Crotte alors

Le grand sujet du jour : les crottes de chien !

J’habite à la campagne et les gens doivent se dire que là, on peut laisser les crottes de son toutou un peu partout. C’est un vrai bonheur que de se balader entouré de merdes. D’autant plus que mon chien aime…les manger et se rouler dedans ! Il existe pourtant trois conteneurs dans mon village. Ces conteneurs distribuent des sachets pour ramasser les crottes.

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Le problème, parce qu’il y en a un, c’est que les sachets restent régulièrement coincés à l’intérieur et alors sont inaccessibles. Pour ma part, je refuse d’aller en acheter dans les commerces ; je paie CHF 150.- d’impôts pour mon chien, je veux avoir accès aux sachets fournis par ma commune et accessoirement payés par mes impôts.

Je me suis donc adressée au syndic du village (M. le Maire pour les Français) et lui ai gentiment expliqué mon mécontentement. S’il suffisait simplement d’ouvrir le conteneur pour en sortir les sachets tout irait bien sauf qu’il faut une clé spéciale pour le faire.  Après discussion, j’ai hérité de la fameuse clé. Comme je passe devant les trois récipients lors de mes balades, j’ai proposé de m’occuper des sachets coincés. Les gens qui continuent à ne pas ramasser les crottes de leur chien sont des cons ont visiblement autant besoin que leur animal de marquer leur territoire. Contre l’égoïsme ambiant on ne peut rien faire. En revanche, le fait d’avoir facilement accès aux sachets peut encourager certaines personnes à faire un effort et rien que pour ça, je vais continuer à ouvrir les conteneurs et décoincer ces fichus sachets !

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A gauche, le stock est malheureusement vide…

 

Et pour terminer en musique je vous propose du Depeche Mode avec Behind the Wheel

Psychanalysons un peu

C’est difficile pour moi de vous parler de psychanalyse en fonction de ce que j’apprends car, suivant les lectures imposées, je me suis quand même demandé si ce n’était pas un gag et qu’en fait nous étions les sujets d’une expérience. J’ai retenu deux ou trois choses qui semblent intéressantes.

Désolée pour les amoureux de la psychanalyse mais ce que je retiens surtout c’est que Freud est un obsédé car il ne pense qu’au cul. Il parle de cinq stades de la découverte de la sexualité chez les enfants. Déjà là j’ai de la peine. Le stade oral (3-18 mois) : le plaisir est lié à la succion du sein maternel. La bouche est alors l’organe le plus sexualisé. Le stade anal (18 mois-4 ans) : le plaisir est lié à la maîtrise sphinctérienne. Donner c’est se maîtriser et l’on “offre” ses matières fécales 💩. Le meilleur est quand même le stade phallique (4-6 ans) où le garçon a une peur inconsciente de l’interdit de l’inceste avec la mère alors que la fille réalise qu’elle n’a pas de pénis (et se sent donc inférieure) et à peur de l’interdit de l’inceste avec le père 🤢.

On y parle évidemment du complexe d’Oedipe : la petite fille désire inconsciemment une relation incestueuse avec son père tandis que le garçon désire sa mère. Si l’enfant reste fixé à cet attachement oedipien, il ne peut grandir. Il va éliminer le parent du même sexe qui est l’obstacle à sa passion -> découverte de l’identité sexuelle car le garçon rivalise avec son père, accède à sa masculinité et éprouve la peur de la castration.

Selon Freud, ce sont les traumatismes sexuels infantiles qui engendrent la formation de symptômes.

Voilà pour la partie qui me hérisse les cheveux. Pour la suite, si on ôte tout lien à la sexualité, ça me semble plus digeste. On continue ?

Il y aurait en nous une partie inconsciente où aucune barrière morale n’existe. Ces pulsions inconscientes tentent de monter vers la conscience, le moi, qui elle a des pensées objectives et des relations sociales. Entre deux se trouve le surmoi qui correspond en gros à la morale héritée de nos parents, de nos modèles lorsque nous étions enfant et de l’idéal vers lequel on tend. Pour reprendre le paragraphe du dessus, les névroses sont un conflit entre les pulsions sexuelles et celles du moi. L’énergie sexuelle se retourne contre le moi.

La psychanalyse porte une très grande attention aux rêves des patients car dans ces rêves, la censure n’intervient pas autant. L’inconscient parle avec force mais parfois de façon détournée (vilaine censure). C’est donc le rôle du psychanalyste d’interpréter les rêves et les associations libres effectuées par le patient. Il analyse également les lapsus, les actes manqués, les oublis.

On parle de transfert lorsque le patient reproduit sur le psy des comportements qu’il a eu enfant avec ses parents. Il revit ses émotions passées pour les dépasser.

Adler et Jung s’écartent de Freud car ils estiment que ce dernier accorde trop d’importance à la sexualité. Pour Adler, ce qui fait l’individu est son hérédité, son milieu et son éducation. La névrose porte sur la notion de relations interpersonnelles et non sur le complexe d’Oedipe. Jung parle de la personnalité qui est composée d’un inconscient personnel (histoire personnelle et refoulements des expériences infantiles) et d’un inconscient collectif (héritage de l’humanité). Cet inconscient collectif a une valeur émotionnelle aussi importante que les émotions infantiles. Plus un être subit les archétypes (l’inconscience collective), moins sa personnalité peut s’épanouir.

Lorsqu’un patient a refoulé un traumatisme, lui signaler ledit traumatisme ne sert à rien. Le patient doit pouvoir retrouver dans sa conscience des traces de ce traumatisme pour supprimer le refoulement. Une pulsion peut se manifester par substitut, comme l’angoisse par exemple. Tout ce qui est refoulé apparaît alors sous forme d’angoisse. Elle peut se manifester sous forme de phobie. Vous avez peur des araignées ? En fait il s’agit d’un substitut à votre refoulement premier et grâce à vos associations d’idées, le psy va trouver la source réelle de votre phobie.

La dépression en psychanalyse est liée au travail de deuil : décès, séparation. La forme aggravée de la dépression, la mélancolie, vient d’un deuil mal fait ou d’une personne dont les agissements ont été vécus par le patient comme une agression. Le chagrin s’accompagne d’un sentiment inconscient de haine. Cette haine se retourne contre le patient lui-même.

Je ne sais pas si ce que j’ai écrit est compréhensible. J’ai encore du travail devant moi…

Sources : Richard, M. (1994). Les courants de la psychologie. Lyon : Editions Chronique Sociale / Freud, S. (1986) L’inconscient. In Métapsychologie (J. Laplanche & J.-B. Pontalis, trads., pp.65-123). Paris : Gallimard (Edition originale, 1915).

Et pour terminer en musique je vous propose Daniel Balavoine avec Si je suis fou

Notre Société

Je vais vous parler de deux choses aujourd’hui.

Tout d’abord, d’un livre que je viens de terminer : “Les Etrangers volent-ils notre travail ?” paru en 2016 aux éditions Labor et Fides. Quinze clichés sont analysés et expliqués tels celui du titre ou encore “Les Citoyens sont-ils trop bêtes pour voter ?”, “L’Individualisme est-il le mal de notre siècle ?”. Intéressant et facile d’accès me semble-t-il.

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L’autre sujet concerne un futur magazine à paraître en Suisse. L’histoire débute avec l’arrêt d’un autre magazine bien connu sur le marché du pays, j’ai nommé l’Hebdo. Comme les actionnaires ne touchaient plus assez d’argent, hop, on supprime le magazine et on met tout le monde au chômage. Les actionnaires sont contents. Sauf que les journalistes le sont un peu moins, eux. Certains ont donc décidé de lancer un nouveau projet en s’adressant directement à leur futur potentiel lectorat ; ils ont opté pour le financement participatif. Je trouve l’idée intéressante. Reste à savoir ce que cela donnera sur le papier. Mais je me dis que le fait de ne pas avoir de financiers aux manettes peut avoir des conséquences positives. A voir… Vous pouvez participer en vous rendant sur le site https://bonpourlatete.com Je ne connais personne qui fait partie du projet mais quelqu’un qui se bat pour créer des jobs ça me plaît.

Et pour terminer en musique je reste avec Kasabian et Bumbelbee à écouter à fond en sautant sur place yeah yeah yeah…

Communiquer

Aujourd’hui je vais vous parler de communication car c’est le sujet que je révise en ce moment et vous en parler me permet de renforcer ma mémoire.

Le saviez-vous ? Il est impossible de ne pas communiquer. Vous refusez de répondre à votre interlocuteur ? Vous communiquez alors votre désaccord. Nous communiquons malgré nous : tous nos gestes sont parlants et l’interlocuteur, s’il tient compte du message perçu, s’adapte. Un enfant va se mettre à parler très fort si son parent ne lui répond pas. Il y a même des comportements qui à la base ne servent pas à communiquer, se transforment en message. Uriner sert à se vider la vessie or, beaucoup d’animaux marquent leur territoire en urinant (je ne parle pas d’hommes mais certains marquent aussi leur territoire en lassant des traces de toutes sortes sur leur passage). Autre exemple: une maman va porter son enfant en l’attrapant sous les bras. Par la suite, l’enfant va lever les bras pour communiquer son envie d’être porté.

La communication permet donc de nous faire comprendre des autres et de comprendre les autres et d’adapter notre comportement en conséquences. La communication englobe le langage humain oral ou écrit ainsi que le langage des signes mais aussi toute une partie non verbale comme nous l’avons vu. Dans la communication non verbale nous trouvons la prosodie, la position du corps, le fait d’attraper des objets, les émotions sur le visage, nos nombreux gestes inconscients. Parfois, nous notons une incongruence entre ce qui est dit oralement et le langage corporel. Ce peut être dû à l’humour : un visage souriant qui annonce que nous venons de le blesser par exemple. Une personne dépressive va dire que tout va bien avec un sourire alors que tout son corps crie le contraire.

Il existe des situations conflictuelles ou les deux messages potentiels ont des conséquences négatives. Nous entrons dans le conflit approche/évitement : dans ces cas-là, nous avons tendance à émettre un message peu clair et ambigu. Un exemple. Sur la photo ci-dessous, des cadeaux reçus de ma soeur. Quel est le message que je vais émettre à réception de tels présents ?

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Magnifique t-shirt et une superbe paire de chaussettes

Je pourrais dire quelque chose de désagréable mais nous avons de bonnes relations donc je ne vois pas l’intérêt ou alors lui dire ma joie face à de si beaux cadeaux, ce qui serait un mensonge éhonté. Je suis donc face à deux messages “négatifs”. Dans ces cas-là, l’option “message peu clair et ambigu” revient à dire “j’apprécie ta gentillesse” !

Pour éviter toute équivoque, un message clair doit comporter quatre types d’information: l’émetteur doit être précisé, le récepteur également ainsi que le contenu du message et le contexte : J‘aime beaucoup le cadeau que tu m’as donné pour mon anniversaire.

Je termine en vous apprenant peut-être que celui qui parle regarde moins son interlocuteur que celui qui écoute. Sauf dans des rapports hiérarchiques où le chef va plus regarder quand il parle que lorsqu’il écoute. Ceci est une dominance visuelle.

Sources : Corraze, J. (2001) Les communications non-verbales (6e ed.). Paris : PUF / Favez, N., Vanotti, M. (2006) La communication : quelques repères. In M. Vanotti (Ed.) Le métier de médecin : entre utopie et désenchantement (pp. 101-114). Genève : Médecine et hygiène

 

Et pour terminer en musique je vous mets du Kasabian car c’est le groupe que j’écoute non-stop en ce moment. Voici Life qu’il faut écouter le son à fond, ça file la pêche.

Kaput !

Je suis toujours là mais moins présente…Cette année universitaire a été difficile : le premier semestre ne m’a pas particulièrement passionnée quant au deuxième il a été long émotionnellement parlant. Il y a un cours que je trouve très intéressant mais je ne supporte pas l’équipe enseignante que je trouve particulièrement agressive et peu ouverte à la discussion, même si je n’ai rencontré aucun problème particulier contrairement à d’autres. L’autre cours était aussi intéressant mais la masse de travail à fournir était impressionnante, d’autant plus que c’est le premier semestre où j’ai décidé de vraiment travailler et pas aller à toute vitesse comme je fais habituellement. Le dernier devoir a été la goutte d’eau en trop et ce pour beaucoup de monde. Mais voilà, le semestre est terminé. J’entre en période de révision avant les examens en juin. Puis je vais profiter de l’été pour lire juste pour le plaisir même s’il faut que je me replonge dans les statistiques car à la rentrée nous avons un cours où il faut maîtriser ces fichues stat’ (ce qui est loin d’être mon cas). Et fin août je débute ma dernière année durant laquelle il faut que j’effectue, en plus des cours, un stage d’une semaine dans le milieu de la psychologie avec un petit mémoire à la clé.

Je suis vidée, stressée et j’ai vu quelque chose qui devrait me plaire et me rebooster un peu avant les examens :

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Je vais aller faire un petit tour à Martigny et voir l’exposition à la fondation Gianadda. J’adore Monet !

Et pour terminer en musique je vous propose la musique du générique de l’excellente série The Crown, musique composée par Hans Zimmer.

D’où vient la dépression ?

Ce mois-ci aux cours nous avons étudié la dépression sous l’angle de la psychanalyse et celui des techniques congitivo-comportementales (TCC). Il y a des choses intéressantes dans les deux camps.

Je n’ai jamais caché le fait que je n’aime pas la psychanalyse. On nous a fait lire des textes de Freud totalement incompréhensibles. La poudre qu’il consommait devait être de la bonne ! (oui, il a consommé de la cocaïne). Le stade oral où la sexualité du bébé est entièrement située dans la bouche et téter est le nirvana, heu, voilà quoi… Que tout soit lié au cul me laisse pantoise. Vous vous ruez sur la bouffe c’est pour combler des pulsions qui remontent à l’enfance et comme vous ne pouvez pas aller téter votre mère, vous compensez avec la nourriture 😳. Devoir étudier ça m’agace profondément. Mais…

Tout n’est pas à jeter. La psychanalyse cherche à améliorer/transformer la personnalité du patient puisque ce dernier ne va pas très bien. S’il y a dépression, c’est que les conflits refoulés durant l’enfance ont été réactivés et la partie consciente de l’individu ne sait pas comment les gérer car elle ne les comprend pas. D’où les symptômes. L’inconscient va parler, dans les rêves, dans les associations d’idées. C’est pourquoi il faut faire parler le patient et tirer des conclusions entre les divers liens des sujets qu’il aborde et analyser ses rêves. Le patient n’est pas capable de percevoir ces liens puisqu’il s’agit de sujets qu’il tente désespérément de refouler.

Les TCC cherchent à supprimer les symptômes. Nous sommes dans l’ici et le maintenant. Aujourd’hui je vais mal donc qu’est-ce qui peut bien me perturber à ce point en ce moment. Martin Seligman parle d’impuissance acquise. Des rats placés dans une cage reçoivent des décharges électriques. Rapidement ils se résignent à souffrir. Ils sont ensuite transférés dans une nouvelle cage où il y a la possibilité de supprimer ces décharges. Or, les rats habitués à l’ancienne cage, ne réagissent pas et ne tentent rien. Une personne dépressive agit plus ou moins de la sorte. Par le passé, un événement X était désagréable donc tous les événements qui s’en approchent doivent être désagréables… Nous parlons aussi de biais dans les attributions. Quelqu’un qui a tendance à faire des attributions internes, stables et globales sera plus susceptible de sombrer dans la dépression (ou il y est déjà). Le but de la thérapie est d’apprendre à percevoir les choses correctement et donc supprimer ces biais.

Une attribution interne : “Anne-Laure ne m’a pas saluée aujourd’hui dans le bus. Je lui fais honte et elle préfère m’ignorer. De toute façon je suis nulle, je le sais”. Ce jour-là Anne-Laure n’avait tout simplement pas ses lunettes; rien à voir avec la patiente… Une attribution externe aurait été plutôt du genre “Tiens, Anne-Laure ne m’a pas saluée dans le bus aujourd’hui. Elle semblait songeuse. Je me demande ce qui lui arrive…”.

Attribution stable : Cette semaine ma collègue n’est pas là et je dois absolument être à l’heure (je dépends des transports publics et ce n’est pas tous les jours évidents). De plus, deux jours dans la semaine la femme de ménage vient nettoyer le bureau avant l’ouverture. Cette semaine, le train a été en retard tous les matins avec des retards plus marqués les deux jours où la femme de ménage attend derrière la porte. Il y a quelques années une telle situation m’aurait anéantie : “C’est toujours quand j’ai besoin d’être à l’heure que ce pu%##* de train est en retard”. Une personne dans cette optique oublie que le train est parfois en retard quand elle n’est pas pressée et qu’il est souvent à l’heure quand elle l’est. Sa vision est donc déformée et rend la vie un peu plus difficile. Et moi ? J’ai trouvé cette coïncidence très drôle car ça faisait au moins trois semaines que le train était à l’heure. C’est tout. Et pour la petite histoire, il a été en retard tous les soirs de cette semaine également…

Attribution globale : “Ils me font tous ch… Au boulot mon chef est toujours sur mon dos et Carlos est un sale intriguant qui me casse les pieds. Pis quand je rentre le soir, j’ai mon mari qui se plaint constamment de son boulot et mes enfants sont pénibles. Heureusement, le lundi soir je vais à mon club de pétanque mais là aussi, Amélie devient pénible. Il n’y a jamais rien qui lui convient. C’est comme à la réunion des parents d’élèves; la prof principale de mon fils lui reproche plein de choses à ses élèves et nous fait la morale…”. C’est fou, où qu’elle aille, cette personne doit traiter avec des gens pénibles. Pas juste au travail, non, à la maison, dans ses loisirs et même aux réunions où elle n’est pas sensée se sentir visée. Une attribution spécifique sera de se focaliser sur un seul endroit par exemple et donner une signification au reste. Le chef a peut-être des problèmes privés et son stress déteint au travail, Carlos est en plein divorce, le mari est dans une entreprise menacée de faillite, les enfants…sont des enfants et ils ressentent le stress de leurs parents etc… Il faut apprendre à recadrer ses pensées.

Je m’arrête là pour aujourd’hui.

Et pour terminer en musique je vous propose Kasabian avec leur nouveau titre Comeback Kid

En plein développement

En première année de mes cours, j’avais étudié la psychologie du développement. Dire que j’avais bien aimé est un euphémisme. C’est à ce moment que je me suis dit que je souhaitais travailler avec des enfants et des adolescents. Si je trouve un généreux donateur, c’est en psychologie du développement que j’aimerais faire un Master (je n’ai pas les moyens, je vais devoir m’arrêter au Bachelor 😥). Ce semestre nous étudions la psychologie de l’éducation et ce mois, nous sommes à fond dans l’étude de Vygotski (psychologue russe) et sa théorie de Zone proximale de développement. Nous avions vaguement vu la chose en première année et c’est donc avec un grand plaisir que je découvre le sujet plus en détail. Mais qu’est-ce que cette théorie ? Elle explique que c’est l’étape où un enfant peut effectuer une tâche avec l’aide d’un adulte mais qu’il serait incapable de l’accomplir tout seul. Et l’on remarque que dans cette étape il y a plusieurs phases que Jerome Bruner (psychologue américain) a discutées. Pour ce faire, il a créé une tâche pour des enfants de 3, 4 et 5 ans; ces derniers doivent fabriquer une sorte de pyramide avec diverses pièces qui s’emboîtent les unes dans les autres. Ils savent reconnaître une pyramide correcte d’une qui serait construite n’importe comment. Ils comprennent donc le but à atteindre.

Les enfants de 3 ans ont besoin de l’aide de l’adulte du départ jusqu’à la fin. D’une part parce qu’ils préfèrent jouer avec les pièces. Monter l’édifice ne les attire pas plus que ça. L’adulte doit donc les motiver en permanence. D’autre part parce que dès qu’ils arrivent à emboîter deux pièces particulières, ils se contentent de faire de même avec les autres. Ils ne cherchent pas à bâtir quoi que ce soit. L’adulte doit non seulement les stimuler mais en plus leur montrer la marche à suivre. Leur donner des instructions orales ne produit aucun effet.

Les enfants de 4 ans n’ont plus besoin d’aide visuelle. L’adulte n’a plus besoin de leur montrer comment emboîter les pièces, les enfants le découvrent par eux-mêmes. En revanche, l’adulte va les guider oralement pour leur expliquer comment monter l’édifice.

Les enfants de 5 ans se contentent de demander à l’adulte s’ils font juste. Ils ont juste besoin d’approbation. Dès 6 ans, un adulte n’est plus nécessaire.

Nous voyons donc qu’à 3 ans, un enfant entre dans une nouvelle étape. Il comprend le but mais n’est pas encore capable de l’atteindre tout seul malgré ses compétences actuelles. A 4 ans, l’enfant n’a plus besoin d’être stimulé mais requiert malgré tout encore un peu d’aide orale pour certains stades de la construction. A 5 ans, l’enfant est proche du développement. Il est capable de s’en sortir tout seul même s’il a encore besoin d’approbation. L’enfant de 6 ans a atteint un nouveau pallier dans son développement.

J’adore observer les enfants et leurs diverses réactions. Hier, un garçon d’environ 10 ans voulait lancer le ballon à sa petite soeur qui n’a pas encore 2 ans. La petite tendait les bras mais n’attrapait rien. Très vite, elle est partie jouer ailleurs. Il n’y avait personne pour la stimuler et lui montrer ce qu’elle devait faire. Elle a compris le but mais n’est pas capable de l’atteindre. Elle se trouve dans la zone proximale de développement…

Et pour terminer en musique je vous propose du Depeche Mode. Il y avait cette semaine sur une chaine anglaise une soirée dédiée au groupe. A question of time me fait à chaque fois replonger dans ma chambre d’adolescente. Jusqu’à il y a peu, j’étais envahie de sentiments nostalgiques et à présent je ressens une joie à l’écoute de cette chanson.