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Pourquoi j’aime tant la psychologie

Tout a débuté par ma dépression. J’ai pas compris comment j’avais pu tomber si bas et comment en remontant à la surface, le paysage avait changé. Je voyais enfin la lumière qui avait quitté mon environnement depuis si longtemps, alors que je ne l’avais même pas remarqué. Donc j’ai voulu comprendre pourquoi et comment on sombre et qu’est-ce qui fait qu’on s’en sort et que la vie prend alors un nouveau chemin. Mais avant d’oser franchir le pas dans ces études, il fallait qu’il m’arrive encore une tuile : un licenciement alors que je reprenais enfin le travail à temps plein. Il était temps de débuter ces études.

Je répète régulièrement que non seulement j’adore ces cours mais qu’en plus ils me sont utiles dans ma vie quotidienne. Et j’en ai eu la preuve aujourd’hui encore.

Ma nièce souhaite passer son permis de conduire. Elle s’est mise derrière le volant et sa maman a commencé à lui expliquer comment démarrer une voiture en première. Evidement, ma nièce a câlé. Plus d’une fois. Elle a eu peur et a décidé que ce n’était pas pour elle. Aujourd’hui, je suis allée la chercher et j’ai tenté à mon tour de lui apprendre les bases. Elle démarre…et câle. “Je te dit, c’est pas pour moi. Je n’y arrive pas. J’attends de prendre un cours avec un moniteur. C’est hors de question que j’aille sur la route, c’est trop dangereux, je ne peux pas”. Je lui explique qu’avec le moniteur elle ira également sur la route. “Non, je lui ai demandé !”.

On a refait un essai. Gros câlage, on est bien projetées en avant et je la sens se tendre, se fermer à tout nouvel essai. On discute alors de ce qui s’est passé, de quoi elle a eu peur. “De foncer dans le champ”. Je lui demande où est le problème. “Je veux pas abîmer ta voiture”. Je lui explique que je tiens effectivement à ma voiture et que si j’estimais que foncer dans le champ était dangereux, je l’aurais emmenée ailleurs. J’ai ensuite attaqué le problème sous un autre angle pour détourner son attention, lui ai fait faire deux-trois choses en restant au point mort, histoire qu’elle s’ouvre à nouveau un peu,  puis je lui ai demandé de réessayer. Elle a câlé mais…c’était moins violent. Et je le lui ai fait remarquer, qu’elle note également le progrès. Progrès dérisoire, certes, mais cette fois-ci on est restées bien assises. Elle ne pouvait pas le nier !

Après quarante-cinq minutes, non seulement elle a réussi à conduire un peu, faire de petites marches arrières, et même conduire ET passer la deuxième vitesse, le tout sur une petite route de campagne. Elle était souriante…

Je vous ai dit à quel point j’aime mes cours de psychologie et à quel point ils me sont utiles dans mon quotidien ?

 

Et pour terminer en musique je vous propose Bastille avec World gone mad

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