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Notre Société

Je vais vous parler de deux choses aujourd’hui.

Tout d’abord, d’un livre que je viens de terminer : “Les Etrangers volent-ils notre travail ?” paru en 2016 aux éditions Labor et Fides. Quinze clichés sont analysés et expliqués tels celui du titre ou encore “Les Citoyens sont-ils trop bêtes pour voter ?”, “L’Individualisme est-il le mal de notre siècle ?”. Intéressant et facile d’accès me semble-t-il.

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L’autre sujet concerne un futur magazine à paraître en Suisse. L’histoire débute avec l’arrêt d’un autre magazine bien connu sur le marché du pays, j’ai nommé l’Hebdo. Comme les actionnaires ne touchaient plus assez d’argent, hop, on supprime le magazine et on met tout le monde au chômage. Les actionnaires sont contents. Sauf que les journalistes le sont un peu moins, eux. Certains ont donc décidé de lancer un nouveau projet en s’adressant directement à leur futur potentiel lectorat ; ils ont opté pour le financement participatif. Je trouve l’idée intéressante. Reste à savoir ce que cela donnera sur le papier. Mais je me dis que le fait de ne pas avoir de financiers aux manettes peut avoir des conséquences positives. A voir… Vous pouvez participer en vous rendant sur le site https://bonpourlatete.com Je ne connais personne qui fait partie du projet mais quelqu’un qui se bat pour créer des jobs ça me plaît.

Et pour terminer en musique je reste avec Kasabian et Bumbelbee à écouter à fond en sautant sur place yeah yeah yeah…

Communiquer

Aujourd’hui je vais vous parler de communication car c’est le sujet que je révise en ce moment et vous en parler me permet de renforcer ma mémoire.

Le saviez-vous ? Il est impossible de ne pas communiquer. Vous refusez de répondre à votre interlocuteur ? Vous communiquez alors votre désaccord. Nous communiquons malgré nous : tous nos gestes sont parlants et l’interlocuteur, s’il tient compte du message perçu, s’adapte. Un enfant va se mettre à parler très fort si son parent ne lui répond pas. Il y a même des comportements qui à la base ne servent pas à communiquer, se transforment en message. Uriner sert à se vider la vessie or, beaucoup d’animaux marquent leur territoire en urinant (je ne parle pas d’hommes mais certains marquent aussi leur territoire en lassant des traces de toutes sortes sur leur passage). Autre exemple: une maman va porter son enfant en l’attrapant sous les bras. Par la suite, l’enfant va lever les bras pour communiquer son envie d’être porté.

La communication permet donc de nous faire comprendre des autres et de comprendre les autres et d’adapter notre comportement en conséquences. La communication englobe le langage humain oral ou écrit ainsi que le langage des signes mais aussi toute une partie non verbale comme nous l’avons vu. Dans la communication non verbale nous trouvons la prosodie, la position du corps, le fait d’attraper des objets, les émotions sur le visage, nos nombreux gestes inconscients. Parfois, nous notons une incongruence entre ce qui est dit oralement et le langage corporel. Ce peut être dû à l’humour : un visage souriant qui annonce que nous venons de le blesser par exemple. Une personne dépressive va dire que tout va bien avec un sourire alors que tout son corps crie le contraire.

Il existe des situations conflictuelles ou les deux messages potentiels ont des conséquences négatives. Nous entrons dans le conflit approche/évitement : dans ces cas-là, nous avons tendance à émettre un message peu clair et ambigu. Un exemple. Sur la photo ci-dessous, des cadeaux reçus de ma soeur. Quel est le message que je vais émettre à réception de tels présents ?

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Magnifique t-shirt et une superbe paire de chaussettes

Je pourrais dire quelque chose de désagréable mais nous avons de bonnes relations donc je ne vois pas l’intérêt ou alors lui dire ma joie face à de si beaux cadeaux, ce qui serait un mensonge éhonté. Je suis donc face à deux messages “négatifs”. Dans ces cas-là, l’option “message peu clair et ambigu” revient à dire “j’apprécie ta gentillesse” !

Pour éviter toute équivoque, un message clair doit comporter quatre types d’information: l’émetteur doit être précisé, le récepteur également ainsi que le contenu du message et le contexte : J‘aime beaucoup le cadeau que tu m’as donné pour mon anniversaire.

Je termine en vous apprenant peut-être que celui qui parle regarde moins son interlocuteur que celui qui écoute. Sauf dans des rapports hiérarchiques où le chef va plus regarder quand il parle que lorsqu’il écoute. Ceci est une dominance visuelle.

Sources : Corraze, J. (2001) Les communications non-verbales (6e ed.). Paris : PUF / Favez, N., Vanotti, M. (2006) La communication : quelques repères. In M. Vanotti (Ed.) Le métier de médecin : entre utopie et désenchantement (pp. 101-114). Genève : Médecine et hygiène

 

Et pour terminer en musique je vous mets du Kasabian car c’est le groupe que j’écoute non-stop en ce moment. Voici Life qu’il faut écouter le son à fond, ça file la pêche.

D’où vient la dépression ?

Ce mois-ci aux cours nous avons étudié la dépression sous l’angle de la psychanalyse et celui des techniques congitivo-comportementales (TCC). Il y a des choses intéressantes dans les deux camps.

Je n’ai jamais caché le fait que je n’aime pas la psychanalyse. On nous a fait lire des textes de Freud totalement incompréhensibles. La poudre qu’il consommait devait être de la bonne ! (oui, il a consommé de la cocaïne). Le stade oral où la sexualité du bébé est entièrement située dans la bouche et téter est le nirvana, heu, voilà quoi… Que tout soit lié au cul me laisse pantoise. Vous vous ruez sur la bouffe c’est pour combler des pulsions qui remontent à l’enfance et comme vous ne pouvez pas aller téter votre mère, vous compensez avec la nourriture 😳. Devoir étudier ça m’agace profondément. Mais…

Tout n’est pas à jeter. La psychanalyse cherche à améliorer/transformer la personnalité du patient puisque ce dernier ne va pas très bien. S’il y a dépression, c’est que les conflits refoulés durant l’enfance ont été réactivés et la partie consciente de l’individu ne sait pas comment les gérer car elle ne les comprend pas. D’où les symptômes. L’inconscient va parler, dans les rêves, dans les associations d’idées. C’est pourquoi il faut faire parler le patient et tirer des conclusions entre les divers liens des sujets qu’il aborde et analyser ses rêves. Le patient n’est pas capable de percevoir ces liens puisqu’il s’agit de sujets qu’il tente désespérément de refouler.

Les TCC cherchent à supprimer les symptômes. Nous sommes dans l’ici et le maintenant. Aujourd’hui je vais mal donc qu’est-ce qui peut bien me perturber à ce point en ce moment. Martin Seligman parle d’impuissance acquise. Des rats placés dans une cage reçoivent des décharges électriques. Rapidement ils se résignent à souffrir. Ils sont ensuite transférés dans une nouvelle cage où il y a la possibilité de supprimer ces décharges. Or, les rats habitués à l’ancienne cage, ne réagissent pas et ne tentent rien. Une personne dépressive agit plus ou moins de la sorte. Par le passé, un événement X était désagréable donc tous les événements qui s’en approchent doivent être désagréables… Nous parlons aussi de biais dans les attributions. Quelqu’un qui a tendance à faire des attributions internes, stables et globales sera plus susceptible de sombrer dans la dépression (ou il y est déjà). Le but de la thérapie est d’apprendre à percevoir les choses correctement et donc supprimer ces biais.

Une attribution interne : “Anne-Laure ne m’a pas saluée aujourd’hui dans le bus. Je lui fais honte et elle préfère m’ignorer. De toute façon je suis nulle, je le sais”. Ce jour-là Anne-Laure n’avait tout simplement pas ses lunettes; rien à voir avec la patiente… Une attribution externe aurait été plutôt du genre “Tiens, Anne-Laure ne m’a pas saluée dans le bus aujourd’hui. Elle semblait songeuse. Je me demande ce qui lui arrive…”.

Attribution stable : Cette semaine ma collègue n’est pas là et je dois absolument être à l’heure (je dépends des transports publics et ce n’est pas tous les jours évidents). De plus, deux jours dans la semaine la femme de ménage vient nettoyer le bureau avant l’ouverture. Cette semaine, le train a été en retard tous les matins avec des retards plus marqués les deux jours où la femme de ménage attend derrière la porte. Il y a quelques années une telle situation m’aurait anéantie : “C’est toujours quand j’ai besoin d’être à l’heure que ce pu%##* de train est en retard”. Une personne dans cette optique oublie que le train est parfois en retard quand elle n’est pas pressée et qu’il est souvent à l’heure quand elle l’est. Sa vision est donc déformée et rend la vie un peu plus difficile. Et moi ? J’ai trouvé cette coïncidence très drôle car ça faisait au moins trois semaines que le train était à l’heure. C’est tout. Et pour la petite histoire, il a été en retard tous les soirs de cette semaine également…

Attribution globale : “Ils me font tous ch… Au boulot mon chef est toujours sur mon dos et Carlos est un sale intriguant qui me casse les pieds. Pis quand je rentre le soir, j’ai mon mari qui se plaint constamment de son boulot et mes enfants sont pénibles. Heureusement, le lundi soir je vais à mon club de pétanque mais là aussi, Amélie devient pénible. Il n’y a jamais rien qui lui convient. C’est comme à la réunion des parents d’élèves; la prof principale de mon fils lui reproche plein de choses à ses élèves et nous fait la morale…”. C’est fou, où qu’elle aille, cette personne doit traiter avec des gens pénibles. Pas juste au travail, non, à la maison, dans ses loisirs et même aux réunions où elle n’est pas sensée se sentir visée. Une attribution spécifique sera de se focaliser sur un seul endroit par exemple et donner une signification au reste. Le chef a peut-être des problèmes privés et son stress déteint au travail, Carlos est en plein divorce, le mari est dans une entreprise menacée de faillite, les enfants…sont des enfants et ils ressentent le stress de leurs parents etc… Il faut apprendre à recadrer ses pensées.

Je m’arrête là pour aujourd’hui.

Et pour terminer en musique je vous propose Kasabian avec leur nouveau titre Comeback Kid

Balade vespérale

P1050856J’adore me balader dans les vignes le soir vers l’heure du coucher du soleil. La température devient alors abordable et les couleurs magnifiques. J’ai remarqué que même lorsque je n’ai pas le moral, quarante minutes de marche et ça repart. Quarante minutes c’est quand je ne m’arrête pas. Or, j’ai toujours quelque chose qui retient mon regard. Généralement je m’attarde sur les gros lièvres qui squattent les lieux. Seule espèce que j’ai pu photographier cette fois où j’ai pris mon appareil photo. Habituellement je n’ai rien ou alors mon téléphone. Pas suffisant pour capturer les bêtes qui restent éloignées.

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J’aime observer les hérons. Je peux passer un temps fou à ne pas bouger et les regarder. Et le chien me fiche la paix, il comprend (pas toujours en fait 😄). Les jours de chance je croise un écureil, des biches, un renard et même une fois j’ai vu des cerfs. Ces derniers étaient majestueux !

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Wally

Parfois on y croise même des chats dans les champs 😉.

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Et la soirée offre de belles couleurs dans le ciel.

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Et pour terminer en musique je ressors une vieillerie. J’ai transféré une partie de ma bibliothèque musicale et j’ai été surprise par certains titres. Il y en a d’autres que je ne peux plus écouter, achetés il y a longtemps sur iTunes avec un vieil identifiant plus valable. Je hais iTunes… Je vous propose alors Kasabian avec La Fee verte