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Lectures 40, 41 & 42

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Ça fait tellement longtemps que j’ai envie de lire du George Orwell que j’ai acheté deux romans d’un coup et pas chez le géant A puisqu’on y trouve des éditions trafiquées comme le révèle le NY Times et dont parle le Dr CaSo (https://wp.me/s2MjF-1984). J’ai commencé par La Ferme des Animaux. J’ai adoré ce bouquin qui est sous-titré comme étant un conte de fée. L’histoire nous raconte comment des animaux ont décidé de prendre leur destin en mains et ne plus être exploités par les humains. A eux la nourriture en abondance, la liberté, le repos. Mais voilà, l’euphorie des premiers instants laisse place au dur labeur qu’il faut endurer pour ensuite bénéficier de la nourriture en abondance, etc. et c’est sans compter sur les cochons qui organisent le tout. Ce roman était une métaphore pour expliquer ce qu’était la Russie dans les années 40. Toutefois, quand on regarde le monde actuel, j’ai l’impression que plusieurs pays ont adopté le principe de la ferme des animaux…

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Le livre de Esmé Weijun Wang The Collected Schizophrenias traite de….schizophrénie. Le livre est divisé en plusieurs essais. Certains m’ont intéressée plus que d’autres. L’auteur décrit les divers diagnostiques qui lui ont été fournis quant à ses symptômes et donne leur définition selon la bible des psys (DSM-5). Elle explique ce que c’est que de vivre avec la maladie, à savoir le trouble schizotypique de type bipolaire. Elle raconte ses hallucinations tant visuelles qu’auditives et les difficultés qu’elle rencontre dans son quotidien. Livre très intéressant quand on connaît la théorie mais qu’on n’imagine pas forcément ce que cela implique dans la vie d’une personne porteuse d’un tel mal.

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Voilà longtemps que je souhaitais lire un livre de Annie Ernaux et Roseline m’a conseillé Les Années. Au début, je n’aimais pas vraiment le style narratif qui était une suite de faits du passé posés sur le papier. Bof. Et puis l’auteur arrive à son époque et raconte la France telle qu’elle l’a vécue. La fin de la guerre, l’arrivée de la télévision, du téléphone, du sèche-cheveux, quelles étaient les lectures à la mode, les hommes politiques, la sexualité, le choix dans les supermarchés, etc. et j’ai trouvé ça intéressant. Ce style littéraire neutre ne me dérangeait plus. L’auteur explique à la fin du livre qu’elle souhaitait raviver la mémoire collective. J’ai effectivement replongé dans certains souvenirs : ah l’arrivée d’une nouvelle télé avec, oh luxe suprême, la télécommande ! Plus besoin d’aller changer les chaînes sur les ordres de mon papa quand j’avais le malheur de traverser le salon 😁.

Et pour terminer en musique, je vous propose Keane avec I need your love