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Paresseuse ? Non, je profite de l’effet de masse !

Comme je n’ai absolument pas bossé mes cours ce mois-ci, ça va être difficile de procéder à une petite révision pour mon article hebdomadaire… mais je ressors mes notes de février, c’est bien aussi 😄. Je vais donc vous parler de Paresse sociale et de Facilitation sociale.

Les profs adorent nous faire travailler en groupe. Je ne sais pas pour vous mais moi je déteste ça ! Il apparaît que lorsque les personnes sont plus ou moins de même niveau, même si elles ne connaissent pas la réponse au problème posé, elles vont nettement mieux progresser que si elles travaillaient seules. Parce que comme je l’ai déjà expliqué dernièrement, si face à nous quelqu’un n’a pas les mêmes idées, nous allons arrêter d’admirer notre nombril et réfléchir différemment. Voilà pour les travaux de groupes dans le cadre des études même si les deux effets dont je vais parler peuvent intervenir.

En société nous nous retrouvons souvent dans des groupes. Les ménagères de moins de quarante ans (dont je ne fais plus partie 😂), les hommes à moustache, les musiciens amateurs, l’équipe X au basket, etc. Et là, les effets de la paresse sociale apparaissent.

Imaginez que vous jouer au jeu de la corde. Vous être à un bout et une personne à l’autre. Vous tirez chacun de votre côté pour faire perdre votre adversaire. Vous mettez une certaine force à l’ouvrage. On reprend le même jeu, mais par équipe cette fois-ci. Vous êtes au milieu des vôtres face à une équipe adverse. Et là, vous mettrez moins de force à l’ouvrage : voici la paresse sociale dans toute sa splendeur !

Des chercheurs (Latané et al.) ont cherché (ben oui, ce sont des chercheurs) à savoir si le phénomène se rencontrait chaque fois. Ils ont donc ôté toutes les variables qui pouvaient influencer les participants lors de leur expérience. Afin que ces derniers ne se basent pas sur leurs voisins, ils se sont retrouvés les yeux bandés avec un casque sur les oreilles diffusant un son continu du 90dB, dans un studio insonorisé. Ils devaient crier le plus fort possible. Quand leur tout venait, ils recevaient une simple information dans le casque leur précisant s’ils allaient crier seuls ou accompagnés (les informations étaient évidemment erronées). Il s’avère que les participants ont systématiquement crié moins fort lorsqu’ils pensaient être accompagnés !

A quoi est due cette paresse sociale ? Trois causes :

  1. Les individus pensent que tout le monde ne fournit pas le même effort,
  2. Chacun a une idée très personnelle du but à atteindre. Par exemple produire tant de décibels. Que l’on soit seul ou en groupe, on adapte notre performance pour atteindre le but fixé subjectivement,
  3. En groupe, on a l’impression que nos efforts sont moins reconnus, fondus dans la masse et que nous ne sommes donc pas valorisés à notre juste valeur.

Dans le cadre d’une forte pression pour atteindre un but difficile, la pression que l’on reçoit est plus grande si on est seul que si on fait partie d’un groupe (théorie de l’impact social), ce dernier recevant la pression divisée au sein de tous ses membres.

Je continuerai sur la facilitation sociale la semaine prochaine.  (Ceci est un teasing de la mort 😂).

 

Et pour terminer en musique je vous propose de belles voix The Gugulethu Tenors avec Nyamezela