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Semaine de petits soucis

P1040644La semaine passée était marquée sous le signe des petits soucis. Heureusement, rien de bien grave. Ennuyeux, mais pas grave.

Le premier, c’est Wally qui me l’a causé. J’ai acheté un petit panier à accrocher sur le guidon de mon vélo. Ca me permet de faire un peu de sport et de profiter d’aller faire des balades un peu plus loin que dans les vignes avoisinantes. Comme il faisait très chaud, j’ai opté pour le petit bois près de chez moi comme premier test. Il fait frais là-bas et plutôt que de souffrir sur le goudron entre les champs pour y parvenir, j’ai choisi mon vélo. Wally n’était pas très rassuré mais il n’a pas bougé. Nous avons donc pu profiter de marcher le long de la petit rivière sous la protection des arbres. A ma grande surprise, le chien est revenu sans problème vers moi alors qu’il voyait bien que nous repartions à vélo. Tout allait bien jusqu’à la descente. Ca allait trop vite, il a pris peur…et sauté ! Le bruit qu’a fait sa tête quand elle a tapé le sol m’a effrayée. Il pleurait, ne bougeait plus et n’arrivait pas à garder les yeux ouverts. J’ai gardé mon calme, l’ai remis dans le panier, l’ai attaché et retour à la maison. Arrivés sur le parking il a à nouveau essayé de sauter cet abruti ! Une fois chez moi il s’est réfugié sur mon lit (ce qu’il ne fait jamais la journée) et ne bougeait plus. Nous sommes allés voir le vétérinaire. Mon âne n’avait rien, juste un peu sonné et le menton bien raboté. Depuis je l’ai remis dans son panier et il ne bronche pas. De toute façon il est bien harnaché à présent 🙂

Le deuxième soucis c’est ma voiture, enfin, elle n’est pas responsable. Il y a S., dix-neuf ans, qui apprend à conduire et elle aime ma patience. Nous étions parties pour une heure de route et comme elle s’était (gentiment) moquée de moi plus tôt par sms, je l’avais menacée de faire une suite de démarrages en côte et parkings en latéral :mrgreen:. J’étais un peu frustrée car elle a super bien suivi mes conseils et a démarré sans frein à main sans problème. Alors en voyant qu’elle roulait bien ce jour-là, je lui ai dit que nous allions tester les parcages. J’ai trouvé une super place et la lui ai indiquée. Elle s’avance jusqu’à la voiture devant la place et je lui donne les derniers conseils avant qu’elle recule. Ben on n’a jamais occupé la place prévue. Parce qu’au moment où elle allait reculer, une voiture parquée à côté de nous en épis, nous est rentrée dedans ! Mon rétro est cassé, ma porte légèrement enfoncée et S. désespérée qui s’excusait vingt fois. Au moins elle a compris pourquoi j’insiste sur le fait de toujours regarder dans son rétro lors d’une marche arrière ! Après avoir fait un tour chez mon garagiste, nous sommes reparties mais S. était un peu perturbée, la pauvre ! Les assurances quant à elles travaillent, je ne m’inquiète pas.

Et cette semaine, semaine des bonnes nouvelles ?

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Trajet cahotique

J’arrive un peu en avance à la gare en ce début de soirée. Beaucoup de monde s’agite, il doit se passer quelque chose. Je vois le message d’alerte qui m’arrête : « Accident de personne » pile sur ma ligne. Aucun train ne circule. Une dame annonce par haut-parleur qu’un train va partir d’ici dix minutes. Je me rue sur un quai bondé. Pour une fois, j’ai droit à la Rolls des trains. Je ne pourrai pas profiter de l’espace supplémentaire. En fait si. Nous sommes bien plus nombreux à être entassés dans le wagon. Il fait une chaleur étouffante et le soleil tape contre les vitres. C’est long trente-cinq minutes dans ces conditions.

Arrivés peu avant le lieux du drame, le train s’arrête. Il n’y a qu’une voie de praticable alors il faut attendre son tour. Nous sommes à côté d’une déchetterie et les gens sur place nous regarde étrangement. Ils ne savent sans doute pas qu’un malheureux a mis fin à ses jours quelques mètres plus loin. Après cinq minutes environ, le train redémarre mais très rapidement une annonce nous indique que le frein d’arrêt d’urgence vient d’être actionné et que le train va s’arrêter. Nous étions à moins d’un kilomètre de l’arrivée et le train allait s’arrêter au milieu des champs. Les gens du wagon se sont regardés et ont ri. Personne n’a ronchonné. Finalement, le chauffeur a poussé jusqu’à la gare avant de stopper. Par contre, je ne sais pas s’il est reparti immédiatement ensuite. Mon trajet à moi était enfin terminé.

 

Les horreurs de ce monde

Alors que je marchais avec Charles, ce dernier me racontait des horreurs sur le drame survenu à Sierre. Plus je lui faisais remarquer que ce qu’il racontait était affreux, plus il riait et moi également. Mais comment peut-on rire d’un tel évènement, surtout si, comme Charles, on a des enfants ?

Je ne regarde plus les informations à la télé, je ne supporte pas. C’est trop violent pour moi, j’ai juste envie de me mettre en boule sur mon canapé et pleurer.

Je lis encore la presse mais uniquement en diagonale. Tous ces morts, ces maltraitances, me torturent (quel choix de mot!). Toutes ces nouvelles me plombent le moral. Les seules qui me fassent rire sont celles concernant la politique. Car il faut bien le reconnaître, on entre dans le comique, surtout avec les élections françaises (même si j’éprouve une forte envie de tordre le cou de ces hommes, tellement ils sont pathétiques).

Malheureusement, tous les gens ne sont pas comme moi, et parlent régulièrement de ce qu’ils ont lu/vu dans le journal/à la télé. Je me tiens donc quand même au courant de ce qu’il se passe, mais comme Charles, si j’en parle, j’amplifie chaque fois l’horreur.

Parce que pour en revenir au drame de Sierre, je ne me contente pas de lire les articles parus dans les quotidiens, non, je vis le drame. Je suis dans ce car, je ressens le choc, j’entends le bruit du véhicule qui s’écrase contre le mur, je vois tous les sièges gicler dans l’habitacle et j’entends les râles de ces enfants, je sens l’odeur du sang et de la mort. Et j’ai mal. Invivable n’est-ce pas ?

C’est pourquoi, si je dois parler de cet évènement, j’opterai pour l’humour noir, très noir. Ca me permet de supporter un peu mieux la réalité du drame. D’oublier mon ressentit et continuer à vivre.

Alors si vous m’entendez déballer des horreurs, n’oubliez pas qu’au-dedans je souffre, énormément.