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Bye bye 2018

Enfin on arrive au bout de cette année merdique. Je termine cette année seule, comme je l’ai débutée. On ne change pas une recette déprimante.

Je regarde ce que j’ai noté dans mon petit calepin à la veille de débuter 2018. J’étais pleine d’optimisme pour cette année qui s’annonçait bien. Je sentais venir le changement.

Si je relis en vitesse mes remarques quotidiennes, ce qui ressort à peu près toujours, c’est le mot « fatigue » avec ses déclinaisons « crevée, épuisée, lessivée, ko, sans entrain,… ». J’ai été fatiguée toute l’année. Aucun répit de ce côté-là.

En plus de cette grosse fatigue, le moral s’est pris pour un yo-yo. Non stop. Un jour je t’aime, trois jours je te déteste et on recommence. Très désagréable…et une bonne cause de fatigue. Et à partir de fin juin, ce fut la grande descente. Je commence par remarquer que j’ai constamment faim et je bouffe des cochonneries à n’en plus finir. Je mets ça sur le stress des examens. J’ai enfin terminé mon bachelor, il me faut un petit temps pour me remettre. Mais non. Dès juillet, l’ennui s’ajoute au cocktail et j’écris le 25 juillet « Deux jours et je suis en vacances. Je n’en peux plus. Et j’ai de la peine à sourire aujourd’hui. 66kg et moral tout juste neutre ». Mais naïvement, j’écrivais également que je n’étais pas sur les nerfs. Quelle plaisanterie.

Fin août le travail reprend, mon épuisement est immédiat et mon moral plonge. J’ai pourtant tenté le changement en me coupant les cheveux courts, moi qui ai toujours aimé les avoir longs. Mais non. Le dos se bloque, les migraines se suivent, les vertiges me prennent, les crises d’angoisse apparaissent. Ah ce plexus solaire super douloureux toute la nuit, que du bonheur. Le 12 septembre je suis enfin réaliste « Il faut dire les choses comme elles sont : ça ne va pas. Je pourrais pleurer toute la journée ». Durant plus d’un mois, j’ai été au bord des larmes et ne mangeais quasiment plus. Et pourtant, je ne ruminais pas ces horribles pensées négatives qui vous prennent quand vous êtes en pleine dépression. Non, j’ai commencé à me poser des questions, et apparemment les bonnes cette fois-ci. En plus, j’ai trouvé certaines réponses.

Alors j’ai coupé mes cheveux encore plus courts et ça m’a plu. Vraiment. J’ai l’impression d’être moi, enfin. Et j’ai commencé à me maquiller légèrement, ça va avec la coupe. Oh, et puis il me faut des boucles d’oreilles. Et j’ai jeté mes horribles et vieux t-shirts dans lesquels je me sentais si bien par le passé mais plus tant dans le présent. A moi les jolis chemisiers. Et j’ai maigri : ce petit bidon qui me complexait tant s’en est allé. Plus besoin de cette bouée salvatrice. J’ai gardé les jeans et les baskets parce que je me sens bien dedans. Et oui, c’est là qu’est intervenu le changement. J’arrive à apprécier la personne que je vois dans le miroir. Je crois bien que je commence à m’aimer, incroyable ! Et ça se ressent puisqu’on me dit régulièrement que je rayonne et que j’ai « l’air d’aller tellement bien ».

Je crois que le gros de la crise est passé. Je n’attends rien de 2019, c’est plus simple. Pourtant j’ai pris un engagement pour un truc qui risque de forcer le changement à continuer. J’ai décidé que c’était un signe alors je l’ai suivi, même s’il me fait un peu peur. On verra ce que ça donne…

Et pour terminer en musique je vous propose encore Bastille qui m’a tenu compagnie durant cette crise. Là c’est avec une reprise Killer, de Seal.

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Je regarde le ciel

Il semblerait que le moral reprenne gentiment le dessus. Certains signes ne trompent pas. Je ne parlerai pas de l’état de salubrité de mon appartement d’où le terme employé ci-dessus : « gentiment ».

Mais après avoir abandonné les salles obscures, voilà que ce soir je vais au cinéma (enfin, à l’heure où j’écris ce message c’est ce qui est prévu) voir Django Unchained  et Zero Dark Thirty d’ici mercredi prochain.

J’ai repris la lecture de mes cours que j’avais totalement abandonnés courant décembre. J’ai donc un retard insurmontable conséquent. Je compte me présenter à huit examens sur quinze en mai et attendre les résultats pour savoir s’il vaut la peine que je présente les huit autres en septembre. Sans parler de ce satané stage sur lequel j’ai tiré un trait (je ne validerai donc de toute façon pas ce master). Il me reste à sélectionner les huit cours sur lesquels je vais travailler. J’en ai déjà choisi cinq et je suis assez fière de moi sur ce coup-là.

En parlant de lecture, après la dernière niaiserie en date, j’ai rouvert de vrais bouquins que j’avais commencés et laissé traîner (faut vraiment que je rouvre le Grevisse pour réviser les accords) dans la poussière. Il y a tout d’abord La Pragmatique aujourd’hui de A. Reboul et J. Moeschler, en rapport direct avec mon cours…de pragmatique. J’aime bien ce bouquin. Dans un autre registre, j’ai repris La Vérité sur l’affaire Harry Quebert de J. Dicker; gros pavé de 660 pages où je viens d’atteindre la trois centième. Il y a encore le ebook téléchargé sur mon iPad qui me fait de l’oeil (à ne pas prendre au sens littéral : bienvenue dans mon cours de pragmatique 🙂 ).

J’ai à nouveau arrêté de manger des cochonneries en permanence même si je « crève la dalle » et me contente de pâtes depuis deux semaines, mon compte en banque présentant un solde débiteur. Vendredi c’est jour de paye, je compte bien me rattraper avec un petit Makeudonald.

Enfin, je crois que je vais m’offrir un petit verre de vin rouge pour fêter tant de bonnes nouvelles…