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Révisions et bavardage

C’est en rêvassant dans le train en rentrant ce soir que j’ai réalisé que je n’avais rien rédigé pour mon blog. Mince. De quoi pourrais-je parler ? J’ai bien une petite idée mais il faut que je réfléchisse un minimum pour monter mon article. Pas l’énergie. Ce n’est pas comme si j’avais travaillé d’arrache pied toute la journée. J’ai bien eu quelques clients. Mais ils nous dérangeaient à chaque fois, ma collègue et moi. Il se trouve que cette dernière était absente durant deux jours donc nous avions du bavardage à rattraper.

Je n’ai quasiment pas avancé dans mes révisions, je manque de motivation. Je lis vingt fois la même ligne et c’est tout juste si la vingt et unième fois je suis surprise de découvrir le sujet. C’est pourquoi je cherche des vidéos ou articles de journaux avec des exemples concrets sur les théories que je suis supposée maîtriser. Une fois que j’ai cet exemple, généralement accompagné d’une image, je le « photographie » dans mon cerveau et le lie à la théorie. Du coup, ça rentre bien plus facilement. Je ne comprenais pas trop la théorie qui expliquait les liens entre le cerveau cognitif et le cerveau limbique. Il m’a suffit de lire un exemple qui traite du sujet avec des rats et des récompenses. Du coup, je peux expliquer la différence entre le chemin cortex-thalamus et thalamus-cortex et faire un lien avec les théories des émotions.

Oh et puis il y a la théorie périphérique des émotions avec James-Lange et l’histoire de l’ours dans la forêt, la théorie centralisée de Cannon-Bard et les viscères ou la fièvre, la théorie bi-factorielle de Schachter et de l’homme armé dans une ruelle sombre. La théorie de base des émotions de Eckman et des participants avec un crayon dans la bouche, la théorie des marqueurs somatiques de Damasio et de notre éventuelle peur face à un serpent. On peut aussi parler du serpent pour faire un lien avec la théorie de l’appraisal de Lazarus. Ensuite je pars dans les histoires de morales avec l’histoire du trolley, de la contagion émotionnelle et j’imagine un miroir, les émotions accidentelles et je vois du mauvais temps… Finalement, j’ai quand même avancé un peu. Mais il me reste encore un sacré paquet à mémoriser d’ici dimanche soir, que je puisse passer au cours suivant.

Le problème, c’est que ce soir, je suis allée au centre commercial pour chercher une ceinture à boisson pour m’accompagner lorsque je vais courir (selon l’excellente idée de Jenny), et que je me suis arrêtée à la librairie…

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Et pour terminer en musique, je vous propose un chanson que j’ai probablement déjà postée ici. Je l’ai entendue lorsque je courrais hier et elle m’a filé la pêche donc je partage. Sia avec Chandelier

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Dans la cour des grands

Les études ont repris et je suis en Master à présent. Ce changement me stresse, d’autant plus que j’ai perdu mon binôme qui, elle, continue ses études en présentiel. Lorsque j’ai débuté le Bachelor, nous étions environ 60 élèves. En deuxième année nous n’étions plus qu’une vingtaine. Nous sommes sept à avoir terminé en juin (un semestre plus vite que prévu), cinq termineront en janvier et les cinq derniers un peu plus tard. Sur les sept à avoir terminé nous sommes trois à continuer à distance, deux rejoignent les cour en présentiel, une fait une pause de six mois et la dernière se spécialise dans son job actuel.

J’étudie la psychologie des organisations. Le premier devoir consiste à parler de l’organisation dans laquelle je travaille : son organigramme, sa structure, la hiérarchie, la formalisation du travail, etc… Je ne me suis jamais intéressée à l’entreprise dans laquelle je travaille actuellement puisque j’ai vite réalisé que j’étais parquée dans un coin sans aucune perspective de progression. Autant dire que ce devoir me casse les pieds. Je dois donc décrypter l’organisation avec un regard neutre. J’aime pas.

J’étudie également des fondements en psychologie. En l’occurrence, la régulation des émotions. Ça, je trouve passionnant. Là aussi j’ai un devoir à rendre mais j’ai apprécié les heures passées à bosser dessus (et je n’ai pas terminé). Je trouve très intéressant d’observer les différentes tactiques dont nous disposons pour augmenter ou diminuer une émotion plaisante ou déplaisante. Parce que oui, nous pouvons désirer diminuer une émotion plaisante : rire à un enterrement c’est mal vu sous nos latitudes. Dans certaines occasions, il est utile d’augmenter une émotion déplaisante : une équipe de sport qui va jouer un match a besoin de se stimuler et ressentir de la rage contre l’équipe adverse peut s’avérer payant.

J’ai encore un devoir en statistiques qui m’attend…au travail. J’ai oublié de prendre mes affaires. Comme c’est étrange 🤔.

Bref, je suis stressée, bien occupée et je dors super mal. Et c’est là que je devrais faire mes super exercices de méditation que j’ignore pour laisser la place à mes ruminations 🤪.

Pour terminer en musique je vous propose Nothing but Thieves avec un vieux titre Last Orders. J’aime la voix de ce chanteur et cette chanson me plaît également beaucoup.

Empathie

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Mes deux fripouilles

Je vous préviens tout de suite, pour les âmes sensibles, ceci est un message triste.

J’ai beaucoup de peine à gérer mon empathie. Le malheur des gens me fait extrêmement mal; je pourrais rester prostrée dans mon lit toute la journée. Du coup, j’ai bloqué une partie de mes émotions. Vous pouvez me raconter la pire horreur qu’il vous est arrivée, il y a une forte probabilité que je sourie. C’est ma protection. Chez moi c’est tout ou rien. Mais j’ai décidé qu’il serait temps que je commence à gérer un peu mieux la chose. Oh, parfois les barrières cèdent et je suis envahie d’émotions positives comme négatives. Je me mets à pleurer en admirant un coucher de soleil par exemple. Bref, il y a du travail.

En ce qui concerne les animaux, je n’ai pas encore trouvé comment me protéger. Les médias adorent parler de maltraitance, photos à l’appui, et moi je suis mal, très mal. Donc quand il s’agit de faire face à la souffrance animale, je suis une loque. Et hier n’a pas échappé à la règle. J’étais en voiture avec ma soeur lorsqu’elle se met à ralentir. Deux véhicules sont arrêtés sur le bas côté, sur une route à fort trafic. Je regarde, allez savoir pourquoi, du côté de ma soeur et là je vois, allongé par terre au milieu de la voie, un gros chien. Rien que ça c’était affreux. Mais à ce moment là mon attention s’est focalisée sur ce pauvre animal et j’ai entendu ses pleurs ! Je me suis senti mal. Nous avons discuté avec ma soeur pour nous changer les idées mais j’avais ces plaintes qui passaient en boucle dans ma tête.

Une fois arrivée à destination, je me suis dit que j’allais rentrer directement voir mes deux poilus. Mais finalement je suis restée un moment chez ma soeur pour admirer les huit chiots nés deux jours auparavant. Leurs petits cris ont remplacé les pleurs du pauvre chien dans ma tête. Cependant, un des chiots doit être nourri au biberon. La chienne le déplace régulièrement hors du panier, et le pose derrière la porte. Plutôt que de croire qu’elle l’enlève parce qu’il est faible et qu’elle ne le veut pas, nous avons préféré penser qu’elle le déplace lorsqu’il faut le nourrir. Du reste, lorsque ma soeur lui a donné le biberon, la chienne n’avait d’yeux que pour ce petit-là, qui a décidé de se battre.

Ma journée d’hier a été intense au niveau émotionnel et je suis contente d’avoir débuté la méditation, qui m’aide un peu dans ces cas-là.

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Un petit chiot bien dodu

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Photo prise par ma soeur du petit qui a décidé de se battre

Et pour terminer en musique, je vous propose une chanson découverte dans la deuxième saison de la série The Crown : Ronnie Hilton avec The Wonder of you

Ne Pleure Pas Jeannette…

Aujourd’hui je vais vous parler des émotions parce que c’est ce que j’étudie en ce moment, que je trouve ça passionnant, et ça m’oblige à réviser…

Il faut tout d’abord savoir que nos émotions sont importantes et contrairement à la croyance  populaire, les décisions prises lors de forts moments émotionnels sont très « raisonnables ». A quoi nous servent ces émotions ? Elles nous informent sur ce qui est important pour notre bien-être.

Nous évaluons en permanence notre environnement (appraisal) selon un certain ordre :

    • La pertinence : est-ce que l’événement en question me concerne ? On observe si c’est quelque chose de plaisant ou non. Une bonne glace ? Mmm c’est bon mais mauvais pour notre régime. On regarde aussi si ça nous apporte quelque chose. Si l’événement est menaçant (dernier point d’eau à des kilomètres à la ronde en plein désert) il sera jugé comme très pertinent.
    • L’implication : à quel point mon bien-être sera-t-il affecté ? Nous sommes donc face à un être animé. Si on se trouve face à un ours lors d’une balade dans la nature la réaction ne sera pas la même que si on est à la chasse à l’ours, prêt à tirer. On va évaluer les conséquences et l’urgence (l’ours va me dévorer).
    • Le potentiel de maîtrise : vais-je pouvoir m’adapter ? A ce moment du processus on réfléchit si l’événement est maîtrisable par nos propres moyens ou de l’aide extérieure. (Si je hurle, le garde à moins d’un kilomètre va-t-il m’entendre et me venir en aide pour abattre l’ours ?). Et enfin, si on ne peut rien faire, peut-on s’adapter aux conséquences. Concernant la rencontre avec l’ours, une fois qu’on a fini dans son estomac, la question ne se pose plus on est d’accord. Mais dans le cas d’un licenciement
      professionnel par exemple, est-ce la fin du monde ou est-ce qu’on peut s’en sortir ?
    • Signification normative : comment l’événement agit sur l’estime de soi ? Lors d’un licenciement, l’estime peut prendre un sacré coup. Est-ce de ma faute ou c’est la faute de « la crise » ?

Une fois que tous ces processus ont eu lieu, hop, on les refait dans l’ordre.

Une émotion comprend cinq caractéristiques :

      • les processus mentionnés ci-dessus, appelés appraisal,
      • un sentiment subjectif car oui, il nous arrive de penser consciemment à ce qui se passe. Mais ça reste une infime partie des processus émotionnels,
      • une réponse psychophysiologique : le rythme cardiaque change, la transpiration apparaît,
      • une expression motrice : les traits du visage sont modifiés ainsi que la tonalité de la voix
      • une tendance à l’action : faut-il fuir ou se transformer en statue de sel ? Attaquer le con qui nous agresse verbalement ? La tendance à l’action n’est pas l’action en elle-même. Face à un petit chefaillon, on aura tendance à vouloir lui casser la gueule. Or, on ne va rien faire si on veut garder son poste…

Si comme moi vous être hyper émotif, il faut vous dire que vos émotions vous rendent service (mouais, on se rassure comme on peut). Parce que les émotions nous aident à prendre conscience de certaines choses alors que nos ressources attentionnelles sont limitées. (Voir un précédent article : cécité aux changements ).

Il faut aussi savoir que nos émotions sont influencées par nos humeurs par exemple. Une personne souffrant de dépression vivra le processus d’appraisal avec un biais lié à son humeur négative. Et enfin, si elles nous permettent de bien focaliser notre attention sur un stimulus, elles nous empêchent de prendre en compte les détails autour. Par exemple, sous la menace d’une arme, nous allons bien regarder le pistolet alors que nous serons probablement incapables de décrire la personne qui le tient !

Comme d’habitude, j’espère avoir bien compris mon cours et vous l’avoir expliqué de façon compréhensible.

Sources :
Sander, D., & Scherer, K. R. (2009). Traité de psychologie des émotions (Dunod). Paris.
« Neuropsychologie des émotions » dans L’Essentiel n°7 de Cerveau et Psycho – Le pouvoir des émotions (août/octobre 2011)

Et pour terminer en musique Je vous propose The Liminanas avec Garden of Love (feat. Peter Hook)