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Albertine disparue

Je lisais distraitement mon cours sur la psychologie du consommateur et les différents processus qui entrent en jeu lors d’un achat. Je trouvais qu’il y avait beaucoup de choses à prendre en compte et que c’était pénible pour avoir une vue d’ensemble. Et puis, sans s’en douter, Dr CaSo¹ est venue à mon secours. Elle vient de s’offrir une magnifique voiture (je veux la même si vous ne savez que faire de vos sous). Et si je faisais un lien entre cet achat et ma jolie théorie ? C’est parti…

Tout d’abord, notre chère Docteure a pris conscience de ses besoins et de ses motivations. En l’occurrence, il s’agit d’un besoin externe, elle se retrouve bientôt sans véhicule (un besoin interne consiste à acheter à manger). Ensuite, elle est partie à la recherche d’informations :

1) celles stockées dans sa mémoire

2) une recherche active afin de compléter sa liste et là, elle a regardé des vidéos et lus divers articles. Il y a également les sources liées à l’expérience : elle conduisait déjà une voiture de marque identique.

Ensuite, elle a évalué les alternatives à partir de différents attributs : le prix, la qualité, la marque,… Cependant, des facteurs situationnels peuvent entrer dans la balance. Ici, DrK se renseignait pour un achat futur qui s’est finalement concrétisé le jour-même puisque le produit qu’elle souhaitait était déjà disponible. Mais le concessionnaire aurait pu lui déconseiller ce modèle pour différentes raisons et elle serait peut-être partie avec un tout autre véhicule. Pourquoi pas une Smart ?

Une fois l’achat effectué, le consommateur estime les conséquences de son achat : prix vs contentement. Dr CaSo note qu’elle a eu plein de réflexions enchevêtrées. C’est tout ? Non, vous pensez bien, d’autres facteurs sont intervenus. Des facteurs internes et externes jouent un rôle dans cette transaction avant, pendant…et après.

Quels sont donc ces facteurs ? Pour les internes nous trouvons : les besoins, la motivation, les attitudes, la personnalité, le concept de soi, les valeurs et enfin le style de vie. Selon notre âge ou notre sexe, nous n’aurons pas les mêmes besoins par exemple. La profession, la nationalité ou la religion peuvent également influencer nos choix. Les facteurs externes regroupent : le milieu familial, l’entourage et le groupe.

Vous êtes toujours là ? Prenons les facteurs internes, propres à la personne, qui influencent la prise de décision.

On arrive à la motivation et la théorie de Ryan et Deci, cette même théorie que je reprends pour mon mémoire. On peut dire qu’il y a une partie de régulation externe: notre consommatrice opte pour une voiture plutôt que les transports publics sous pression externe; son pays offre peu de services qui tiennent compte de son handicap pour ses déplacements quotidiens. Elle pourrait tout aussi bien être soumise à une régulation introjectée : quand on vit dans une région productrice de pétrole, on ne peut décemment pas renier les automobiles. (c’est un peu tiré par les cheveux comme argument. C’est de moi, hein, pas de notre Dr.) Elle peut faire preuve de régulation identifiée : elle choisit une grosse voiture de luxe car elle sait que cette marque pollue nettement moins qu’une petite tout ménage. Elle fait siennes les valeurs de la société. Enfin, elle a sans doute une part de régulation intégrée : ce véhicule correspond à ses valeurs. Mais comme elle le dit bien, elle adore cette marque, elle a pris du plaisir à conduire son ancien véhicule, de même pour celui-ci lors d’un essai. Il s’agit de motivation purement interne : la joie de conduire CETTE voiture-là ! A part les deux premières motivations qui peuvent être un frein à l’achat, les autres, dites autonomes, vont favoriser la transaction, apportant plus de bien-être.

Je sens que si je continue, je vais vous perdre…à moins que ce soit moi qui sois perdue dans toutes ces théories. C’est pourquoi, je continue demain. Vous voilà prévenus !

¹Je lui ai tout de même demandé l’autorisation de la prendre comme cobaye.

Et pour terminer en musique, je vous proposeJacob Bellens avec Sun has gone

Gouttelettes

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Comme je vous l’ai raconté, j’ai dû mener ma minette chez le vétérinaire pour une constipation carabinée. Le véto m’a expliqué que le plus gros avait été évacué mais qu’il restait encore un peu de matière fécale qui devrait sortir sans problème dans les prochaines heures. Ma chatte est effectivement allée dans sa caisse dans la soirée. En revanche, le lavement continuait à faire effet puisque j’ai retrouvé des petites goûtes brunâtres et fort odorantes dans tout l’appartement. Idem sur mon lit. Un vrai bonheur. Et je ne vous parle pas de l’odeur du chat : un véritable affront olfactif !

Le lendemain, j’ai dû changer mes draps et attaquer le ménage (enfin !). Tout puait dans mon appartement. J’ai donc commencé par passer l’aspirateur puis je me suis attelée à désinfecter le sol. Ça m’a pris toute la matinée. J’ai enchaîné avec un bain administré au chat. Elle s’était déjà bien lavée mais elle continuait à dégager une odeur nauséabonde. Elle n’a pas trop apprécié l’expérience mais mon odorat revit depuis.

J’espère que cette constipation appartient au passé car là, je n’ai pas les moyens de retourner chez le vétérinaire. Toutefois, le chien montre des signes de gros rhume. Tant que ça reste au stade rhume ça va mais s’il devient apathique, mon portemonnaie va pleurer…

Et pour terminer en musique, je vous propose Jacob Bellens avec Bread and butter

Comment apprendre ?

Comme promis, je vais vous parler des conditions favorables ou non pour un bon apprentissage. C’est très axé sur l’apprentissage scolaire bien que ce soit utile pour tout type puisqu’il n’est pas nécessaire d’aller à l’école pour continuer à apprendre.Je tire mes informations d’un article de M. Boekaert [1].

Croire en ses capacités est un très bon prédicteur des résultats futurs, d’autant plus si on porte un jugement réaliste sur ses propres compétences; On sera plus à même de contrôler toutes les variables qui pourraient nuire à notre apprentissage. Et, voilà quelque chose de très important, il est vivement déconseillé de dire « essaie » ou laisser croire que si l’élève fait un effort il va réussir. Ces remarques agissent sur la confiance en soi sans pour autant que les compétences augmentent. En cas d’échec, la confiance prend un sacré coup.

Il faut apprendre à attribuer ses réussites à ses propres compétences (je suis capable et j’ai persévéré) et à attribuer les échecs à des causes extérieures du genre, le prof est nul, j’ai pas eu le temps de bosser, j’étais malade, etc. Ça évite de toucher la confiance en soi (sujet que j’avais déjà étudié en psychologie sociale et j’adore). Autant vous dire que je tente d’appliquer ce principe dans ma vie quotidienne et ma vie est bien plus facile, je rumine moins des pensées sombres. La semaine dernière je ruminais un truc bête et j’ai tenté d’attribuer mon « problème » à quelque chose d’autre que Moi. Ça a bien fonctionné puisque je ne m’en souviens plus. Votre chef vous a fait une remarque désagréable ? S’il a un problème avec vous, il doit vous l’expliquer calmement et de façon constructive. S’il est désagréable, ce n’est pas de votre faute : son chef lui est tombé dessus tôt dans la journée, sa fille est rentrée ivre le soir précédent, il s’est engueulé avec sa femme,…

Evidemment que si vous estimez que la chose à apprendre est sans importance, cela va être plus difficile à étudier. Donc il faut chercher à rendre la matière intéressante. Au début du semestre, je n’étais absolument pas motivée à étudier la psychologie de l’éducation. Je ne souhaite pas me lancer dans l’enseignement et depuis le temps que j’étudie, je trouve que je m’en sors plutôt bien. J’ai donc cherché à prendre ce cours sous un autre angle : en quoi peut-il m’être utile dans ma vie ? Depuis j’aime beaucoup cette matière 😉. On en parlait hier aux cours et les personnes qui n’arrivent pas à voir en quoi cette matière leur est utile, détestent ce cours…

Apprendre pour « apprendre », à savoir, avoir un but de maîtrise, est plus profitable à l’étudiant qu’apprendre pour performer (être le meilleur). On parle de motivation intrinsèque quand on travaille pour soi et de motivation extrinsèque quand on pense à l’image de soi que l’on veut donner. Là encore, quand on bosse pour son image, l’estime de soi peut très facilement être fragilisée.

Ne jamais avoir peur de demander de l’aide, ce qui évite aux émotions négatives de prendre le dessus. C’est quand même mieux d’obtenir de l’aide que d’échouer non ? Il ne faut pas non plus hésiter à réévaluer la situation d’apprentissage (ou autre) du genre : est-ce tellement grave si je n’arrive pas à résoudre ce problème ? Hier, j’en ai résolu sept ! De cette façon, j’agis sur mon sentiment d’efficacité personnelle : je suis capable.

Il faut se fixer des objectifs clairs et concrets, ça aide à mieux s’organiser : Demain je lis le document n°1 en entier et je le résume. Si je suis motivée je vais en faire plus, mais si je ne le suis pas, j’ai un objectif tout à fait atteignable. Un plus jeune élève pourra se dire qu’il fera ses devoirs en rentrant avant de regarder la télé pour se motiver.

Toutes ces stratégies aident à penser que l’on contrôle son apprentissage et ce sentiment de liberté est très utile dans tout ce que nous entreprenons…

1. Boekaerts, M., (2010). Motivation et émotion : deux piliers de l’apprentissage en classe. Comment apprend-on ? La recherche au service de la pratique, 97-117.

Et pour terminer en musique, je vous propose Jacob Bellens avec Untouchable