Tag Archive | Irvin Yalom

Lectures 37, 38 & 39

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J’ai retrouvé ce livre de Irvin Yalom dans ma pile à lire. Il y avait bien un marque page à l’intérieur, dans les premières pages, mais je n’en ai aucun souvenir. Love’s executioner est une suite de courtes histoires qui traitent de psychologie évidemment, puisque l’auteur est un psychothérapeute reconnu dans son domaine et qu’il aime transmettre ses connaissances sous forme de romans. Diverses problématiques sont évoquées avec à chaque fois, des personnages différents. Les histoires sont tirées de vrais cas traités par Yalom et montrent à chaque fois des patients touchants puisque sans empathie, il est quasiment impossible d’aider autrui. Lecture agréable mais je l’avoue, j’ai un léger faible pour tout ce qui touche à la psychologie 😄.

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Je ne sais plus vraiment comment j’ai entendu parler de Preet Bharara. J’avais lu son nom sur Twitter lorsqu’il s’est fait virer par le crétin orange. Puis je suppose que son nom est ressorti souvent, toujours sur Twitter, lorsqu’il a créé son podcast Stay tuned with Preet. Je l’ai écouté et j’aime bien. Du coup, j’étais intéressée par son livre Doing Justice lorsqu’il l’a publié même si j’avais un peu peur qu’il soit ancré sur les arcanes de la justice américaine. L’auteur y parle de son précédent emploi en tant que procureur du district de New York pour expliquer ce qu’est la justice et il explique le tout avec de nombreux exemples réels et intéressants que ce soit pour détailler le rôle des informateurs ou encore savoir si le dossier arrivé sur le bureau des avocats mérite d’être traité ou non. C’était le livre audio que j’ai choisi pour le mois d’août et j’ai passé un agréable moment à l’écouter.

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J’ai découvert l’auteur, Sorj Chalandon, grâce à mon club de lecture. J’avais bien aimé le livre sélectionné et donc, quand j’ai vu que l’auteur avait un nouveau roman qui sortait à la rentrée littéraire, je me suis empressée de l’acheter. Une Joie féroce nous entraîne dans la vie de Jeanne qui découvre son cancer, Jeanne et sa première chimiothérapie, Jeanne qui perd ses cheveux, Jeanne dont le couple bat de l’aile. Jeanne avance sans bruit et subit le tout sans réaction. Puis elle se révolte, se lie d’amitié avec trois femmes et se lance avec elles dans le vol d’une bijouterie pour aider l’une de ces dernières. Bien que le cancer occupe une grande place dans ce roman, l’histoire est prenante, les personnages attachants et l’écriture très agréable. Plusieurs fois je me suis mise à papoter avec ma collègue pour me changer les idées et ne pas pleurer au début. Ensuite l’histoire entre les trois femmes occupe plus de place ce qui m’a permis de respirer et continuer ma lecture l’esprit un peu plus libre. Un joli roman.

Et pour terminer en musique, je vous propose Britney Spears avec Toxic

 

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Lectures 31, 32 & 33

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J’avais été mitigée quant au dernier roman de Irvin Yalom. Je trouvais que l’auteur se mettait trop en avant. Alors il est clair que dans son autobiographie, j’ai été servie. « Je suis parfait », « Je suis merveilleux », « Je suis le meilleur » apparaissent à chaque page, même si exprimés différemment. Evidemment qu’il doit parler de lui mais lire et relire qu’il gagne beaucoup d’argent, qu’il voyage énormément dans des endroits paradisiaques, qu’il loge dans des hôtels de luxe ou de magnifiques résidences, qu’il est reçu comme un roi lorsqu’il donne des conférences, heu…je m’en fiche un peu. Ça ne m’apporte rien d’intéressant sur le Monsieur si ce n’est qu’il est passablement imbus de lui-même et qu’il a certainement un problème. Sauf que vers la fin du livre, bien caché, il indique tout de même qu’il souffre d’un cruel manque de confiance en lui et que pour le masquer, il a constamment besoin de se mettre en avant. Je m’en étais rendu compte 😄.

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Un essai de Tom Wolfe. Petit car le livre ne fait que 142 pages (contrairement à ses pavés habituels), c’est donc vite lu. Je réalise que cet auteur me plaît bien et qu’il faut que je recherche ses autres romans qui ne sont pas encore passés entre mes mains (j’ai lu Le Bûcher des Vanités et Bloody Miami). Il dépeint la société avec un regard sans fard. Ça grince. Ici c’est le monde des média et de la course à l’audience télévisuelle d’un côté, et du  monde de l’armée et ses préjugés de l’autre. Un monde qui veut la vérité à tout prix, quitte à la modifier un peu pour mieux vendre, et l’autre qui cloisonne l’information et ne laisse rien filtrer.

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Et voilà le dernier roman de la saga de Elena Ferrante. J’ai aimé le début de ce quatrième volume, nettement mois la fin qui tirait en longueur. On y retrouve évidemment toujours les deux amies au parcours bien différent. Lorsque l’une monte vers les sommets, l’autre redescend dans l’anonymat et l’indifférence. Les Américains en ont fait une série et j’ai vu qu’elle était proposée chez l’un des nombreux fournisseurs que je paie. Je vais sans doute vérifier si ça me plaît, histoire de ne pas payer dans le vide…

Et pour terminer en musique je vous propose Dominique A avec La Clairière

Lectures 22-23

Je suis contente, j’arrive à me discipliner et lire régulièrement. Bon il peut se passer une semaine sans que j’ouvre le moindre bouquin puis que j’en dévore un en deux ou trois jours mais comme mon objectif était de lire douze livres dans l’année avec comme idée de m’astreindre à au moins un par mois sur douze mois, je m’en sors plutôt bien.

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J’étais à la librairie et ce livre de Irvin Yalom Thérapie existentielle était mis en évidence. Comme j’aime bien cet auteur, je suis repartie avec l’ouvrage. C’est le premier livre de cet auteur qui me laisse sur ma faim. Il s’agit de courtes histoires qui toutes traitent de la mort d’un être cher, du vide que l’on peut ressentir, du regard que l’on porte sur sa propre vie ou encore de la peur de sa propre mort. Et c’est sur ce dernier point que je m’arrête. Car l’auteur, à chaque histoire, rappelle que sa mort à lui approche. Il a 81 ans lors de la rédaction de ce recueil et explique que d’assister aux obsèques de ses patients, de ses proches ou d’avoir des patients qui recherchent de l’aide à la suite du décès d’un conjoint, le mettent face à son âge avancé. Je trouve très intéressant son questionnement mais j’aurais préféré le lire dans un livre dédié juste à ça genre Moi Irvin Yalom face à la fin de ma vie plutôt qu’il rapproche chaque existence à sa propre mortalité. J’avais l’impression que les histoires n’étaient qu’un prétexte pour qu’il puisse parler de lui. Voilà, je crois que c’est ce nombrilisme qui m’a dérangée (dit celle qui raconte sa vie sur un blog). Dans Le Jardin d’Epicure il parle beaucoup de sa vie et ensuite il amène des histoires en complément. J’ai aimé. Mais là pas. « Machin a vécu ça c’est comme moi qui… » ne me plaît pas.

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J’ai décidé de retenter un John Le Carré et c’est Our Kind of Traitor qui s’est retrouvé entre mes mains. J’avais déjà parlé de mes difficultés avec cet auteur ICI. Ça n’a pas changé. J’ai toujours de la peine avec le vocabulaire employé et pourtant le roman date de 2010 seulement. Je vous mets un extrait de la page 39 alors que l’héroïne décrit un personnage :

« Pockmarked », says Gail promptly, again dazzled by how it was all there before her in her memory. Fifty-odd. Pumice-stone cheeks. A drinker’s paunch. She thought she’d seen him drinking surreptitiously from a flask at the tennis, but couldn’t be sure.

Dans ce court paragraphe, j’ai trois mots que je ne connais pas. Ce n’est pas bien grave, rien ne m’empêche de comprendre l’histoire. Pockmarked je devine que ça a trait à son visage. drinker’s paunch une caractéristique physique des gens qui boivent mais pumice-stone cheeks je n’arrive vraiment pas à deviner si ce n’est que cela concerne les joues que je ne peux absolument pas visualiser. Voilà donc ce que je veux dire : à tout moment il y a un mot comme ça que je n’ai jamais lu auparavant et que je suis incapable de deviner. Ça me frustre et ça ralentit ma lecture car je n’aime pas quand je ne comprends vraiment pas. A part ça, j’ai bien aimé le roman, pas de temps mort, pas de longues descriptions. L’histoire avance à un rythme agréable…mais je n’ai pas aimé la fin qui laisse plusieurs questions en suspens. Non que la fin soit mauvaise, mais comme je suis une grande curieuse, j’aime avoir toutes les réponses alors que là, je les devine et elles ne me plaisent pas.

Et pour terminer en musique je vous propose mes chéris Muse avec The Dark Side qui figure sur le nouvel album prévu le 9 novembre, album que j’ai bien entendu pré-commandé.

Non tu n’as pas changé…

Aujourd’hui je reviens avec mon grand « ami » Irvin Yalom et un passage tiré de son livre La Malédiction du chat hongrois (Galaade Editions, 2008, également paru en Livre de Poche).

Une femme se plaint  de son travail et du fait qu’elle reste désespérément célibataire car les hommes ne s’intéressent qu’au physique des femmes, qu’elle se sent piégée et qu’elle se trouve dans un cercle vicieux. Son thérapeute lui rétorque alors :

– Vous allez rester dans ce cercle vicieux tant que vous continuerez à penser que c’est toujours la faute des autres. De la faute de votre PDG incompétent, du monde des célibataires qui est une jungle, des commerciaux complètement crétins. Je ne dis pas que ce n’est pas vrai. Je dis juste…[…] que je ne peux rien faire contre ça. Le seul moyen dont je dispose, c’est de briser ce cercle vicieux et de me concentrer sur ce qui, en vous, pourrait initier ou aggraver ces situations.

– Je me rends à des soirées pour célibataires, et il y a dix femmes pour un homme […] et vous voulez que je me concentre sur ma responsabilité dans cette situations ?

– […] Nous y revoilà, nous retournons dans cet espace. Ecoutez-moi : je ne suis pas en désaccord avec vous – la situation est difficile. Entendez-moi bien : je ne suis pas en désaccord avec vous. Mais notre travail, c’est de vous aider à opérer en vous des changements qui pourraient améliorer cette situation… »

Ceci résume très bien le travail que j’ai réussi à opérer grâce à l’aide de mon thérapeute. Dans toutes situations il est bien plus facile de rejeter la faute sur l’autre. Facile et humain. Or si tous les problèmes viennent des autres, notre vie se transforme en enfer et nous devons nous contenter de subir. La vie est moche, allons tous nous jeter sous un train… Heureusement que l’on a la possibilité d’ôter nos oeillères et de modifier l’orientation de notre regard. Pourquoi se focaliser sur ce chef désagréable ou cette collègue totalement incompétente ? Il suffit de se concentrer sur son travail. « Oui mais le chef vient tout défaire ». Et alors ? Vous êtes payés pour effectuer telle tâche, faites-la de votre mieux. L’essentiel est que VOUS soyez satisfait, fier de votre travail.

*J’ai une collègue qui me hait. Dès que j’ai le dos tourné, elle vérifier TOUT ce que j’ai fait. Absolument tout. J’ai même découvert qu’elle va fouiller dans mes tiroirs. Elle met des petites notes si elle aperçoit l’ombre d’une erreur. Par exemple, il manquait dix centimes dans notre petite caisse. Elle a imprimé le solde et entouré en rouge l’erreur. Lorsque j’ai repris cette caisse, il manquait toujours ces dix centimes. J’ai donc ouvert notre petite enveloppe « secrète » prévue pour ce genre d’erreur et ai pris la somme manquante. Problème réglé.

Nous avons donc là deux façons de voir :

1) Ma collègue, qui me juge incompétente, vérifie tout mon travail. (J’ai un chef à qui je rends des comptes et ce n’est pas elle). Elle passe du temps à chercher mes erreurs…Trop concentrée à nourrir sa haine, elle-même fait quelques erreurs dont elle ne se rend pas compte. A chaque fois qu’elle (croit ?) découvrir quelque chose, elle jubile alors qu’en fait son mal-être augmente. Elle se retrouve finalement dans un cercle vicieux. Plus elle pense que je suis nulle, plus elle va chercher à le prouver et plus elle se rend malade.

2) Moi je vois son petit mot en rouge, je regarde, constate…et corrige. Ca me prend pris moins de 10 secondes. Je peux passer à autre chose.   Plus facile à dire qu’à faire ? Oui mais pour vous c’est différent ? Ah mais vous avez plusieurs collègues qui sont réellement incompétents ? Sachez qu’avant ma dépression, je ressemblais furieusement à ma collègue…

*Adapté librement de ma vie réelle 🙂

Effet « Rippling »

Je suis toujours à fond avec mon maître à penser du moment, à savoir Irvin Yalom. Je vais vous parler aujourd’hui de l’effet « Rippling ». Le Jardin d’Epicure parle de la mort. Tout être humain a naturellement peur de mourir et cette peur se traduit toujours à un moment ou un autre dans sa vie. Selon l’auteur, ce peut être dans des cauchemars, dans des sports extrêmes ou une peu ressentie au quotidien. En fait, les gens ont besoin de laisser une trace de leur passage sur la terre. Or nous le faisons tous, de façon consciente et/ou inconsciente. Et ceci est l’effet « Rippling ». Comme lorsque l’on lance un caillou dans l’eau et que l’on obtient des ricochets. Le bien que l’on procure aujourd’hui peut avoir des effets positifs qui perdurent après notre départ. Mais l’on peut également transmettre de bonnes choses, avoir d’excellents effets sur autrui…à notre insu. Et plutôt que vous transmettre les exemples fournis dans le livre, il se trouve que j’en ai lu un qui illustre parfaitement cet effet. C’est pourquoi je vous invite à vous diriger vers le blog de William Réjault.

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Un peu de psychologie

Non je ne vais pas vous parler de mes cours qui pour l’instant ne me passionnent pas particulièrement. Savoir qu’il existe un concept qui prétend que nous naissons avec déjà tous nos acquis et que ces derniers ne s’activent qu’en fonction de notre environnement m’énerve. J’ai peut-être de super dons dans mes gènes et mon environnement s’en contre fiche. Du coup lesdits gènes restent endormis à jamais. Quelle tristesse. Un autre concept nous dit que nous naissons complètement idiots et que notre environnement nous apprend à vivre. En gros, on voit un mur, on fonce dedans car on est bête. Mais on ne fonce pas dedans deux fois car ce merveilleux environnement nous aura appris que foncer dans un mur ça fait mal !

Bref, moi je veux vous parler de mon humeur de chien qui est remontée petit à petit grâce à la lecture de Le Jardin d’Epicure de Irvin Yalom. Deuxième livre que je lis de ce psychiatre, deuxième livre que j’adore.

Depuis le premier jour de mon travail, j’ai une collègue qui a décidé que j’étais un sale insecte nuisible et qu’il fallait m’écraser. Chaque semaine elle achète une nouvelle tapette mais je résiste, je suis comme la mauvaise herbe 😁 Seulement ça fait cinq mois que ça dure et j’avoue flancher un peu. Puis je suis tombée sur cet extrait qui m’a rappelé pourquoi j’étais sortie de ma dépression et pourquoi je me sentais alors si bien :

« Aucun changement positif ne peut intervenir dans votre vie tant que l’idée reste ancrée en vous que les causes de votre vie imparfaite sont à chercher au-dehors de vous-même […] Vous et vous seul êtes responsable des aspects fondamentaux de votre vie et vous seul avez le pouvoir de la changer » (p.114, collection Livre de Poche, éd. Galaade 2009).

Ce passage me parle beaucoup. Plutôt que me focaliser sur ma vie, j’ai eu soudain tendance à me concentrer sur les problèmes de cette femme. L’insecte qu’elle chasse désespérément ce n’est pas moi. Je ne suis pas une nuisible. Elle peut continuer à s’exciter devant des moulins à vent. Ma vie est ce que j’en fais et j’ai décidé de ne pas me tourmenter avec ces histoires.

Rappelez-vous que c’est très simple de se recentrer. Dans mon exemple, ce sont les problèmes de ma collègue. Finalement c’est elle qui souffre de ma présence. Pourquoi devrais-je vivre cette souffrance puisque c’est la sienne ? C’est pourquoi je la laisse s’agiter pendant que moi je souris aux clients de passage qui repartent généralement de bonne humeur.

Oh et puis le printemps commence à montrer le bout de son nez 🌺🌷💐