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Notre Corps ne ment jamais

Le titre de mon message est le titre du livre d’Alice Miller, psychanalyste Suisse décédée en 2010, que je suis en train de lire. Dans ses nombreux ouvrages (que je découvre) elle parle des traumatismes inconscients de l’enfance qui ressortent à l’âge adulte de diverses façons mais essentiellement sous forme de maladie comme par exemple l’anorexie ou encore la dépression. Et moi je pense à mon rhume des foins…

Pourquoi ? Parce que je traîne cette allergie depuis mon enfance et que j’avais déjà lu quelque part (je ne me souviens plus où) que les allergies étaient souvent dues à un problème plus profond. C’est le corps qui choisit à travers elle de nous annoncer qu’il y a un conflit au niveau de nos émotions et que nous ne savons absolument pas le gérer.

J’ai donc le rhume des foins depuis au moins mes onze ans (peut-être plus tôt mais j’ai un souvenir de mes onze ans !). Cela fait donc quelques années que je suis incapable de gérer une émotion apparemment trop vive pour moi.

Au début du printemps 2012, je devais passer des examens qui me stressaient énormément. J’ai alors sollicité un collègue qui s’était spécialisé dans l’homéopathie. Il m’avait dit que je ne devais pas me battre contre mon stress mais mon manque de confiance en moi. J’avais pris les granules homéopathiques conseillées et je m’étais senti pousser des ailes. Je planais ! Je me sentais invicible (d’autres événements étaient venus m’aider dans ce sens). Et cette année-là, je n’ai presque pas eu d’allergies alors que c’était une année assez violente à ce niveau.

Printemps 2013, je suis en pleine dépression. Je suis une thérapie et je prends des anti-dépresseurs. Je n’ai pas de rhume des foins.

Printemps 2014. Je vais mieux. Je suis toujours ma thérapie et prends toujours les anti-dépresseurs. J’ai dû être incommodée par mes allergies deux jours tout au plus.

Nous sommes au printemps 2015. Je n’ai plus aucun médicament. Ma nièce se plaint que cette année les graminées sont de sortie (nous avons la même allergie) et qu’elle n’en peut plus ! Je n’ai rien ! Je crois bien que ma thérapie a soigné cette émotion qui m’empoisonnait depuis mon enfance.

Je termine avec les paroles d’Alice Miller dans l’introduction de son livre : « Pourquoi la plupart des gens, spécialistes y compris, préfèrent-ils croire aux vertus des médicaments au lieu de se fier aux messages de notre corps ? Celui-ci, pourtant, sait exactement ce dont nous avons besoin, ce que nous avons mal supporté, ce qui a provoqué en nous une réaction allergique. Trop souvent, nous préférons chercher secours auprès des médicaments, de la drogue ou de l’alcool, aboutissant ainsi à bloquer encore un peu plus l’accès à notre vérité. Pourquoi donc ? Parce qu’il est douloureux de la connaître ? »

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