Tag Archive | livres

Douze mois, douze livres

Je recherche onze lecteurs à faire partager un livre qu’ils ont apprécié (ou pas), que se soit une bd, un roman de science fiction, un essai, une biographie, un roman à l’eau de rose, etc… Un pavé de plus de mille pages comme une histoire courte. Le but est que ce livre circule entre les douze lecteurs, ce qui veut dire que chacun aura onze livres à lire (plus le sien) et à faire suivre (donc payer des frais postaux même pour l’étranger). L’idée est de lire (voire se forcer à le faire) puis en parler. En février un lecteur parle du choix de son livre sur son blog (ou sur le mien s’il préfère) et les autres commentent au fur et à mesure de leur lecture puisque logiquement le dernier lecteur lira ledit livre en janvier 2015… Comme j’aime lire en français ou en anglais, je propose que ces deux langues soient acceptées.

La première ligne n’est pas très française (le reste non plus à vrai dire) mais je n’arrive pas à la corriger. Il faut lire « Je cherche onze lecteurs prêts à faire partager… »

Comme je ne lis quasiment plus, je trouve que c’est une bonne motivation pour m’y remettre et découvrir des livres que je n’aurais certainement jamais ouverts.

Dites-moi si vous êtes intéressés. Vous pouvez aussi m’écrire sur mon mail valvaire at gmail point com.

Lire et pouvoir s’évader

Voilà, je lis en ce moment « un roman à l’eau de rose épicé » comme le dit Mahie. Un roman érotique qui exalte la sensualité de ses lectrices (et lecteurs également). Et voilà que j’ai fait un bon dans le passé.

J’ai vingt ans, je suis en Angleterre. Je trouve que je ne progresse pas assez rapidement dans la langue de Shakespeare. Et je me souviens que ma maman me répétait que le vocabulaire s’acquérait par la lecture. Je déteste lire. L’image qui me vient à l’esprit à cette évocation est ma maman penchée en permanence sur ses bouquins et m’ignorant superbement. Je le vivais mal. J’adorais l’insulter dans ces moments-là ; elle ne s’en rendait même pas compte !

C’est donc d’un pas trainant que je me rends dans une bibliothèque et opte pour de la lecture simple : un Harlequin. De jolies histoires d’amour racontées dans un vocabulaire de tous les jours. Puis je découvre que Harlequin se décline en plusieurs collections. Je teste donc la série un peu plus érotique. Oh que je vais en lire de ces livres ! Puis je me tourne vers la collection historique encore un peu plus hot.

Ensuite je tente un autre registre et je passe à Mary Higgins Clark. Je suis heureuse de constater que je comprends l’essentiel. Alors je passe à un niveau supérieur et je découvre le vocabulaire légal avec John Grisham. « Attorney, law, briefs, subpoena,… ». Je comprends rapidement ces mots, sais les réutiliser correctement même si pour certains je suis dans l’incapacité de les traduire en français. Puis j’entre de plein pied dans le monde médico-légal avec Patricia Cornwell et son héroïne Kay Scarpetta avant de parfaire mon vocabulaire des affaires avec Jeffrey Archer (Kane & Abel une pure merveille).

Il me faudra attendre mes trente ans pour me lancer dans la littérature francophone. Tout d’abord avec une traduction ; une collègue m’offre Le Journal de Bridget Jones et je trouve ça sympa, même en français ! C’est rédigé dans un vocabulaire simple qui m’est accessible. Puis je reçois un Marc Lévy. J’adore. Je découvre ensuite Didier van Cauwelaert et ses belles phrases dans un vocabulaire recherché qui m’aide à progresser dans ma propre langue. Et j’ose enfin me lancer dans la littérature de Amélie Nothomb. Oh que c’estt beau. Si bien écrit avec des mots si riches (les derniers bouquin sont nuls à chier et n’arrivent pas à la cheville de Stupeur et tremblement ou encore La Métaphysique des tubes).

J’aime ma langue maternelle. Enfin. Je me lance dans les tournures vieillottes de Alexandre Duma, tout d’abord dans le Comte de Monte-Cristo bouquin qu’il faut absolument que je relise tellement je l’ai aimé, puis dans Les Trois Mousquetaires, Le Vicomte de Bragelonne, Vingt ans après, et tous les autres. Sans oublier Balzac que j’aime beaucoup. J’en viens même à faire des études de Lettres parce que le français, finalement, ce n’est pas si mal 😉

Que de chemin parcouru depuis mes premiers Harlequin ! Alors c’est avec amusement que je me suis lancée dans Fifty Shades of Grey dont je vous parlerai dans mon prochain message…

 

Taux de change

J’en ai marre de me faire arnaquer sur le taux de change appliqué en Suisse. Je reçois chaque mois une revue avec une liste de livres à acheter. J’ai eu le malheur une fois d’aller lire les commentaires sur Amazon des bouquins qui m’intéressaient. Et c’est là que j’ai réalisé que les prix en Suisse étaient totalement abusifs.

Prenons le taux de change actuel qui tourne autour des 1,20. Donc un euro vaut 1,20 francs suisses. Un livre à quinze euros devraient donc coûter dix-huit francs plus une petite taxe pour les frais de port. Or le taux pratiqué avoisinne les 1.90, à savoir environ trente-huit francs pour le même livre. J’aime Amazon et je dis crotte aux libraires de mon pays.

J’aime bien acheter le magasine hors-série Le Point qui coûte six euros (sept francs vingt). Mais ici je le paye treize francs. J’attends donc que plusieurs numéros soient publiés et je passe ma commande directement sur le site du diffuseur. Malgré les frais de port je suis encore gagnante.

Aujourd’hui j’ai commandé un magazine pour ma nièce. Si je commande directement sur le site français j’aurai vingt euros de frais de port en supplément. Le tout se monte alors à cent quinze francs suisses. Si je passe sur le site suisse de la presse, la facture atteint cent soixante-cinq francs. Cinquante francs de différence (quarante et un euro pour un même produit) !!!

En gros en Suisse on part du principe que les lecteurs sont riches…mais pas les gens rivés à leur téléviseur puisque les dvd/bluray sont moins chers dans mon pays.

J’en ai marre d’être prise pour une vache à lait…

Train train quotidien

Ma grande semaine de stress est terminée. L’état lamentable dans lequel je suis mis à part, j’adore cette période. Elle me permet de côtoyer des personnes qui partagent mon intérêt pour la littérature et m’éloigne de mon quotidien qui me pèse tant.

Mais voilà, aujourd’hui c’est le dur retour à la réalité. Pour me remonter le moral, je planifie ma prochaine séance de cinéma. Après trois semaines d’abstention, ça me manque (et il faut bien rentabiliser l’abonnement). J’hésite entre deux films Ma semaine avec Marilyn ou Parlez-moi de vous. Peut-être les deux, vu le temps déplorable annoncé pour la semaine.

Mes cours terminés, je vais pouvoir plonger dans la tonne de bouquins achetés durant l’année et jamais ouverts. L’ennui, c’est que plus je progresse en linguistique, plus mon intérêt augmente pour cette matière et plus je m’ennuie dans mes lectures. Je vais donc commencer par celles qui sont en anglais, ça m’évitera de tout analyser. Du moins je l’espère.

Bonne semaine à vous.