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Pédaler dans la semoule

L’automne s’installe gentiment et les températures baissent. Nous avons eu de la pluie, du vent et certains matins de la semaine il faisait même froid. Il faut augmenter l’épaisseur des couches d’habits mais pas trop, car en fin de journée il fait quand même encore bon. Ce qui n’empêche pas la saison des fondues et raclettes de débuter. Ce samedi, j’étais invitée à manger une raclette sur la terrasse car il ne fait pas trop froid mais suffisamment pour que ce repas soit agréable. Cependant, nous avons eu droit à un week-end magnifique. Toutefois, quelques nuages se sont amusés à cacher parfois le soleil et niveau température, cela se sentait tout de suite. Finalement, c’était vraiment parfait pour manger la raclette. Néanmoins, c’était peut-être un poil trop parfait : j’ai bien trop mangé et trop bu. Une migraine s’est alors installée en fin de journée. Ce dimanche, je me suis dit que ma séance d’endurance serait idéale pour évacuer les excès du jour précédent. Je me sentais énorme, allais-je réussir à courir une heure ?

Je suis tout d’abord allée promener le chien et je suis rentrée en nage. J’ai pensé à Kipchoge qui vient de battre le record du marathon en moins de deux heures; Je ne compte faire qu’une heure et arriver à six petits kilomètres alors que lui atteint quarante-deux kilomètres en moins de deux heures ! Bon ok, je doute qu’il se soit descendu une raclette et du bon vin le jour d’avant. Encouragée par ces pensées, je me suis lancée. Je débute mon parcours. A la fin du chemin dans les champs, si je pars à droite, je fait en tout une boucle de trente minutes, si je pars sur la route à gauche, j’ai soit la boucle de quarante-cinq minutes soit celle de une heure. J’ai un chouïa d’énergie, je pars à gauche. Il fait chaud, je sue abondamment, j’ai du plomb dans les jambes. Je bois un peu de ma super boisson fait maison : un peu de jus de pomme frais, beaucoup d’eau et une pincée de sel. J’arrive à mon deuxième choix : je reste sur la route, en plein soleil, et j’opte pour les quarante-cinq minutes ou je pars dans les bois, à l’ombre, et je fais une heure ? Je choisis l’ombre. J’ai finalement couru cinquante minutes et j’ai terminé en marchant, j’étais ko. Mais je suis tout de même contente de moi et au moins j’ai profité du beau temps. Parce qu’il ne faut pas se leurrer, les jours comme celui-là sont comptés sur les six prochains mois. Ce qui m’amène au problème suivant : que vais-je faire quand il fera moche ?

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Courir s’il fait un peu froid n’est pas un problème : je rajoute des couches. Courir sous un petit vent et/ou une légère pluie, j’ai déjà fait : j’ai une veste coupe-vent qui fait très bien l’affaire. Mais quand il y aura des grosses averses sous un brouillard épais, je sais que je ne vais pas sortir. Abandonner le sport ? Ce serait dommage d’autant plus je ne sais pas ce qui m’a motivée et alors j’aurai peur de ne pas retrouver cet élan une fois le printemps revenu. Faire des séances de musculation et d’étirements ? J’ai testé durant deux semaines, j’ai détesté. L’idée du vélo d’appartement fait son chemin. Ma tante me vendrait à un prix d’amis le sien qui ne lui plaît pas (elle préfère s’inscrire dans un club de fitness). J’hésite car je sais que je suis une grosse fainéante et je ne suis pas sûre de trouver le courage de me mettre à pédaler pour palier le manque de jogging de ces prochains mois. Et si je l’achète, il faudra encore résoudre le problème du transport et faire de la place chez moi. Il est clair que si on me l’offrait ET qu’on me l’installait là où je le souhaite, la question ne se poserait pas. Mais voilà…

Et pour terminer en musique, je vous propose Christophe avec Les Marionnettes

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40 minutes

Mercredi, alors que j’avais ma séance d’intervalles rapides, j’ai soudain réalisé que je pouvais battre mon record des 5km qui était alors de 41 minutes et 14 secondes qui datait du 7 juillet. J’ai couru comme une patate mais j’ai réussi : 40 minutes et une seconde. Le soir avant d’aller me coucher j’ai dû me masser, j’avais mal absolument partout. Du coup, je n’étais pas très chaude pour mon jogging lent vendredi matin car j’étais encore bien courbaturée. Finalement, j’ai opté pour la marche rapide.

Comme on peut le voir sur la photo ci-dessus, il y a une différence entre la marche rapide et le jogging lent (qui date du vendredi précédent). A gauche, la marche. En trente minutes, j’ai marché un poil de plus que ce que je fais en courant. J’ai marché plus vite ! En revanche, au niveau cardiaque, il est clair que la marche est moins contraignante tout en forçant le coeur à travailler quand même un peu plus que d’habitude. Ça reste un bon exercice, ce qui me console car je me dis que je pourrai aller marcher lorsque le sol sera trop glissant pour courir durant l’hiver.

Ma collègue m’accompagne à présent pour marcher jusqu’à la gare le soir en rentrant du travail. Les premières fois nous allions tout lentement (je marche trop vite pour elle) mais maintenant nous arrivons de plus en plus tôt, sans avoir l’impression de fournir un effort particulier. Elle est toute contente de constater que notre rythme a augmenté et qu’elle le supporte bien. Y a pas à dire, même la marche nous permet de nous améliorer.

Et pour terminer en musique, je vous propose Black avec Wonderful Life

Inspirer, expirer

Oh, je suis en retard pour poster le message du jour. D’une part, j’ai oublié et hier soir lorsque je suis rentrée, j’étais “moribonde”. J’ai pris un calmant et hop au lit. Et me voilà ce matin, toute guillerette, prête pour une belle journée ensoleillée et fériée dans une bonne partie de la Suisse.

Je viens de lire un article qui explique que se baser sur des résultats sur le court terme pouvait s’avérer néfaste. https://is.gd/cQS057 Lorsque j’ai débuté le jogging, mon but était de développer mon souffle. Etait-ce un objectif sur le court terme ? Je ne crois pas. Je veux améliorer ma respiration sur le long terme et pour ça, courir lentement semble être une excellente idée. J’avais couru 5km en 41 min début juillet puis je me suis ressaisie et j’ai lu beaucoup d’articles pour savoir comment m’améliorer en jogging. Parce que ces 41 minutes avaient été laborieuses : je n’arrivais pas à prendre de bonnes bouffées d’air donc c’était plutôt pénible et si au début je notais une amélioration sur mon temps de parcours, mon coeur, lui, s’affolait toujours autant, c’était frustrant.

Cela fait à présent deux mois que je cours lentement et ce, trois fois par semaine. Ceci entraîne l’endurance. La quatrième fois c’est une séance d’accélérations pour développer la vitesse. Il se trouve que ce mercredi, lors de ma séance d’accélérations durant 4 minutes puis 3 minutes de marche/course lente pour récupérer et rebelote, j’ai couru durant 5 km en 41 minutes. La même chose qu’en juillet. Avec toutefois une nette différence : je n’ai rencontré aucun problème de respiration et la moyenne de ma fréquence cardiaque était plus basse. C’est incroyable, je progresse. Les chiffres confirment ce que j’ai ressenti. Mais ce n’est pas tout.

Dernièrement, alors que j’étais assise pépère au bureau, j’ai inspiré une grande bouffée d’air. Ça m’a surprise tout en me faisant du bien. Et depuis j’ai constaté que c’était régulier. J’inspire une plus grande quantité d’air que je sens remplir mes poumons et me calmer. Je respire mieux ! Et rien que pour ça, je suis super motivée à continuer à courir.

Et pour terminer en musique, je vous propose The Cars avec Drive

6 km à pieds, ça use, ça use…

On est dimanche soir, je suis fatiguée, je ne sais pas quoi écrire. Aujourd’hui j’étais à une fête à l’extérieur et il faisait un froid de canard. En plus, j’ai trop mangé et trop bu. Difficile de me concentrer pour rédiger un texte dans un français convenable et une orthographe correcte.

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Non, je ne suis pas branchée marques, mais dans les magasins de sport c’est à peu près tout ce qu’on trouve.

Néanmoins, avant cette sortie, je suis allée courir une petite heure. Ce qui m’a fait moins culpabiliser lorsque j’ai descendu trois parts de dessert durant l’après-midi ☺️ (et après je me demande pourquoi la balance n’est pas mon amie ces temps).

Cette semaine, mes séances de jogging se sont nettement mieux passées que la semaine précédente. Le fait d’avoir supprimé les programmes sur ma montre agit certainement sur ma motivation. Mon VO2max (volume d’oxygène max que le corps consomme lors d’un effort intense par unité de temps) est noté comme “très bon” et me dit que je devrais réussir à courir 5 km en moins de 39 minutes si je pousse l’effort. Il faudrait que je teste.

Vendredi il y avait une très forte bise et j’étais contente de mon nouvel achat : un coupe-vent imperméable ultra léger. Il maintient effectivement bien au chaud, reste à espérer qu’il est bien imperméable. J’aimerais bien investir dans un petit tapis de course que j’installerais dans la cave mais les moins chers coûtent déjà un bras. Pour me consoler, j’ai cassé ma tirelire et commandé le merveilleux coffret que Muse va sortir au mois de décembre 😍. Tant pis, j’irai courir dans le froid et sous la pluie cet hiver 😆.

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Et pour terminer en musique, je vous propose Daniel Balavoine avec Un enfant assis attend la pluie

Joggeuse débutante : 4 mois

Voilà déjà quatre mois que j’ai décidé, sur un coup de tête, de me mettre au sport et plus particulièrement au jogging. Ce dimanche, pour la première fois, mon programme m’indique que je dois courir durant 1h05. Quand je pense qu’atteindre les trente minutes de course me semblait impossible, à présent je dois affronter l’heure entière. Suis-je prête pour ça ? Le problème, c’est que cette semaine je me suis trainée lors de chaque sorties. Après dix minutes, je n’avais qu’une envie, retrouver mon canapé ! Mes trois entraînements ont été difficiles. Même celui du mercredi, celui que je préfère. Ce dernier consiste à faire des intervalles où il faut se donner au maximum durant trois ou quatre minutes puis récupérer durant trois minutes et rebelote. J’ai peiné à monter dans le rouge, tellement j’étais fatiguée. C’est pourquoi partir une heure, même en endurance, me stressait un peu.

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Pour ne pas m’énerver, j’ai décidé de ne pas lancer le programme afin d’éviter que ma montre ne vibre sans arrêt. J’ai accepté le fait que je suis incapable de courir à 70% de ma fréquence cardiaque maximum. Je me suis résolue à rester dans la tranche 70-80 % qui reste bonne pour de l’endurance. Pour m’accompagner, j’ai opté pour le nouvel album de Lana del Rey : que des chansons lentes durant 1h07, c’est parfait. Je ne vais pas être tentée d’accélérer ma cadence. C’est parti.

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A part durant trois minutes, la fin des montées, j’ai réussi à rester dans la zone verte. Ce qui fait que je n’ai rencontré aucun moment d’essoufflements. Ça, c’est tellement agréable. J’avance à la vitesse d’une grand-mère mais pour une fois, cela ne m’a pas dérangée. Sans doute parce que je savais qu’il fallait tenir sur la durée. J’ai même couru dans la zone bleue; Il y a donc des endroits sur mon parcours où le sol est plat ! Après trente minutes, je me sentais fatiguée mais enfin, mon corps s’est mis à réagir et m’injecter un peu d’énergie. La fin du parcours fut nettement plus agréable même si j’ai commencé à avoir mal au genou droit, puis au mollet gauche, genou gauche, tendon sous le pied gauche, retour au genou droit, etc. Ma respiration me fichant la paix, il fallait bien que je me plaigne d’autre chose 😂. Toujours est-il que je suis très contente de ma sortie du jour et je constate que je continue à progresser.

Et pour terminer en musique, je vous propose Black Eyed Peas avec Pump it

Ralenti

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Après “l’effort”, le réconfort. Et non, ce n’est pas du café puisque je n’aime pas ce breuvage, c’est juste une excellente cochonnerie 😉

Ce dimanche, je suis partie courir à 8h. Il faisait 16°, une température agréable.  En juillet, je partais à 7h et il faisait déjà 22°. J’enclenche la musique que j’aime et je démarre le programme d’endurance de ma montre. Je me sens bien, c’est parti pour cinquante minutes de course.

Je m’élance en réfléchissant à la boucle que je vais parcourir. Je sais que je vais presque atteindre les cinq kilomètres. J’ai décidé de ne pas me prendre la tête et marcher pour toutes les montées.  Du coup, peu importe le sens du chemin que je vais emprunter.

J’écoute une chanson que j’aime bien, j’ai presque envie de danser et là, ma montre se met à vibrer : j’ai déjà dépassé la zone bleue, je suis dans la verte. Lors des courses d’endurance, je dois rester dans la zone bleue. Je grommelle, je ralentis et Franz Ferdinand me fait oublier ma légère pointe d’agacement en chantant dans mes oreilles. Mais la montre se remet très vite à vibrer, je dépasse à nouveau la zone. Je m’énerve et je marche. Il va y avoir une grande descente, je vais pouvoir me remettre à courir.

Cette put##@ de montre a vibré quasiment non stop. J’ai failli la jeter tellement elle m’énervait. JE NE VAIS PAS TROP VITE, LES ESCARGOTS SE MOQUENT DE MOI EN ME DEPASSANT !!!! J’ai couru durant 24,25 minutes dans la zone verte. Plutôt que jeter ma montre, ce qui serait dommage car elle me plaît, la prochaine fois je ne vais pas programmer l’option endurance dessus. J’essaierai de faire attention mais au moins, je n’aurai pas le bras qui vibre sans arrêt pour me signaler que je vais “trop vite”.

Et pour terminer en musique, je vous propose Bastille avec Those Nights. Je sais, je l’ai déjà mise mais je suis énervée et cette chanson m’apaise. Oh et puis la musique à partir de 3,40 minutes est juste parfaite.

Jogging au ralenti

Voilà quatre semaines que je suis un entraînement de base correctement, mais c’est pénible parce que je cours sur place.

Les lundis et vendredis j’ai un jogging de 30 minutes qui comprennent dix minutes d’échauffement et 5 minutes de récupération. Je dois respecter les zones de fréquences cardiaques afin de muscler mon coeur. Les dix premières minutes, je dois rester dans la zone bleue (jusqu’à 69% de ma fréquence cardiaque) puis les 15 minutes de jogging dites d’endurance se font jusqu’à 79%. La zone bleue, selon le programme de ma montre Polar explique ceci : “Effets : améliore la forme physique générale, aide à la récupération et stimule le métabolisme” alors que la zone verte : “Effets : améliore l’allure d’entraînement générale, facilite les efforts d’intensité modérée et développe l’efficacité.”

Au début je m’ennuyais ferme puisque je devais pratiquement marcher non stop si je voulais respecter les zones. A présent, je peux courir mais très lentement.

Le dimanche c’est jogging dit “long”. Ce dimanche, c’était 55 minutes de zone bleue (durant 24 minutes j’ai empiété sur la zone verte). J’ai fait 5 km en 55 minutes, super lent mais j’ai tout de même bien transpiré et je peux vous dire que mes muscles ont bien travaillé 💪🏼.

Le mercredi, c’est alternance. C’est-à-dire que j’ai des plages de 3 minutes où je dois courir dans les zones orange et rouge : “orange Effets : amélioration de la capacité à supporter l’endurance à vitesse élevée, rouge Effets : effort maximal ou proche du seuil d’intensité maximale au niveau de la respiration et des muscles.”. Là, je m’éclate et je constate que ma vitesse de pointe s’améliore. Il semblerait que ce soit vrai : courir au ralenti permet de s’améliorer ! Je l’ai lu sur divers forums mais j’avais des doutes.

Vendredi je me suis fait plaisir, je suis allée courir comme je voulais durant 5km. Contrairement à mes mauvaises habitues où je restais en permanence dans le rouge (difficultés de respiration, impossible de tenir une conversation), je montais dans l’orange (conversation difficile, respiration qui commence à être difficile) voire le rouge durant 3-4 minutes puis je marchais, le temps de revenir vers le vert. J’ai mis 44 minutes (3 minutes de plus que lorsque je courais sans pouvoir souffler) tout en ayant une respiration agréable. Je retenterai l’expérience dans deux semaines, histoire de voir si je m’améliore vraiment et puis ça me fait du bien de me défouler.

Une copine a réussi l’impossible : me convaincre de m’inscrire à une course de 5km qui aura lieu quand j’atteindrai mes six mois de jogging. Elle m’a assurée qu’elle et son ami seront là pour m’encourager. Eux sont inscrits pour les 10km et partiront plus tard que moi qui serai dans la cour des petits joueurs…

Et pour terminer en musique, je vous propose Half Moon Run avec Then Again