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Comment apprendre ?

Comme promis, je vais vous parler des conditions favorables ou non pour un bon apprentissage. C’est très axé sur l’apprentissage scolaire bien que ce soit utile pour tout type puisqu’il n’est pas nécessaire d’aller à l’école pour continuer à apprendre.Je tire mes informations d’un article de M. Boekaert [1].

Croire en ses capacités est un très bon prédicteur des résultats futurs, d’autant plus si on porte un jugement réaliste sur ses propres compétences; On sera plus à même de contrôler toutes les variables qui pourraient nuire à notre apprentissage. Et, voilà quelque chose de très important, il est vivement déconseillé de dire “essaie” ou laisser croire que si l’élève fait un effort il va réussir. Ces remarques agissent sur la confiance en soi sans pour autant que les compétences augmentent. En cas d’échec, la confiance prend un sacré coup.

Il faut apprendre à attribuer ses réussites à ses propres compétences (je suis capable et j’ai persévéré) et à attribuer les échecs à des causes extérieures du genre, le prof est nul, j’ai pas eu le temps de bosser, j’étais malade, etc. Ça évite de toucher la confiance en soi (sujet que j’avais déjà étudié en psychologie sociale et j’adore). Autant vous dire que je tente d’appliquer ce principe dans ma vie quotidienne et ma vie est bien plus facile, je rumine moins des pensées sombres. La semaine dernière je ruminais un truc bête et j’ai tenté d’attribuer mon “problème” à quelque chose d’autre que Moi. Ça a bien fonctionné puisque je ne m’en souviens plus. Votre chef vous a fait une remarque désagréable ? S’il a un problème avec vous, il doit vous l’expliquer calmement et de façon constructive. S’il est désagréable, ce n’est pas de votre faute : son chef lui est tombé dessus tôt dans la journée, sa fille est rentrée ivre le soir précédent, il s’est engueulé avec sa femme,…

Evidemment que si vous estimez que la chose à apprendre est sans importance, cela va être plus difficile à étudier. Donc il faut chercher à rendre la matière intéressante. Au début du semestre, je n’étais absolument pas motivée à étudier la psychologie de l’éducation. Je ne souhaite pas me lancer dans l’enseignement et depuis le temps que j’étudie, je trouve que je m’en sors plutôt bien. J’ai donc cherché à prendre ce cours sous un autre angle : en quoi peut-il m’être utile dans ma vie ? Depuis j’aime beaucoup cette matière 😉. On en parlait hier aux cours et les personnes qui n’arrivent pas à voir en quoi cette matière leur est utile, détestent ce cours…

Apprendre pour “apprendre”, à savoir, avoir un but de maîtrise, est plus profitable à l’étudiant qu’apprendre pour performer (être le meilleur). On parle de motivation intrinsèque quand on travaille pour soi et de motivation extrinsèque quand on pense à l’image de soi que l’on veut donner. Là encore, quand on bosse pour son image, l’estime de soi peut très facilement être fragilisée.

Ne jamais avoir peur de demander de l’aide, ce qui évite aux émotions négatives de prendre le dessus. C’est quand même mieux d’obtenir de l’aide que d’échouer non ? Il ne faut pas non plus hésiter à réévaluer la situation d’apprentissage (ou autre) du genre : est-ce tellement grave si je n’arrive pas à résoudre ce problème ? Hier, j’en ai résolu sept ! De cette façon, j’agis sur mon sentiment d’efficacité personnelle : je suis capable.

Il faut se fixer des objectifs clairs et concrets, ça aide à mieux s’organiser : Demain je lis le document n°1 en entier et je le résume. Si je suis motivée je vais en faire plus, mais si je ne le suis pas, j’ai un objectif tout à fait atteignable. Un plus jeune élève pourra se dire qu’il fera ses devoirs en rentrant avant de regarder la télé pour se motiver.

Toutes ces stratégies aident à penser que l’on contrôle son apprentissage et ce sentiment de liberté est très utile dans tout ce que nous entreprenons…

1. Boekaerts, M., (2010). Motivation et émotion : deux piliers de l’apprentissage en classe. Comment apprend-on ? La recherche au service de la pratique, 97-117.

Et pour terminer en musique, je vous propose Jacob Bellens avec Untouchable

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J’étudie Freud…ou pas…

Bon un nouveau semestre a débuté avec de nouveaux cours. Je vais donc étudier la psychologie clinique et la psychologie de l’éducation.

En psychologie clinique nous allons apprendre à différencier les différents courants  que sont la psychanalyse, la thérapie systémique, les TCC (cognitivo-comportementales) et la thérapie humaniste (ou rodgérienne). Pour l’instant je ne peux pas vous en dire grand chose si ce n’est que j’ai un à priori très négatif sur la psychanalyse. Pour moi la psychanalyse c’est Freud dont je ne pense pas le plus grand bien. Je ne demande qu’à être persuadée qu’il y a du positif dans ce courant. Les TCC je les associe au behaviorisme où on apprend au patient à modifier son comportement face à un stimulus (pour simplifier, imaginez le chien de Pavlov. Il entend la sonnette (stimulus) et il salive (réponse) en pensant que la nourriture arrive). Aucun avis sur le courant humaniste et je ne peux rien dire de mal sur la systémique puisque la psychothérapeute qui m’a suivie venait de ce courant.

En psychologie de l’éducation, on nous dit que nous allons apprendre à apprendre. Pourquoi pas… Nous allons étudier les différents courants que sont le behaviorisme, le constructivisme, la cognition et le socio-constructivisme du point de vue de l’apprentissage et de l’enseignement. Il faut savoir qu’actuellement les enseignements sont plutôt axés sur le socio-constructivisme même si le behaviorisme reste très présent.

Le behaviorisme consiste essentiellement à être stimulé afin d’établir des automatismes. Par exemple, l’élève apprend les prépositions dans une langue donnée et l’enseignant montre la photo d’un chien. L’élève doit répondre “je parle au chien”, puis la photo d’une fille, “je parle à la fille”, etc… A chaque bonne réponse, l’enseignant va féliciter l’élève. Le constructivisme est centré sur l’apprenant (on ne parle plus d’élèves de nos jours). C’est ce dernier qui est maître de son apprentissage. L’enseignant est “juste” là pour le guider et lui transmettre les ressources nécessaires. La cognition va fournir des techniques d’apprentissage et faire prendre conscience à l’apprenant des mécanismes de mémorisation qui se mettent en place dans sa tête. Quand on essaie de retenir quelque chose de façon mnémotechnique par exemple, c’est la cognition qui entre alors en jeu. Le courant socio-constructiviste est centré sur l’apprenant qui est responsable de son apprentissage et sur les relations sociales qu’il entreprend avec son entourage puisqu’on part du principe que l’on apprend beaucoup des échanges que nous avons avec d’autres personnes. C’est pourquoi les travaux de groupes remportent un grand succès auprès des enseignants. Nettement moins du côté des étudiants 😉.

Voilà pour aujourd’hui. Je devrais pouvoir vous en dire plus d’ici trois semaines, le temps pour moi de lire tous les nouveaux documents fournis par les enseignants et surtout les comprendre !

Et pour terminer en musique, je vous propose Elbow avec Magnificent. Chanson qui passe régulièrement sur la radio que j’écoute au boulot et qui souvent retient mon attention.