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Encore deux semaines et j’ai les examens. Encore un semestre et c’est fini. Et après, je fais quoi ? Il se trouve que j’aime bien étudier, c’est pour moi un passe-temps. Au début, c’était surtout pour me prouver que j’étais capable de réussir à l’uni. J’ai obtenu un premier Bachelor puis j’ai enchaîné en Master mais j’ai tout arrêté : je n’aimais pas la spécialisation choisie et ma dépression est tombée au bon moment. En plus, elle m’a orientée vers la psychologie et j’adore ce que j’étudie.

Je pourrais me contenter d’étudier dans mon coin, de parcourir des bouquins en fonction de mes envies. Mais je me connais, je suis incapable de me soumettre à un rythme quelconque. Donc au bout de six mois, j’aurai lu tout au plus deux livres sans rien avoir retenu. Puis je vais laisser tomber. Autant je déteste les devoirs à rendre à date fixe, les échéances à tenir, autant ça m’oblige à me structurer et à ne pas lâcher bêtement. Je prépare mes notes, et pour tout comprendre, je lis vingt mille articles et/ou livres sur le sujet concerné, et mes notes et mon plaisir augmentent. Le problème vient au moment de réviser pour les examens : j’ai beaucoup trop de notes/papiers divers/articles à disposition. Je dois faire le tri pour rester à une dose raisonnable de choses à mémoriser. Je me souviens qu’à la fin du premier semestre je devais apprendre une trentaine de pages manuscrites et je m’en sentais incapable. Aujourd’hui on est bien loin du compte ! Autant je stresse pour ces fichus examens (il faut vraiment que je me penche sur le pourquoi une fois), autant il y a un côté excitant de savoir si je vais réussir à tout mémoriser/comprendre. Je m’invente plein de petits films pour me souvenir de mots clés; je touche des parties de mon corps (la bouche, le nez, les yeux,…) pour retenir différents concepts. J’adore constater cette capacité qu’a notre cerveau à encoder et ressortir autant d’informations.

Mais voilà, plus qu’un semestre et c’est fini. La grande question qui m’occupe en ce moment : je case mon stage durant le semestre qui arrive et je débute le Master en septembre ou je m’arrête là et du coup de peux faire mon stage le semestre prochain, histoire de ne pas être surchargée les six prochains mois ?

Et pour terminer en musique je vous propose Sporto Kantes avec Lee que l’on entend dans le générique de fin de la série Kaboul Kitchen.

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Anxiété

Deux examens de faits, plus qu’un…il faut que je commence à réviser ! Et c’est l’idéal pour vous parler d’anxiété puisque c’est, entre autre, un sujet que je dois revoir et que je vis intensément.

Etre anxieux n’est pas un mal en soi. Au contraire. Un peu de stress avant une session d’examens permet de décupler ses efforts pour réviser. Mais quand on dépasse le stade acceptable, c’est mauvais. Mémoire en berne, pertes de moyens, panique et j’en passe. Moi j’ai tendance à faire des attaques de panique. Je connais, j’en fais depuis l’adolescence. C’est pas pour autant que je sais les gérer. C’est juste impossible. Mais qu’est-ce qu’une attaque de panique ?

Selon le DSM-5 (manuel de classification des troubles mentaux), une attaque de panique est une montée brusque de crainte intense ou de malaise intense qui atteint son acmé en quelques minutes. Il faut ressentir au moins quatre sur treize symptômes répertoriés. En ce qui me concerne, j’ai l’accélération du rythme cardiaque, transpiration, nausée, impression d’évanouissement, bouffées de chaleur. Pas besoin d’une situation négative. Une plaisante peut produire la même chose. Je me souviens de mes 40 ans. J’étais invitée dans un restaurant chic par des amis. J’ai passé la soirée aux toilettes ! Je m’en veux encore. Je n’ai absolument rien pu avaler. Je me suis contentée d’un thé à la menthe !

Donc en plus de l’attaque de panique, il y a la honte. Et là j’ai une pensée particulière pour une amie qui vient de passer un moment désagréable et je l’embrasse bien fort, ça va aller mieux !

Aujourd’hui j’ai accepté le fait que je suis anxieuse et que malheureusement, je ne peux pas contrôler ces accès de panique. J’ai beau savoir que ma réaction est totalement irrationnelle, je sais que mes émotions ne répondent pas correctement à un stimulus, que ma cognition est biaisée, j’ai appris tout ça… et pourtant, je panique sans pouvoir réagir.

Le jour des examens, j’ai pris un calmant (ne pas le faire juste le jour J car le résultat risque d’être catastrophique. Demander conseil à son médecin !). Quand j’ai lu les questions, mêmes celles qui ne m’inspiraient pas, je n’ai pas ressenti cette affreuse boule au ventre, aucune transpiration particulière, pas de vide absolu ! Une copine est sortie après 30 minutes car elle ne savait rien. Elle a énormément bossé et je suis sûre qu’elle savait plus qu’elle le pensait sur le moment. Pareil au deuxième examen, une autre copine a choisi de développer la réponse qu’elle maîtrisait le moins sur un choix de deux questions. La panique est une horreur. Et nous étudions la psychologie 😂.

Une thérapie est un bon moyen pour atténuer les symptômes. Parfois il faut passer par le couple thérapie-médicament. Mais une chose est sûre, nous sommes très nombreux à souffrir d’anxiété et il n’y a aucune honte à avoir. Ce n’est pas un signe de faiblesse contrairement à ce que notre culture laisse croire. Il y a une part génétique. Nous ne sommes pas tous doté des mêmes ressources pour lutter contre le stress !

Et pour terminer en musique je vous propose une vieille chanson de Franz Ferdinand Outsider. J’adore l’intro !

Comment je gère mon stress

Comment je gère mon stress ? Très mal à vrai dire. J’ai tellement paniqué en janvier que je commençais tout juste à retrouver plus ou moins un niveau de calme. Or, la nouvelle session d’examens approchant à grands pas, le stress a repris de façon hallucinante. J’ai bien des petits exercices à faire et oui, je suis détendue après…durant au moins 30 secondes ! Les huiles essentielles, les comprimés aux plantes…pffff….stress bien trop élevé, ça n’agit plus !

J’essaie donc de faire le vide. Pas par la lecture. J’ai déjà bien assez à lire pour mes révisions.

J’évite les films et séries car étant hyper émotive, ça n’est pas bon pour mon anxiété actuelle.  J’ai fait une exception avec la série Malcolm. Je me suis tapée les sept saisons et j’ai bien ri devant les âneries des gamins et les parents. Dewey, Reese et Malcolm me manquent 😄.

Mais ce qui me va bien, c’est ma télé. Oui, elle est en grande période de dépoussiérage. Oh mais rien où je dois réfléchir. Et trouver des programmes où les neurones ne sont pas nécessaires n’est pas un problème. J’évite tout de même Les Anges…, Hanouna ou Arthur à qui j’ai envie d’envoyer des baffes non stop. Mauvais pour la zen attitude. Mais j’ai trouvé bien d’autres choses :

Le mec qui transforment les piscines quelconques de familles richissimes en superbes lagon avec cascade et grotte. Ca fait rêver.

L’équipe qui crée des aquarium géants fait sur-mesure pour de riches clients. Là aussi j’aime rêver.

Le Dr Pol. Un vétérinaire aux States qui s’occupe essentiellement des animaux de la ferme. Bon, au bout du cinquième vêlage compliqué ça devient un poil lassant.

La Clinique des animaux exotiques. Ca c’est mignon. Je ne savais pas que des poissons pouvaient subir de la chirurgie !

SOS César, l’homme qui vient en aide aux gens incapables de dresser leur chien.

Hélicoptère d’urgence ou qqch du genre. Ca se passe en Australie et on suit les médecins qui se déplacent en hélico pour accéder rapidement à des endroits parfois fort reculés. J’aime les paysages.

Winter in the Sun où des Anglais proches de la retraite, recherchent une résidence sur la côte espagnole. Du coup on visite quelques jolies propriétés.

Mais je viens de découvrir le top du top où absolument aucun neurone n’est requis : la famille Kardashian. Bienvenue dans un monde futile et hypocrite. Mais j’adore leurs maisons 😂. Et j’ai vu un extrait de Rich kids of Beverly Hills qui a l’air du même acabit.

Bref, vivement fin juin que je me ressaisisse ! En plus j’ai de chouettes bouquins qui m’attendent.

Et pour terminer en musique, je vous propose Sia avec Cheap Thrills que j’ai constamment dans la tête ces jours.