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Faites vous-même votre malheur !

Je ne suis plus trop présente car à ma grande surprise, je suis passablement occupée. Les journées sont trop courtes, ou parfois trop longues puisque je n’ai qu’une envie c’est d’aller dormir et que je suis trop occupée pour le faire…

Je garde tout de même des moments de « méditation », à savoir rester vautrée sur mon canapé à ne rien faire. J’adore ! Je laisse mes idées vagabonder. Je ne revis pas en boucle les moments désagréables de ma journée. Heureusement, j’ai appris à repérer ces pensées négatives très rapidement. Je respire alors un grand coup et passe à autre chose. Etudier la psychologie ça a du bon ☺️.

Je suis actuellement plongée dans un petit livre d’une centaine de page de Paul Watzlawick Faites vous-même votre malheur (The Situation is Hopeless but not Serious : The Pursuit of Unhappiness). L’auteur, psychothérapeute, nous explique comment être malheureux à l’aide de métaphores et petites histoires. Il prodigue des conseils extrêmement simples que tout un chacun peut suivre sans effort…et que nous suivons hélas tous dans notre quotidien !

Voici un petit exercice qu’il propose :

On s’enfermera dans une pièce calme. Au bout de quelques instants, on devrait prendre conscience d’un bourdonnement, d’un sifflement, ou de quelque autre bruit également monotone. Dans les situations ordinaires de la vie quotidienne, ce bruit de fond n’est pas perçu, masqué par le vacarme général qui nous entoure. En y prêtant suffisamment d’attention, on  l’entendra toutefois de plus en plus fréquemment et de plus en plus fort. Aller consulter…

Ou comment se créer des problèmes inexistants. Tout le livre regorge de ce type d’exemple. Il parle également de notre façon d’appliquer de vieilles solutions dans des situations actuelles et ne voir aucune amélioration. Cela rend la solution en vigueur de plus en plus inutile et par voie de conséquence la situation de plus en plus désespérée. Ensuite, l’inconfort croissant qui en résulte, joint à la certitude inébranlable qu’il n’existe nulle autre solution, ne peut conduire qu’à une conclusion et une seule : il faut insister. Ce faisant, on ne peut que s’enfoncer dans le malheur.

C’est par l’absurde que l’auteur nous fait prendre conscience de nos penchants à nous compliquer la vie.

Petite lecture instructive et agréable.

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Sorcellerie

Vendredi j’ai mangé avec deux chouettes amies. L’Enquiquineuse et l’Associée. Tout s’est très bien passé si ce n’est que l’Enquiquineuse est une sorcière et qu’elle trouve toujours le point sensible de ses interlocuteurs. Loin de se contenter de le repérer, elle appuie dessus avec insistance. Ce qui fait que lorsqu’on la quitte, on a le cerveau en ébullition et nos certitudes partent en fumée.

L’Associée et moi avions évoqué un projet qui nous tient à coeur. Evidemment que l’Enquiquineuse a tout de suite attrapé la balle au bond pour nous faire remarquer que peut-être nous nous voilions la face, que c’était une fuite. Ca c’était mercredi. Jeudi nous ne savions plus où nous en étions. Patatra, vingt mille questions surgissent de partout sans aucune réponse. Nous finissons par faire le tri et sommes heureuses de notre avancée. Mais ça c’était avant le repas de vendredi. Car rebelotte, l’Enquiquineuse nous félicite mais…

Ce « mais » a tout fait basculer. Nous sommes samedi et j’ai la boule au ventre. L’Associée m’apprend qu’elle a passé une partie de la journée aux toilettes.

C’est chouette d’avoir des amies mais des amies sorcières…c’est difficile. Toujours est-il que nous avons repris une page blanche pour notre projet et que j’ai réussi (avec l’aide de l’Associée) à rédiger une lettre sur un sujet qui m’est très pénible en ce moment. Les choses avancent… Merci l’Enquiquineuse 😉

 

ps J’espère que ce message est compréhensible malgré le peu d’informations fournies 🙂

A la recherche du Job Idéal

Je crois que cette fois-ci j’ai enfin compris que la vie m’envoyait un message pour que je réfléchisse. J’étais donc en pleurs le dernier jour de 2012 et je débute 2013 avec le sourire. Pourtant rien à changé.

J’ai réalisé que prendre un nouvel emplois actuellement ne me mènerait à rien. Oh, il serait certainement plus intéressant mais je ne saurais sans doute pas en profiter et resterais malheureuse. Outre le fait que je m’ennuie dans mon job actuel, pourquoi est-ce que je suis si insatisfaite en permanence ? Voilà sur quoi je dois travailler.

Chaque fois que je réagis mal à quelque chose, j’essaie d’analyser pourquoi. Pourquoi est-ce que ça me dérange ? Ce n’est pas évident puisque les réponses ne sont pas forcément valorisantes pour ma petite personne. Mais si je veux vraiment avancer, je suis bien obligée de regarder qui se cache tout au fond de moi et de l’accepter. Alors je pourrai enfin avancer correctement.

Je débute donc un travail bien difficile et que je suis seule à pouvoir accomplir. C’est un travail de tous les instants. Mais visiblement j’ai déjà réglé une question. Laquelle ? Je l’ignore, mais au boulot surgit en ce moment le problème des vacances refusées. Et je crois bien qu’en six ans c’est la première fois que cela ne me concerne pas 🙂 C’est encourageant pour la suite du chemin.

Cycle de sept ans

La petite route cabossée qui se trouve sur mon chemin serait tout à fait normale. En effet, tous les sept ans nous entrons dans un nouveau cycle. Le mien débute cette année. Faisons un petit retour en arrière de…disons sept ans.

Je suis dans l’année de mes trente-cinq ans. Rien ne va plus. J’ai changé de boulot et non seulement il ne m’intéresse pas mais en plus je subis une ambiance merdique. Il y a un gros tournus dans le service dû au mobbing persistant.

Courant juin je prends une semaine de vacances. Je suis trésorière pour une société de jeunesse qui organise une grosse beuverie fête qui se déroule sur quatre jours si mes souvenirs sont bons. Je suis crevée mais je m’éclate. Je me promène dans les différentes buvettes pour récupérer l’argent et redistribuer des rouleaux de monnaie. Ensuite je m’enferme dans ma petite roulotte pour faire les comptes, planquer les sous et rebelotte jusque tard dans la nuit (ou au petit matin, selon les préférences). L’ambiance est très sympa, je me sens revivre.

La reprise du travail est difficile. J’ai régulièrement des vertiges et des migraines. Je pleure régulièrement, j’en ai marre. Je rassemble mes économies et quitte la boîte. Je vais rester six mois sans travailler (j’avais de bonnes économies et j’ai diminué drastiquement mes dépenses, me contentant de l’essentiel). En gros, je prends soin de ma petite personne. Je tente de reprendre une estime de moi à peu près correcte. Je décide alors que quitte à travailler dans un milieu qui me déplaît autant être bien payée sans avoir de responsabilités. Un ami m’appelle et me propose le boulot adéquat : sans intérêt, bien payé et aucune responsabilité. Ma demande a été entendue.

Aujourd’hui je ne suis plus la même personne et ces conditions ne me correspondent plus. Petit à petit je me suis laissé embarquer sur la même pente qu’il y a sept ans. Mais cette fois-ci ma réaction diffère : Houston, we have a problem !