner de ce qu’elle a dû subir durant des années. Autant vous dire que tout ça me remue passablement.

Lors du témoignage de la victime, il y avait beaucoup de monde et surtout beaucoup de larmes. J’ai très vite senti que j’allais être moi-même débordée par les émotions mais je me suis souvenue de conseils reçus et j’ai pu reprendre le contrôle. Ce qui m’a permis de pouvoir observer les différentes réactions sans être envahie par tout plein de pensées parasites. Une fois que je me suis retrouvée seule sur le quai de la gare en attendant mon train, la tension retombée, paf j’ai encaissé le choc. J’étais patraque toute la soirée, le temps de digérer tout ça. J’en ai parlé ensuite avec la psy qui m’a confié avoir également passé une soirée un peu remuée. Elle m’a donné une autre technique pour pouvoir rester concentrée sur les dires des patients, tout en contenant mes propres émotions. Très intéressant tout ça.

Grâce à mes différentes conversations avec cette psychologue, je note de légers progrès dans ma conduite d’entretiens. J’ai moins peur de ne pas savoir quoi dire, je me laisse guider par le flot. Si vous avez un petit problème qui vous tracasse, j’ai besoin de cobayes alors faites-moi signe 😉.

Et pour terminer en musique je vous propose d’écouter Maurane dont je viens d’apprendre le décès qui chante ici avec Lara Fabian Tu es mon autre.

Brainstorming

On se met autour d’une table, chacun balance ses idées que l’on peut ensuite reprendre et moduler à son goût et voilà une bonne séance de brainstorming…ou pas. Autant dire que j’ai toujours détesté ces séances où il faut trouver des idées/solutions. Une grosse perte de temps, et la science me donne raison.

Mais pourquoi fait-on ses séances à la con ? Parce que plus on est de fous plus on rit c’est “prouvé” que si on se retrouve à plusieurs autour d’une table pour trouver des idées trop géniales, non seulement on va avancer plus vite mais en plus, les idées seront bien plus brillantes. Donc les entreprises adorent le brainstorming. Ah la joie de ces réunions sans fin entre grands cerveaux qui vont permettre à la boîte d’avancer. (Vous sentez à quel point je n’aime pas ?).

Alors la science a prouvé qu’en fait, le brainstorming n’est absolument pas productif et que tout au plus, il peut être utile pour la cohésion du groupe ou aider des gens à se sentir bien. Car ce que les chercheurs ont trouvé de positif c’est que les personnes qui ressortent de ces séances se sentent sûres d’elles car elles ont apporté plein d’idées pour le bien de leur compagnie, de leur équipe. Elles sentent bien leur appartenance à une équipe. Voilà, c’est tout !

Pourquoi le brainstorming n’est pas productif ? Parce que les groupes ne profitent pas du surplus de ressources à disposition (Taylor, Berry and Block, 1958). Quand on a une idée en tête, on ne va entendre que ce qui va dans notre sens et si on possède des renseignements qui peuvent valider l’idée d’un autre qui ne correspond pas à ce que l’on souhaite, on va se taire.

Parce que les groupes ne génèrent pas plus d’idées que des individus seuls dans leur coin (Diehl and Stroebe, 1990). Comme quoi, si on doit chercher des idées, on est tout à fait performant dans notre petit bureau, seul devant son écran d’ordinateur. Pas besoin de se taper deux heures de séances soporifique.

Le comble ? On aurait même de bien meilleures idées seul qu’en groupe ! (Diehl & Strobe, 1987).

J’en viendrais presque à regretter de ne plus avoir ce genre de réunion car alors j’aurais pu m’y rendre et faire remarquer aux organisateurs que l’idée d’un brainstorming était ridicule car il est scientifiquement prouvé que ça ne fonctionne pas. En plus de casser les pieds à mon chef, je me serais senti bien puisqu’apporter des idées en groupe donne une impression subjective que notre performance est bien plus élevée que la réalité (Paulhus et al, 1993).

Et pour terminer en musique je vous propose un vieux truc de Starsailor All the Plans

QCM, questions dichotomiques, Echelles de Likert…

Ce semestre j’ai étudié comment les tests étaient créés. Je ne parle pas des tests que l’on retrouve dans les magazines et qui n’ont aucune valeur scientifique. Non, je vous parle des vrais tests qui mesurent réellement quelque chose tels les tests d’intelligence ou ceux de la personnalité par exemple.

Tout d’abord, il faut établir ce que l’on souhaite mesurer/déterminer. Partons du fait que l’on veut mesurer le QI. Quelqu’un qui aura des difficultés à certaines questions du test,  (et pas forcément un mauvais résultat global) permettra à l’examinateur de poser l’hypothèse que cette personne présente certains problèmes cognitifs dans tel ou tel domaine (en gros, hein, on est d’accord). Les questions doivent donc mesurer différents domaines cognitifs et sont sélectionnées avec soin. Le nombre de question a son importance. Une trop petite quantité risque de ne pas représenter correctement ce que l’on souhaite. Plus il y a de questions, moindre est le risque de passer à côté du domaine mesuré. Il faut savoir que certaines personnes vont vouloir faire plaisir à l’examinateur d’autres seront de mauvaises foi par exemple.  Un grand nombre de questions permet de contourner le premier problème et de faire ressortir le deuxième.

Une fois les questions sélectionnées, elles seront alors testées auprès d’un échantillon de personnes qui doit représenter la population visée. Si c’est pour tester le QI d’enfants de quinze ans, on visera ce public et l’on testera des enfants qui, à priori, ne présente aucune lacune particulière. Les résultats sont ensuite analysés. Les questions trop simples seront supprimées. Parfois certaines sont conservées afin de mettre en confiance les participants. Les plus difficiles sont également supprimées pour la majorité (il faut bien en garder quelques unes pour différencier les participants au QI supérieur de la normale). Ce sont bien sûr des calculs qui vont déterminer la facilité/difficulté des questions (l’indice de puissance p-index). Un autre indice de calcul va déterminer les questions à garder (le d-index). Parmi celles conservées jusque là, il faut regarder celles qui différencient bien les individus. Il peut arriver que les meilleurs participants ratent une question bien réussie généralement par les moins bons. Cet indice nous permet de repérer de telles questions et de les éliminer.

S’il reste un nombre conséquents d’items, le test est prêt (bon, ok, pas tout à fait mais je m’arrête là dans les détails). S’il ne reste pas assez de questions, il est impossible de juste en rajouter quelques unes sans autre. Un nouvel échantillon de participants sera alors choisi et passera la batterie de test (les anciennes questions gardées avec les nouvelles) et le tri sera à nouveau opéré.

Tous les tests présents sur le marché ne suivent malheureusement pas une telle rigueur. Le cours que j’ai suivi m’apprend à repérer ceux qui sont réellement valides. J’ai appris (enfin…il faut que je bosse un minimum avant les examens pour ça) à chercher les informations pertinentes pour savoir si le test a une valeur scientifique. De plus, il faut savoir interpréter les résultats. Balancer juste un chiffre en fonction des scores obtenus ne vaut rien. Pourquoi telle personne a tel score ? Quelles sont les questions qui lui posent le plus de difficulté (ou facilité) et que se cache-t-il derrière de telles questions ?

Selon notre prof, un bon professionnel qui a des années d’expérience va mettre environ deux heures pour analyser les résultats d’un test de QI (test qui prend des mois voire des années à être mis sur pieds)…

Et pour terminer en musique, une chanson que j’aime beaucoup, It’s a beautiful world de Noel Gallagher’s High Flying Birds.