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Etre soi

“Lorsque vivent en moi la liberté et la force d’être une personne distincte et différente, alors je peux m’autoriser à comprendre et à accepter l’autre bien plus profondément, parce que je n’ai plus peur de me perdre moi-même”.

Je vous laisse méditer la phrase de Carl Rogers issue de L’Approche centrée sur la personne.

Et pour terminer en musique j’ai choisi un bien vieux “tube” Ci sarà de Al Bano et Romina Power. Ce 45tour a beaucoup tourné chez moi, je l’avoue sans honte !

Dressage

Comme j’étudie, entre autres, le behaviorisme ce semestre, j’ai décidé de tester cette approche sur mon chien. Mon petit crétin à quatre pattes aboie comme un fou sur le balcon à chaque fois qu’il voit un chat. Et il les sent de loin : à tout moment il s’excite dans le salon et fonce sur le balcon pour…aboyer.

Comme cet estomac sur pattes est au régime, j’ai diminué sa ration de croquettes le matin afin de pouvoir le récompenser avec des friandises pour renforcer le comportement souhaité. J’ai placé le paquet de bonbons près du balcon pour les avoir sous la main rapidement. Le comportement souhaité doit être immédiatement renforcé sans quoi c’est sans effet. Donc je laisse mon fauve courir dehors et je l’observe. La première fois, je suis sortie également et lui ai dit « chut ». Il m’a regardée, s’est tu au moins deux secondes, et j’ai profité de ces deux secondes pour le féliciter et lui proposer un bonbon. Une fois le bonbon englouti, il a cherché du regard le chat…et a aboyé. J’ai répété « chut », il m’a à nouveau observée et je l’ai félicité encore une fois avec à la clé, une friandise. Au bout d’un moment, j’ai fermé le balcon !

Le lendemain, nouvel essai. Le chien court pour aller hurler…et hésite. Depuis mon canapé je le félicite. Du coup il rentre et espère un bonbon, que je lui donne. L’exercice sera répété plusieurs fois.

Le troisième jour, il court toujours sur le balcon, mais reste silencieux. Je ne lui donne plus un bonbon systématiquement. Il ne sait donc pas quand il sera récompensé pour sa bonne tenue. Le but étant bien entendu qu’il garde un bon comportement sans recevoir de bonbon.

Le soir en allant promener, nous avons croisé des chats (j’habite à la campagne je le rappelle). A mon grand étonnement, Wally n’a rien dit. Ça fonctionne même à l’extérieur ! Prochaine étape, ne plus hurler quand on croise d’autres chiens. Il faut que je prépare la réserve de friandises à emporter…

C’est tout simple, en général on connaît ce système, on oublie juste qu’il faut bien récompenser systématiquement au début afin que l’animal comprenne ce que l’on attend de lui. Et ça fonctionne aussi sur les humains… « Oui, c’est bien, continue, bravo ! ».

Et pour terminer en musique je vous propose le meilleur groupe de l’Univers. J’ai nommé Muse avec son nouveau titre Dig Down

Psychanalysons un peu

C’est difficile pour moi de vous parler de psychanalyse en fonction de ce que j’apprends car, suivant les lectures imposées, je me suis quand même demandé si ce n’était pas un gag et qu’en fait nous étions les sujets d’une expérience. J’ai retenu deux ou trois choses qui semblent intéressantes.

Désolée pour les amoureux de la psychanalyse mais ce que je retiens surtout c’est que Freud est un obsédé car il ne pense qu’au cul. Il parle de cinq stades de la découverte de la sexualité chez les enfants. Déjà là j’ai de la peine. Le stade oral (3-18 mois) : le plaisir est lié à la succion du sein maternel. La bouche est alors l’organe le plus sexualisé. Le stade anal (18 mois-4 ans) : le plaisir est lié à la maîtrise sphinctérienne. Donner c’est se maîtriser et l’on “offre” ses matières fécales 💩. Le meilleur est quand même le stade phallique (4-6 ans) où le garçon a une peur inconsciente de l’interdit de l’inceste avec la mère alors que la fille réalise qu’elle n’a pas de pénis (et se sent donc inférieure) et à peur de l’interdit de l’inceste avec le père 🤢.

On y parle évidemment du complexe d’Oedipe : la petite fille désire inconsciemment une relation incestueuse avec son père tandis que le garçon désire sa mère. Si l’enfant reste fixé à cet attachement oedipien, il ne peut grandir. Il va éliminer le parent du même sexe qui est l’obstacle à sa passion -> découverte de l’identité sexuelle car le garçon rivalise avec son père, accède à sa masculinité et éprouve la peur de la castration.

Selon Freud, ce sont les traumatismes sexuels infantiles qui engendrent la formation de symptômes.

Voilà pour la partie qui me hérisse les cheveux. Pour la suite, si on ôte tout lien à la sexualité, ça me semble plus digeste. On continue ?

Il y aurait en nous une partie inconsciente où aucune barrière morale n’existe. Ces pulsions inconscientes tentent de monter vers la conscience, le moi, qui elle a des pensées objectives et des relations sociales. Entre deux se trouve le surmoi qui correspond en gros à la morale héritée de nos parents, de nos modèles lorsque nous étions enfant et de l’idéal vers lequel on tend. Pour reprendre le paragraphe du dessus, les névroses sont un conflit entre les pulsions sexuelles et celles du moi. L’énergie sexuelle se retourne contre le moi.

La psychanalyse porte une très grande attention aux rêves des patients car dans ces rêves, la censure n’intervient pas autant. L’inconscient parle avec force mais parfois de façon détournée (vilaine censure). C’est donc le rôle du psychanalyste d’interpréter les rêves et les associations libres effectuées par le patient. Il analyse également les lapsus, les actes manqués, les oublis.

On parle de transfert lorsque le patient reproduit sur le psy des comportements qu’il a eu enfant avec ses parents. Il revit ses émotions passées pour les dépasser.

Adler et Jung s’écartent de Freud car ils estiment que ce dernier accorde trop d’importance à la sexualité. Pour Adler, ce qui fait l’individu est son hérédité, son milieu et son éducation. La névrose porte sur la notion de relations interpersonnelles et non sur le complexe d’Oedipe. Jung parle de la personnalité qui est composée d’un inconscient personnel (histoire personnelle et refoulements des expériences infantiles) et d’un inconscient collectif (héritage de l’humanité). Cet inconscient collectif a une valeur émotionnelle aussi importante que les émotions infantiles. Plus un être subit les archétypes (l’inconscience collective), moins sa personnalité peut s’épanouir.

Lorsqu’un patient a refoulé un traumatisme, lui signaler ledit traumatisme ne sert à rien. Le patient doit pouvoir retrouver dans sa conscience des traces de ce traumatisme pour supprimer le refoulement. Une pulsion peut se manifester par substitut, comme l’angoisse par exemple. Tout ce qui est refoulé apparaît alors sous forme d’angoisse. Elle peut se manifester sous forme de phobie. Vous avez peur des araignées ? En fait il s’agit d’un substitut à votre refoulement premier et grâce à vos associations d’idées, le psy va trouver la source réelle de votre phobie.

La dépression en psychanalyse est liée au travail de deuil : décès, séparation. La forme aggravée de la dépression, la mélancolie, vient d’un deuil mal fait ou d’une personne dont les agissements ont été vécus par le patient comme une agression. Le chagrin s’accompagne d’un sentiment inconscient de haine. Cette haine se retourne contre le patient lui-même.

Je ne sais pas si ce que j’ai écrit est compréhensible. J’ai encore du travail devant moi…

Sources : Richard, M. (1994). Les courants de la psychologie. Lyon : Editions Chronique Sociale / Freud, S. (1986) L’inconscient. In Métapsychologie (J. Laplanche & J.-B. Pontalis, trads., pp.65-123). Paris : Gallimard (Edition originale, 1915).

Et pour terminer en musique je vous propose Daniel Balavoine avec Si je suis fou

D’où vient la dépression ?

Ce mois-ci aux cours nous avons étudié la dépression sous l’angle de la psychanalyse et celui des techniques congitivo-comportementales (TCC). Il y a des choses intéressantes dans les deux camps.

Je n’ai jamais caché le fait que je n’aime pas la psychanalyse. On nous a fait lire des textes de Freud totalement incompréhensibles. La poudre qu’il consommait devait être de la bonne ! (oui, il a consommé de la cocaïne). Le stade oral où la sexualité du bébé est entièrement située dans la bouche et téter est le nirvana, heu, voilà quoi… Que tout soit lié au cul me laisse pantoise. Vous vous ruez sur la bouffe c’est pour combler des pulsions qui remontent à l’enfance et comme vous ne pouvez pas aller téter votre mère, vous compensez avec la nourriture 😳. Devoir étudier ça m’agace profondément. Mais…

Tout n’est pas à jeter. La psychanalyse cherche à améliorer/transformer la personnalité du patient puisque ce dernier ne va pas très bien. S’il y a dépression, c’est que les conflits refoulés durant l’enfance ont été réactivés et la partie consciente de l’individu ne sait pas comment les gérer car elle ne les comprend pas. D’où les symptômes. L’inconscient va parler, dans les rêves, dans les associations d’idées. C’est pourquoi il faut faire parler le patient et tirer des conclusions entre les divers liens des sujets qu’il aborde et analyser ses rêves. Le patient n’est pas capable de percevoir ces liens puisqu’il s’agit de sujets qu’il tente désespérément de refouler.

Les TCC cherchent à supprimer les symptômes. Nous sommes dans l’ici et le maintenant. Aujourd’hui je vais mal donc qu’est-ce qui peut bien me perturber à ce point en ce moment. Martin Seligman parle d’impuissance acquise. Des rats placés dans une cage reçoivent des décharges électriques. Rapidement ils se résignent à souffrir. Ils sont ensuite transférés dans une nouvelle cage où il y a la possibilité de supprimer ces décharges. Or, les rats habitués à l’ancienne cage, ne réagissent pas et ne tentent rien. Une personne dépressive agit plus ou moins de la sorte. Par le passé, un événement X était désagréable donc tous les événements qui s’en approchent doivent être désagréables… Nous parlons aussi de biais dans les attributions. Quelqu’un qui a tendance à faire des attributions internes, stables et globales sera plus susceptible de sombrer dans la dépression (ou il y est déjà). Le but de la thérapie est d’apprendre à percevoir les choses correctement et donc supprimer ces biais.

Une attribution interne : “Anne-Laure ne m’a pas saluée aujourd’hui dans le bus. Je lui fais honte et elle préfère m’ignorer. De toute façon je suis nulle, je le sais”. Ce jour-là Anne-Laure n’avait tout simplement pas ses lunettes; rien à voir avec la patiente… Une attribution externe aurait été plutôt du genre “Tiens, Anne-Laure ne m’a pas saluée dans le bus aujourd’hui. Elle semblait songeuse. Je me demande ce qui lui arrive…”.

Attribution stable : Cette semaine ma collègue n’est pas là et je dois absolument être à l’heure (je dépends des transports publics et ce n’est pas tous les jours évidents). De plus, deux jours dans la semaine la femme de ménage vient nettoyer le bureau avant l’ouverture. Cette semaine, le train a été en retard tous les matins avec des retards plus marqués les deux jours où la femme de ménage attend derrière la porte. Il y a quelques années une telle situation m’aurait anéantie : “C’est toujours quand j’ai besoin d’être à l’heure que ce pu%##* de train est en retard”. Une personne dans cette optique oublie que le train est parfois en retard quand elle n’est pas pressée et qu’il est souvent à l’heure quand elle l’est. Sa vision est donc déformée et rend la vie un peu plus difficile. Et moi ? J’ai trouvé cette coïncidence très drôle car ça faisait au moins trois semaines que le train était à l’heure. C’est tout. Et pour la petite histoire, il a été en retard tous les soirs de cette semaine également…

Attribution globale : “Ils me font tous ch… Au boulot mon chef est toujours sur mon dos et Carlos est un sale intriguant qui me casse les pieds. Pis quand je rentre le soir, j’ai mon mari qui se plaint constamment de son boulot et mes enfants sont pénibles. Heureusement, le lundi soir je vais à mon club de pétanque mais là aussi, Amélie devient pénible. Il n’y a jamais rien qui lui convient. C’est comme à la réunion des parents d’élèves; la prof principale de mon fils lui reproche plein de choses à ses élèves et nous fait la morale…”. C’est fou, où qu’elle aille, cette personne doit traiter avec des gens pénibles. Pas juste au travail, non, à la maison, dans ses loisirs et même aux réunions où elle n’est pas sensée se sentir visée. Une attribution spécifique sera de se focaliser sur un seul endroit par exemple et donner une signification au reste. Le chef a peut-être des problèmes privés et son stress déteint au travail, Carlos est en plein divorce, le mari est dans une entreprise menacée de faillite, les enfants…sont des enfants et ils ressentent le stress de leurs parents etc… Il faut apprendre à recadrer ses pensées.

Je m’arrête là pour aujourd’hui.

Et pour terminer en musique je vous propose Kasabian avec leur nouveau titre Comeback Kid

En plein développement

En première année de mes cours, j’avais étudié la psychologie du développement. Dire que j’avais bien aimé est un euphémisme. C’est à ce moment que je me suis dit que je souhaitais travailler avec des enfants et des adolescents. Si je trouve un généreux donateur, c’est en psychologie du développement que j’aimerais faire un Master (je n’ai pas les moyens, je vais devoir m’arrêter au Bachelor 😥). Ce semestre nous étudions la psychologie de l’éducation et ce mois, nous sommes à fond dans l’étude de Vygotski (psychologue russe) et sa théorie de Zone proximale de développement. Nous avions vaguement vu la chose en première année et c’est donc avec un grand plaisir que je découvre le sujet plus en détail. Mais qu’est-ce que cette théorie ? Elle explique que c’est l’étape où un enfant peut effectuer une tâche avec l’aide d’un adulte mais qu’il serait incapable de l’accomplir tout seul. Et l’on remarque que dans cette étape il y a plusieurs phases que Jerome Bruner (psychologue américain) a discutées. Pour ce faire, il a créé une tâche pour des enfants de 3, 4 et 5 ans; ces derniers doivent fabriquer une sorte de pyramide avec diverses pièces qui s’emboîtent les unes dans les autres. Ils savent reconnaître une pyramide correcte d’une qui serait construite n’importe comment. Ils comprennent donc le but à atteindre.

Les enfants de 3 ans ont besoin de l’aide de l’adulte du départ jusqu’à la fin. D’une part parce qu’ils préfèrent jouer avec les pièces. Monter l’édifice ne les attire pas plus que ça. L’adulte doit donc les motiver en permanence. D’autre part parce que dès qu’ils arrivent à emboîter deux pièces particulières, ils se contentent de faire de même avec les autres. Ils ne cherchent pas à bâtir quoi que ce soit. L’adulte doit non seulement les stimuler mais en plus leur montrer la marche à suivre. Leur donner des instructions orales ne produit aucun effet.

Les enfants de 4 ans n’ont plus besoin d’aide visuelle. L’adulte n’a plus besoin de leur montrer comment emboîter les pièces, les enfants le découvrent par eux-mêmes. En revanche, l’adulte va les guider oralement pour leur expliquer comment monter l’édifice.

Les enfants de 5 ans se contentent de demander à l’adulte s’ils font juste. Ils ont juste besoin d’approbation. Dès 6 ans, un adulte n’est plus nécessaire.

Nous voyons donc qu’à 3 ans, un enfant entre dans une nouvelle étape. Il comprend le but mais n’est pas encore capable de l’atteindre tout seul malgré ses compétences actuelles. A 4 ans, l’enfant n’a plus besoin d’être stimulé mais requiert malgré tout encore un peu d’aide orale pour certains stades de la construction. A 5 ans, l’enfant est proche du développement. Il est capable de s’en sortir tout seul même s’il a encore besoin d’approbation. L’enfant de 6 ans a atteint un nouveau pallier dans son développement.

J’adore observer les enfants et leurs diverses réactions. Hier, un garçon d’environ 10 ans voulait lancer le ballon à sa petite soeur qui n’a pas encore 2 ans. La petite tendait les bras mais n’attrapait rien. Très vite, elle est partie jouer ailleurs. Il n’y avait personne pour la stimuler et lui montrer ce qu’elle devait faire. Elle a compris le but mais n’est pas capable de l’atteindre. Elle se trouve dans la zone proximale de développement…

Et pour terminer en musique je vous propose du Depeche Mode. Il y avait cette semaine sur une chaine anglaise une soirée dédiée au groupe. A question of time me fait à chaque fois replonger dans ma chambre d’adolescente. Jusqu’à il y a peu, j’étais envahie de sentiments nostalgiques et à présent je ressens une joie à l’écoute de cette chanson.

Fais comme ci, fais comme ça !

J’ai oublié de poster quelque chose la semaine dernière. Il faut dire aussi que je suis assez débordée ces temps (et accessoirement fatiguée).  Je fais donc une courte apparition aujourd’hui.

Je ne vais malheureusement pas vous parler de psychologie clinique, du moins pas pour l’instant. Le cours est basé exclusivement sur la psychanalyse et ça, ça ne m’intéresse absolument pas. Apprendre que tous les problèmes psychologiques sont liés à la mère, que tout est anal, complexe oedipien, etc… Tellement réducteur. Apparemment les psychanalystes en sont encore à prétendre que l’autisme est lié à un mauvais traitement infligé par la mère alors qu’il est scientifiquement prouvé qu’il s’agit généralement d’un problème neurologique qui apparaît au cours du développement avant la naissance et durant les premières années de vie. (Je vous laisse chercher pour les références, on en trouve plein). Entendre parler de “Moi” ou “surmoi” me hérisse le poil. Bref, pour l’instant, ce cours me déplaît profondément.

En éducation, nous étudions durant ce mois le courant béhavioriste. Il est intéressant de constater que de vieilles théories/techniques développées par le psychologue B.F. Skinner à la fin des années cinquante sont encore utilisées dans le cadre scolaire. Oh, pas tout, on a quand même bien évolué depuis, mais certaines bases font encore leur preuve aujourd’hui. Nous étudions donc les différentes techniques préconisées alors pour modifier le comportement de tout être humain. Encourager un comportement adapté ou supprimer un qui serait inadapté. “Bravo mon fils” quand celui-ci ramène une bonne note. Il faut toujours agir dès que le comportement a lieu et non après coup, ce qui anéantit tout effet. Et il faut agir sur le bon comportement. Vous appelez votre enfant pour qu’il rentre à la maison. Mais il s’en fiche, il joue avec ses copains. Quand il rentre enfin, vous lui hurlez dessus. Tout faux ! Le comportement adapté a enfin lieu (l’enfant rentre) même s’il a mis du temps. Il faudrait donc le féliciter d’avoir répondu à votre appel. Lui, ce qu’il constate, c’est qu’il rentre enfin et qu’il se fait gronder…On est d’accord, c’est un sale garnement. On peut par exemple lui dire avant qu’il ne sorte que s’il rentre dans les temps, il pourra prendre une double ration de dessert. Vous pouvez également le punir. Malheureusement, la punition a des effets moins persistants. Il obéira deux ou trois fois puis il rentrera à nouveau en retard… On apprend aussi que les petites attentions c’est bien mais que le but ultime c’est de parvenir à faire en sorte qu’une personne agisse elle-même sur son comportement :  Je fais mes devoirs et je regarde la télé ensuite. Comme ça j’aurai une super bonne note et je serai tellement fière…

Et pour terminer en musique je vous propose Amber Run (découvert hier) avec Fickle Game qui me plaît bien.

J’étudie Freud…ou pas…

Bon un nouveau semestre a débuté avec de nouveaux cours. Je vais donc étudier la psychologie clinique et la psychologie de l’éducation.

En psychologie clinique nous allons apprendre à différencier les différents courants  que sont la psychanalyse, la thérapie systémique, les TCC (cognitivo-comportementales) et la thérapie humaniste (ou rodgérienne). Pour l’instant je ne peux pas vous en dire grand chose si ce n’est que j’ai un à priori très négatif sur la psychanalyse. Pour moi la psychanalyse c’est Freud dont je ne pense pas le plus grand bien. Je ne demande qu’à être persuadée qu’il y a du positif dans ce courant. Les TCC je les associe au behaviorisme où on apprend au patient à modifier son comportement face à un stimulus (pour simplifier, imaginez le chien de Pavlov. Il entend la sonnette (stimulus) et il salive (réponse) en pensant que la nourriture arrive). Aucun avis sur le courant humaniste et je ne peux rien dire de mal sur la systémique puisque la psychothérapeute qui m’a suivie venait de ce courant.

En psychologie de l’éducation, on nous dit que nous allons apprendre à apprendre. Pourquoi pas… Nous allons étudier les différents courants que sont le behaviorisme, le constructivisme, la cognition et le socio-constructivisme du point de vue de l’apprentissage et de l’enseignement. Il faut savoir qu’actuellement les enseignements sont plutôt axés sur le socio-constructivisme même si le behaviorisme reste très présent.

Le behaviorisme consiste essentiellement à être stimulé afin d’établir des automatismes. Par exemple, l’élève apprend les prépositions dans une langue donnée et l’enseignant montre la photo d’un chien. L’élève doit répondre “je parle au chien”, puis la photo d’une fille, “je parle à la fille”, etc… A chaque bonne réponse, l’enseignant va féliciter l’élève. Le constructivisme est centré sur l’apprenant (on ne parle plus d’élèves de nos jours). C’est ce dernier qui est maître de son apprentissage. L’enseignant est “juste” là pour le guider et lui transmettre les ressources nécessaires. La cognition va fournir des techniques d’apprentissage et faire prendre conscience à l’apprenant des mécanismes de mémorisation qui se mettent en place dans sa tête. Quand on essaie de retenir quelque chose de façon mnémotechnique par exemple, c’est la cognition qui entre alors en jeu. Le courant socio-constructiviste est centré sur l’apprenant qui est responsable de son apprentissage et sur les relations sociales qu’il entreprend avec son entourage puisqu’on part du principe que l’on apprend beaucoup des échanges que nous avons avec d’autres personnes. C’est pourquoi les travaux de groupes remportent un grand succès auprès des enseignants. Nettement moins du côté des étudiants 😉.

Voilà pour aujourd’hui. Je devrais pouvoir vous en dire plus d’ici trois semaines, le temps pour moi de lire tous les nouveaux documents fournis par les enseignants et surtout les comprendre !

Et pour terminer en musique, je vous propose Elbow avec Magnificent. Chanson qui passe régulièrement sur la radio que j’écoute au boulot et qui souvent retient mon attention.