Tag Archive | John Le Carré

2019 : Lectures 5, 6 & 7

20190125_101736.jpg

J’avais envie de lire quelque chose de Anne Cuneo et j’ai trouvé ce livre Le Maître de Garamond en libre échange. Qu’est-ce que j’en ai pensé ?

C’est très bien écrit, j’apprends plein de choses sur les débuts de l’imprimerie et les poinçons. Ça se passe au XVIe siècle quand la religion se met à interdire toute publication qui ne va pas dans le sens de ce qu’elle prône. Sujet intéressant dans une période intéressante. Mais il y a beaucoup trop de personnages à mon goût, je m’y perds. Et pour terminer, je n’ai franchement pas réussi à vraiment rentrer dans l’histoire. J’ai même lu la fin en diagonale. Je pense que je gagnerais à retenter une lecture dans quelque temps, lorsque je serai mieux disposée. Malheureusement, je vais retourner ce livre dans ma petite bibliothèque. Je suis déçue de mon manque de concentration qui m’a empêchée de profiter de ce récit. Il me faut des livres un peu plus légers en ce moment. Peut-être aussi que ce livre parle beaucoup de religion et que je suis fâchée avec ce sujet…

20190207_182452

Le Tunnel aux pigeons de John le Carré est une sorte d’autobiographie. C’est plus une genèse sur ses romans. En effet, s’il parle un peu de son enfance, c’est tout en fin de livre. Et c’est surtout pour parler de son père, sujet lourd de conséquences. Il parle très peu de sa mère et ne donne que le prénom de son frère. Voilà pour la partie autobiographie.

Même s’il raconte des pans de sa vie, c’est surtout pour expliquer en quoi cela l’a aidé dans tel ou tel roman. Les personnages inventés sont souvent tirés de sa vie réelle et il nous explique à qui il pense. Comme les anecdotes que l’on peut retrouver au gré d’une histoire, même si elle est légèrement modifiée.

Contrairement à beaucoup d’autobiographies, je n’ai pas retrouvé le côté « je suis un Dieu vivant, c’est pourquoi je me permets de raconter ma vie » et ceci est un pur soulagement. Je trouve difficile, quand j’admire une personnalité, de voir leur côté narcissique ressortir. J’aime apprendre les failles qui font que telle personne rencontre aujourd’hui tant de succès.

Ce livre se lit aisément et en plus il est bien rédigé.

20190216_080843.jpg

Que dire de ce roman de Giacometti & Ravenne L’Empire du graal ? Je me réjouissais de le commencer car j’adore ce qui a trait au roi Arthur et les Chevaliers de la table ronde. Donc, quand j’ai vu que ce livre était sélectionné dans mon petit club de lecture, j’ai pensé « chouette, au moins un bouquin qui devrait me plaire ». Alors ? Je me suis ennuyée… Pourtant c’est bien écrit et instructif. Mais je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages, quels qu’ils soient. J’ai trouvé certains traits trop gros et les histoires avec des gens richissimes ne me font pas rêver. Le héros, qui apparaît dans d’autres récits de ces auteurs, est un policier basé à Paris. Il se retrouve dans une vente aux enchères où un sarcophage particulier est mis en vente. Ce qu’il y a avant ce passage n’apporte rien, l’histoire débute vraiment ici. Le héros va enquêter sur le graal en compagnie d’un auteur de romans ésotériques et vont aller de découvertes en découvertes. Vont-ils finir par trouver le graal ? Il ne vous reste qu’à lire ce roman pour le savoir.

Est-ce que je dois dire du mal de ce roman ? Non, je ne suis simplement pas la cible pour ce genre de lecture. Je reste persuadée que les autres personnes du club de lecture vont aimer.

Lectures 22-23

Je suis contente, j’arrive à me discipliner et lire régulièrement. Bon il peut se passer une semaine sans que j’ouvre le moindre bouquin puis que j’en dévore un en deux ou trois jours mais comme mon objectif était de lire douze livres dans l’année avec comme idée de m’astreindre à au moins un par mois sur douze mois, je m’en sors plutôt bien.

Therapie-existentielle.jpg

J’étais à la librairie et ce livre de Irvin Yalom Thérapie existentielle était mis en évidence. Comme j’aime bien cet auteur, je suis repartie avec l’ouvrage. C’est le premier livre de cet auteur qui me laisse sur ma faim. Il s’agit de courtes histoires qui toutes traitent de la mort d’un être cher, du vide que l’on peut ressentir, du regard que l’on porte sur sa propre vie ou encore de la peur de sa propre mort. Et c’est sur ce dernier point que je m’arrête. Car l’auteur, à chaque histoire, rappelle que sa mort à lui approche. Il a 81 ans lors de la rédaction de ce recueil et explique que d’assister aux obsèques de ses patients, de ses proches ou d’avoir des patients qui recherchent de l’aide à la suite du décès d’un conjoint, le mettent face à son âge avancé. Je trouve très intéressant son questionnement mais j’aurais préféré le lire dans un livre dédié juste à ça genre Moi Irvin Yalom face à la fin de ma vie plutôt qu’il rapproche chaque existence à sa propre mortalité. J’avais l’impression que les histoires n’étaient qu’un prétexte pour qu’il puisse parler de lui. Voilà, je crois que c’est ce nombrilisme qui m’a dérangée (dit celle qui raconte sa vie sur un blog). Dans Le Jardin d’Epicure il parle beaucoup de sa vie et ensuite il amène des histoires en complément. J’ai aimé. Mais là pas. « Machin a vécu ça c’est comme moi qui… » ne me plaît pas.

20180908_175610.jpg

J’ai décidé de retenter un John Le Carré et c’est Our Kind of Traitor qui s’est retrouvé entre mes mains. J’avais déjà parlé de mes difficultés avec cet auteur ICI. Ça n’a pas changé. J’ai toujours de la peine avec le vocabulaire employé et pourtant le roman date de 2010 seulement. Je vous mets un extrait de la page 39 alors que l’héroïne décrit un personnage :

« Pockmarked », says Gail promptly, again dazzled by how it was all there before her in her memory. Fifty-odd. Pumice-stone cheeks. A drinker’s paunch. She thought she’d seen him drinking surreptitiously from a flask at the tennis, but couldn’t be sure.

Dans ce court paragraphe, j’ai trois mots que je ne connais pas. Ce n’est pas bien grave, rien ne m’empêche de comprendre l’histoire. Pockmarked je devine que ça a trait à son visage. drinker’s paunch une caractéristique physique des gens qui boivent mais pumice-stone cheeks je n’arrive vraiment pas à deviner si ce n’est que cela concerne les joues que je ne peux absolument pas visualiser. Voilà donc ce que je veux dire : à tout moment il y a un mot comme ça que je n’ai jamais lu auparavant et que je suis incapable de deviner. Ça me frustre et ça ralentit ma lecture car je n’aime pas quand je ne comprends vraiment pas. A part ça, j’ai bien aimé le roman, pas de temps mort, pas de longues descriptions. L’histoire avance à un rythme agréable…mais je n’ai pas aimé la fin qui laisse plusieurs questions en suspens. Non que la fin soit mauvaise, mais comme je suis une grande curieuse, j’aime avoir toutes les réponses alors que là, je les devine et elles ne me plaisent pas.

Et pour terminer en musique je vous propose mes chéris Muse avec The Dark Side qui figure sur le nouvel album prévu le 9 novembre, album que j’ai bien entendu pré-commandé.

Tinker Tailor Soldier Spy

J’ai enfin terminé le bouquin de John le Carré Tinker Tailor Soldier Spy. C’est la première fois (si j’omets Wuthering Heights que je n’ai jamais terminé) que j’ai eu autant de peine à lire en anglais. Oh, rien à voir avec l’histoire qui est passionnante. J’ai toujours aimé les romans d’espionage. Non, mon problème vient de la langue.

Je lis régulièrement dans la langue de Shakespeare mais cette fois-ci je me suis retrouvée face à un vocabulaire extrêmement riche et pointu. Le livre date de 1974, ce qui n’est pas si vieux. J’ai lu tous les Robert Ludlum qui datent de cette période et n’ai jamais rencontré ce problème. Est-ce à dire que je ne lis d’habitude que des daubes au vocabulaire simpliste ? Je n’ai pas la réponse à cette question. Je ne suis pas experte en anglais. J’ai juste constaté que je ne possédais pas autant de vocabulaire que je le pensais et que le Carré utilise parfois des tournures de phrases qui m’ont déroutée. J’ai dû relire certains passages plusieurs fois pour bien les comprendre. Le bouquin fait quatre cent vingt-deux pages (éd. Sceptre, 2011) et j’ai peiné jusqu’à la moitié environ après quoi j’ai fini par mieux comprendre les tournures des phrases même si je n’ai pas ouvert mon dictionnaire (j’apprends mieux sans l’ouvrir. Je suis incapable de traduire ces nouveaux mots même si je peux en utiliser certains de façon correcte).

Si quelqu’un est expert en John le Carré et particulièrement en v.o. (donc pas de roman traduit), je serais très intéressée de connaître ses impressions sur ce style d’écriture que j’ai trouvé particulier. Sinon, ça reste un très bon livre mais à lire peut-être de préférence en français.

Comme il existe d’autres romans avec le héros George Smiley, je pense que je vais continuer d’activer mes neurones avec John le Carré. J’irai faire les librairies anglophones la semaine prochaine.

Tinker Tailor Soldier Spy

La Taupe avec Gary Oldman est un bon film d’espionage comme je les aime. Oh, j’apprécie de temps un temps une belle cascade ou une bonne baston mais vous ne trouverez ni l’une ni l’autre dans cette histoire. Nous entrons dans les profondeurs du milieu des espions. Parmi l’équipe britannique se trouve une taupe qui fournit des renseignement à la Russie. Il faut donc enquêter en interne en toute discretion. J’ai aimé tout ce remue méninge, devoir penser à tout observer du présent comme du passé afin de trouver la faille. Pour vous dire à quel point j’ai aimé, j’ai même acheté le bouquin de John Le Carré qui inspire l’histoire.

Si vous voulez de l’action, passez donc votre chemin. Si vous préférez un film tout en finesse, vous allez certainement vous régaler…