Archives

Journal n°7 d’une joggeuse débutante

Lundi, 12h20, 16°. Deuxième jour de déluge. J’ai surveillé la météo qui annonçait une légère éclaircie durant 1h voire 1h30. Je suis donc allée courir durant cette courte accalmie. Il pleuvinait, ça allait. J’ai décidé de tester la nouvelle étape de mon entraînement. 800m de marche pour se chauffer puis courir rapidement six fois 400 mètres avec 400 mètres à la vitesse d’un escargot entre chaque course. Mon problème, je suis incapable de courir sur place donc j’ai opté pour la marche rapide. Cependant, je marche trop vite. L’essentiel, c’est que j’ai réussi à reprendre mon souffle. Quant aux parties où il fallait courir, au lieu de courir 6,5 minutes par kilomètre, j’avais tendance à être à 5,5 min/km. Je m’essoufflais vite. Mais j’ai tenu la cadence. Et la fin se fait en marchant pour ne pas s’arrêter d’un coup, marche que j’ai effectuée sous la pluie qui était de retour. 6,24km en 51min53.

Mercredi, 19h, 22°. Je me suis badigeonnée d’huile essentielle avant de partir, histoire de tenter de me détendre et respirer mieux. C’est la première fois que je ne me suis pas pris la tête avec ma respiration en courant. Miracle ! Tout s’est bien passé. J’ai refait l’entraînement et cette fois-ci, j’ai couru tout le long, même à la vitesse d’un escargot. Non stop durant 50 minutes durant lesquelles j’ai parcouru 5,7 km. Mon record sans marcher. Je suis trop contente. Je commençais à croire que l’objectif que je m’étais fixé, à savoir, courir 5km après 8 semaines d’entraînement, serait difficilement atteignable. Ben voilà, c’est fait. Mon programme est prévu pour que je réussisse à la fin des huit semaines au plus tôt, à courir 5km en 35 minutes. J’en suis encore loin mais je continue à progresser et c’est super motivant.

Dimanche, 8h35, 15,6°. Les nuages recouvrent le ciel, je pars avant que le soleil ne réapparaisse. Je suis vannée, je me lance dans le programme en me disant que je n’irai probablement pas jusqu’au bout mais qu’il faut absolument que je coures un peu pour chasser le stress. Les examens sont terminés pour ce semestre, je peux respirer à nouveau. Au final, j’ai couru un poil plus vite que mercredi. Tout s’est bien passé, je suis contente.

Et pour terminer en musique, je vous propose Half Alive avec Runaway

Publicités

Journal n°6 d’une joggeuse débutante

Lundi, 18h. Les nuages cachent le soleil. Va-t-il pleuvoir ou non ? Est-ce que j’attends 20h comme prévu pour aller courir ou j’y vais avant la pluie ? 18h15, je me lance. Je me dis que s’il se met à pleuvoir, ça me rafraîchira. Il n’a pas plu, il a fait très lourd. J’ai souffert au niveau de la respiration mais j’ai tenu mes 30 minutes (mais pas une minute de plus, j’ai marché ensuite) et j’ai amélioré mon temps alors que j’étais persuadée de courir plus lentement que d’habitude pour justement réussir à tenir sous cette chaleur.

Jeudi, 10h. Je me suis couchée à 2h30 (Caribana) et réveillée à 6h. Pas une grande nuit. J’ai donc eu de la peine à me motiver à aller courir mais tout s’est bien passé. Il fait un temps nuageux, 15,3°, parfait. J’ai quand même l’impression que c’est toujours difficile alors que je devrais m’habituer. Mais je réalise que si c’est toujours difficile, c’est simplement parce que je cours un peu plus vite et que mon trajet s’allonge gentiment. J’arrête à présent le chronomètre juste à 30 minutes, je ne le laisse plus tourner pour les cinq minutes de marche après la course. Je sais donc qu’aujourd’hui j’ai couru 3,76 km contre 3,53 km lundi.

Samedi, 8h15. En plus de mes noeuds dans le dos, je dois compter sur des vertiges et de la tachycardie. C’est trop sympa. Gérer tout ce stress devient difficile et courir doit me faire du bien. Alors ? Mes poumons ont crié jusqu’à la grande descente de mon parcours, peu avant 2km. Ensuite j’ai eu mal au genou, puis à l’aine, puis…. sauf au dos. Mes noeuds se calment durant ma course. Au moins quelque chose de positif. A part ça, rien de particulier. Il m’a fallu 13s de plus que jeudi pour la même distance.

Et pour terminer en musique, je vous propose Kaiser Chiefs avec Record Collection. Je vous conseille vivement de regarder le clip en entier.

Journal n°5 d’une joggeuse débutante

Cinquième semaine d’entraînement. Mon but étant de réussir après 8 semaines d’entrainement à courir durant 5 km sans m’arrêter. Et on dit aussi qu’il faut 8 semaines pour instaurer une nouvelle habitude donc j’espère vraiment continuer à courir régulièrement ensuite.

Mardi. J’ai couru, à mon rythme, durant 30 minutes sans difficulté ! J’ai même fait un sprint la dernière minute. Je suis trop contente !!!! Je progresse, c’est incroyable. Moi qui étais persuadée de ne jamais réussir à courir plus de cinq minutes car aucun souffle. J’ai le souvenir d’avoir couru pour attraper mon train (coucou Cara 😊) et d’être encore légèrement essoufflée une demie heure plus tard. Alors que là, d’une part, mes poumons ne « hurlent » pas et d’autre part, après un quart d’heure j’ai l’impression que mon rythme cardiaque est à nouveau normal. On verra jeudi si ça se passe aussi bien car il fera nettement plus chaud.

Jeudi. Faut que je me fasse une raison, courir le matin est plus compliqué : il me faut dix bonnes minutes jusqu’à ce que le plomb qui se trouve dans mes chaussures s’en aille, que mes muscles arrêtent de crier à chaque pas et que ma respiration trouve un rythme acceptable. Ensuite ça va. Mais au final, j’ai quand même couru durant 30 minutes sans m’arrêter même si un peu plus lentement. Comme je ne cherche pas à battre des records, tout va bien.

Samedi. De loin, pas mon meilleur jour. Trop mangé le soir d’avant, un poil trop bu également, troisième jour que je me lève avec la migraine et aujourd’hui j’ai le rhume des foins. Ça fait quelques années que je ne l’ai plus, sauf 2-3 jours durant la saison. Courir a donc été très très très difficile ce matin. En plus il fait déjà 18° à 9h. J’ai bien sué, merci, je vais me doucher. Je ne passe pas au programme suivant, je vais continuer comme ça encore un peu, surtout que les grosses chaleurs arrivent.

Et pour terminer en musique, je vous propose The S.L.P. feat. Little Simz avec Favourites.

Journal n°4 d’une joggeuse débutante

Lundi. Je n’avais qu’une envie à la fin de ma journée de travail, rentrer et aller dormir. Donc…je suis allée courir. Ça m’a fait du bien. Cette semaine, le programme consiste à courir quasiment sur place durant dix minutes, accélérer durant les dix minutes suivantes et courir d’un bon pas les dix dernières minutes. Courir « sur place » ça ne me convient pas. J’ai eu très vite mal aux mollets, aux cuisses et aux fesses et pour couronner le tout, j’étais incapable de respirer normalement. Durant ces dix minutes, je n’ai cessé de me demander comment j’allais faire pour courir durant tout l’entraînement. Puis j’ai accéléré et tout était oublié. Mais voilà, lorsque j’ai commencé à courir d’un bon pas, j’ai réalisé que cela faisait plus de vingt minutes que je courrais. Un recors. Et j’ai paniqué 🙄. « Mon coeur va-t-il tenir la cadence ? Est-ce que je ne risque pas de faire une crise cardiaque ? » J’ai dû ralentir le pas pour calmer l’affolement de mon cerveau qui commençait à me dire que partir dans les pommes serait une bonne option. Quand je dis que je suis une grande angoissée, je ne mens pas ! Au final, sur les dix dernières minutes, j’ai couru de façon fractionnée. La prochaine fois je devrais m’en sortir puisque j’ai pu constater que mon coeur a tenu le coup. Cependant, je pense que je vais débuter par une marche d’un bon pas, histoire de mieux gérer ma respiration au départ.

Mercredi. Je n’ai pas marché au début contrairement à ce que je pensais faire. J’ai eu de bonnes courbatures mardi et j’ai pensé qu’en fait, ça me faisait travailler des muscles que je néglige d’habitude. Cette fois-ci, j’ai réussi à courir quasiment non stop. J’ai pris mon parcours dans le sens inverse pour éviter de terminer par la montée. Sur le trajet, il y a une grande pente à mi-parcours. En prenant le chemin par l’autre bout, la descente devient…une grande montée, que j’ai terminée en marchant car je m’épuisais et je voulais réussir à courir les dix dernières minutes. Pour éviter tout malaise, d’autant plus qu’il faisait beau et chaud et que je ne supporte pas la chaleur, j’ai emporté une bouteille d’eau. Ca m’a rassurée et je n’ai pas rencontré de problème particulier. Je m’améliore 😊.

Vendredi. J’ai repris mon parcours dans le sens habituel pour éviter la longue montée en débutant par une nouvelle boucle. Mon trajet s’étend à présent sur 4 km. J’ai toujours de la peine dans les dix dernières minutes. Je n’arrive plus à respirer normalement et je m’essouffle vite, ce qui fait que je suis obligée de marcher un moment pour réussir à remplir correctement mes poumons. Comme j’ai déjà effectué mon entraînement trois fois cette semaine, dimanche j’irai courir 30 minutes mais selon mon rythme.

Les tableaux représentent les minutes par kilomètre. Après la demie heure, je marche à peu près 5 minutes.

Dimanche. J’ai couru à mon rythme et j’ai tenu les 30 minutes ! A la 25e, j’ai regardé le chronomètre. Idem à la 28,5 et la 29,5e minute. Mais j’ai tenu ! Je ne vais pas passer au programme suivant pour cette semaine. Parce que l’entraînement suivant va durer 1h alors je préfère maîtriser déjà les 30 minutes à mon rythme, en espérant qu’à la fin de la semaine j’aurai un peu accéléré la cadence.

Incroyable, cela fait un mois que je vais courir régulièrement. Si on m’avait dit qu’un jour je prendrais du plaisir à faire du sport 😂.

Et pour terminer en musique, je vous propose Woodkid avec Run Boy Run. Oh, que j’ai écouté l’album dont est tiré cet extrait lors de sa sortie !

Journal n°3 d’une joggeuse débutante

Mardi, en rentrant du travail, j’étais d’humeur morose. Pas d’énergie, envie de taper tout le monde et me vautrer sur mon canapé à pleurer sur ma vie sans intérêt. Il y avait toujours la bise, encore plus forte que ce week-end. Pas de motivation pour aller courir. Et pourtant, je me suis dit que ça me serait sans doute bien plus profitable que de me lamenter dans mon salon. Alors je me suis préparée et je suis sortie. Le programme de cette semaine me fait courir durant treize minutes à différentes vitesses. J’étais super contente d’y parvenir. L’avantage avec la bise, c’est qu’il ne fait pas chaud. Le désavantage, quand on lui fait face, c’est difficile à avancer ! Je n’ai donc pas totalement respecté la cadence suggérée mais je me suis quand même fait plaisir. Bien mieux qu’une soirée complète sur mon canapé !

Jeudi, je n’ai quasiment rien fait de ma journée au boulot et en plus, je n’avais personne avec qui papoter. Me bouger un peu en rentrant ne pouvait que me faire du bien. La bise est enfin tombée, il fait beau et chaud. Je me suis trompée en lançant le programme d’entraînement. Je ne m’en suis rendu compte qu’après cinq minutes, quand la voix, différente de l’habituelle, m’a dit que j’avançais à la vitesse d’un hippopotame. Ça m’a bien fait rire, mais j’ai quand même dû redémarrer le bon programme, ce qui a décalé mon parcours. Je termine par deux minutes de course et quand la voix m’annonce que c’est terminé, j’arrive au début d’une bonne pente. Cette fois-ci, j’ai effectué les deux minutes de course dans la montée. Je n’en pouvais plus et pourtant j’ai tenté de garder le rythme. Une fois la descente qui suit, amorcée en marchant, j’ai commencé à me sentir mal. Et du coup, panique. C’est franchement fatigant d’être moi parfois. J’ai serré les poings, histoire de faire circuler mon sang est c’est passé. Si je me trompe à nouveau dans mon programme, je saurai qu’il faut que je change de trajet pour éviter de terminer par la montée.

Samedi matin, à 9h30, je suis partie courir, super motivée. Je constate que débuter au ralenti, c’est épuisant. J’ai l’impression d’avoir du plomb dans les jambes et d’être incapable de respirer convenablement. En revanche, lorsque je cours d’un bon pas, ma respiration est bien plus régulière. Séance sans difficultés particulières, température agréable 12,6°. Troisième semaine de terminée. Comme je suis toujours motivée, je me suis fait un cadeau : je suis allée dans un magasin de sport demander conseils pour une nouvelle paire de baskets puisque c’est important de courir dans de bonnes chaussures. J’ai eu de la chance. Non seulement il y avait une action intéressante (ce que je n’ai découvert qu’une fois à la caisse) mais en plus j’avais un rabais de 10% et le monsieur qui m’a conseillée était charmant. Je me réjouis de tester mes nouvelles baskets lors de mon prochain entraînement.

20190518_133031.jpg

Et pour terminer en musique, je vous propose Gryffin feat. Aloe Blacc avec Hurt People

Journal n°2 d’une joggeuse débutante

Mercredi je suis allée « courir » pour la troisième fois. Je suis rentrée, j’ai sorti le chien puis suis allée faire mon petit entraînement. Comme j’avais eu de le peine la fois précédente, j’ai décidé de continuer à alterner 1 minute de course très lente et 1 minute de marche sur 30 minutes. Mon téléphone m’indique que ma boucle s’étire sur 4,5 km. Mon objectif est de parvenir à courir toute cette distance d’ici 7 semaines. Lors de cet entraînement, je n’ai pas rencontré de difficulté, j’ai même constaté que mon souffle s’améliorait en deuxième partie de parcours. Et cette fois-ci, j’ai enfin ressenti quelque chose de très positif : j’avais la pêche toute la soirée !

Je cherche une application pour téléphone qui peut me proposer un entraînement qui me convienne. J’ai testé « Coach footing léger » de Samsung Health mais c’était beaucoup trop lent. Quand je courais tout lentement ça me disait que j’allais trop vite. Quand je marchais ça m’encourageais à continuer à cette vitesse. J’ai vu un autre entraînement qui semble me correspondre à partir de la 3e semaine. Malheureusement, je ne peux pas débuter le programme à ce niveau. Il faut absolument le suivre dès le départ et marcher lentement durant quinze minutes c’est ce que je fais tous les jours au minimum quand je promène mon chien. Je continue à chercher…

Vendredi j’ai testé un programme sur l’application RunKeeper. A gauche c’est l’entraînement et à droite, c’est le résultat que je trouve sur Samsung HealthRunkeeper me dit que la distance correspond à 3,79 km et que j’ai couru à un rythme moyen de 8:35 min/km. Les deux applications donnent des résultats plus ou moins pareils.

Je n’ai pas tout à fait suivi l’entraînement tel que décrit ci-dessus. Tout d’abord, parce que je n’avais pas bien compris les notifications que j’activais. J’ai une voix qui m’a parlé quasi non-stop et ça m’a agacée. Je n’entendais presque plus ma musique. Du coup, comme j’étais énervée, je respirais mal et cette gourde m’annonçait en permanence que je courais trop lentement puis trop vite. Comme elle causait beaucoup trop, elle n’arrivait pas toujours à me dire quand je devais commencer à courir et quand m’arrêter. En plus de cette bavarde, j’avais plein de sonneries je ne sais pas trop pourquoi. Jusqu’à mi-parcours, ça m’a vraiment énervée puis j’ai arrêté de me focaliser sur tous ces bruits. Pour terminer, je ne me relâche pas au moment où la voix me l’indique car je suis encore trop loin de chez moi, je continue donc à courir. J’ai viré toutes les notifications, sauf celle sur mon rythme actuel. J’espère que du coup, ça me conviendra mieux. Le programme m’a débloqué un nouvel entraînement que je testerai la semaine prochaine. Dimanche, je refais le même.

Dimanche la bise s’est à nouveau levée et franchement, c’est pénible de courir avec ce vent glacé qui vous arrive contre. Heureusement, une partie du parcours est abrité. J’ai bouclé ma sixième séance d’entraînement et je peine à croire que d’ici six semaines environ, je suis sensée réussir à courir non stop 5 km. Je n’ai pas l’impression de progresser même si je cours un peu plus vite et que je marche à un rythme légèrement plus cadencé que lors de ma première semaine. Je suppose que c’est tout de même un progrès. Une chose est sûre, je transpire comme une malade à l’arrivée 🏅. Quant au programme, cette fois-ci la voix ne m’a pas harcelée, elle s’est contentée de me dire à intervalles réguliers, à quel rythme je courais. J’ai réussi à profiter de ma musique et c’était bien agréable.

Et pour terminer en musique, je vous propose Of Monsters and Men avec Alligator