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Tête en l’air

Ce matin, en partant travailler, je croise une voisine dans le garage. Elle se met à rire et m’explique qu’elle avait gardé ses pantoufles aux pieds. Elle rentre vite se changer et je lui souhaite une bonne journée. Je démarre. J’arrive juste derrière le bus, ce qui veut dire que je suis partie une minute plus tard que d’habitude. Pas grave, j’ai encore le temps. Je n’aime juste pas devoir m’arrêter à tous les arrêts dudit bus. Je me dis que c’est mon jour de chance quand je constate que le bus continue sa route sans ralentir. Et soudain, je réalise que je n’ai pas mon sac !

Demi tour, montée des escaliers au pas de course, prendre mon sac, lancer une nouvelle friandise au chien pour qu’il n’aboie pas en me regardant partir, redémarrer le scooter et hop. J’ai rattrapé le bus juste avant la gare, je savais que j’étais alors dans les temps. Comme ma collègue ne travaille pas, si j’arrive en retard, il n’y a personne pour ouvrir le bureau. Dire que j’ai loupé le train alors que je commence toujours plus tard que les horaires normaux, ça n’est pas terrible.

En fin de matinée, je discute avec la postière qui me raconte avoir renversé son thé froid dans son sac en partant et dans la précipitation, elle a embarqué avec elle le mauvais tupperware. Son repas est resté à la maison.

C’est incroyable, on pourrait presque croire qu’il existe quelque chose qui stresse les gens en ce moment 😷.

Et pour terminer en musique, je vous propose Nothing but Thieves avec You know me too well

 

Casse-tête

En 2010 ou par là, j’étais tombée sur un site qui proposait des énigmes et j’adorais ça. J’essayais d’y répondre durant mes heures de bureau pour passer le temps. Quand j’étais bloquée (très souvent) je demandais de l’aide à mon chef qui savait beaucoup de choses ou à ma maman qui sait beaucoup de choses également.

Allez savoir pourquoi, j’y ai repensé ces jours et j’ai cherché si le site existait toujours. Et c’est le cas. Je me suis inscrite en me disant que je savais certainement beaucoup plus de choses aujourd’hui qu’il y a dix ans. Et pourtant, je bloque déjà à la question 4 : Quand les lettres se mélangent aux chiffres, il est temps de changer de base !!!
10 -> 16
100 -> 256
FEDCBA -> ?

Alors si vous voulez aussi vous amusez, « Les énigmes de Christophe » c’est par là : https://is.gd/Xo4t7Z

Et pour terminer en musique, je vous propose Conor Mason, le chanteur du groupe que j’aime bien Nothing but Thieves, qui interprète la chanson de Radiohead Creep. Ecoutez cette voix ! ❤️❤️❤️

Comment ça va ?

Gare de Lausanne jeudi matin heure de pointe

On vit une époque bien étrange. L’incertitude prime et étonnamment, ce n’est pas ce qui me stresse. Je rêve d’être confinée, pouvoir rester dans mon nid, mais je dois faire acte de présence pour une raison qui m’échappe. Cela fait deux heures que nous sommes au travail avec ma collègue et nous n’avons vu encore personne, Après cinq heures de présence, nous en sommes à cinq clients en tout (compter environ deux minutes par client, je vous laisse calculer notre taux d’occupation). Les journées sont longues et monotones. En même temps, je culpabilise de me plaindre. Le soir, en me rendant à pieds à la gare, je vois toutes ces rues vides, ces commerces fermés et je ressens une forte envie de pleurer. Quel gâchis ! Combien de personnes vont se retrouver dans une situation catastrophique, même sans tomber malades ?

Gare de Lausanne – passage sous voies – jeudi soir heure de pointe

Puis je lis que dans certains endroits des personnes censées rester chez elles se retrouvent en groupe dans les parcs ou sur les quais, les plages. C’est indécent. Un tel égoïsme. Du travail supplémentaire pour les soignants qui vont vite être surchargés et des morts que l’on aurait pu éviter. Après je jette un coup d’oeil sur ce qui se passe aux Etats-Unis et je me dis qu’ils sont très mal barrés là-bas. Tout n’est que politique : vivent les riches, les autres peuvent crever. « That’s life » comme dit leur crétin en chef.

Je veux pouvoir rester dans ma bulle et en même temps j’ai la chance de pouvoir sortir. Sortir pour me rendre au travail, profiter des rues désertes. Sortir durant ma pause, faire quelques pas et ne croiser que quelques rares individus. Je vis sur la planète Catastrophe et seuls quelques survivants arpentent encore les chemins. On se regarde tous du coin de l’œil, persuadés que l’autre possède le poison mortel. Il faut donc se tenir éloignés.

J’ai beau garder ma routine, j’ai quand même l’impression que tous mes repères ont disparu. J’observe ce qui se passe, cherche mes nouvelles marques. Je sais me débrouiller, je n’ai pas peur de m’adapter. Ce qui me stresse, c’est cette ambiance pesante et cet ennemi invisible. Je veux rester dans mon nid, là au moins je me sens bien. Vivement ce soir, je vais pouvoir m’enfermer durant trois jours, et sans culpabilité cette fois !

Et vous, comment vivez-vous cette période ? Quels sont les sentiments que vous ressentez ? Racontez-moi, je suis curieuse.

Et pour terminer en musique, je vous propose Nothing but Thieves avec Is Everybody going crazy ?

Retour sur la semaine écoulée

Petit retour sur la semaine…

Un livre : Marc Levy pour mon club de lecture.

Un plat : Salade de rampons, oeufs brouillés et épis de maïs. Vite fait et saint.

Une boisson : un p’tit Martini blanc

Une série : Sex Education (Education sexuelle) série anglaise avec Gillian Anderson. Un jeune, dont la mère est thérapeute sexuelle, se retrouve à donner des conseils dans son école. Jolie série sympa.

Un film/documentaire : Black Panther Ça faisait longtemps que je l’attendais et au final, j’ai été déçue. Les décors sont magnifiques, la musique est pas mal, les costumes sont beaux, mais… Peut-être est-ce parce que je l’ai regardé la veille de mon examen et que j’avais la tête ailleurs…

Une rencontre : S, croisée au travail. Cela fait plus de dix ans que l’on ne s’était pas vues. Dans une autre vie, nous étions allées à Paris voir les concerts de Patricia Kaas et Patrick Bruel qui avaient lieu le même week-end. Une gentille fille qui rêvait de devenir garde du corps. Ça m’a fait plaisir de la voir.

Un moment agréable : chez la coiffeuse vendredi matin…

Une envie : de pleurer. Ma collègue était malade, les jours s’étiraient sans fin tellement je me suis ennuyée.

Une occupation : préparer mon oral de statistiques 🤤.

Et pour terminer en musique je vous propose Nothing but Thieves avec Wake-up call

Explosion des sens

Je ne vais pas bien en ce moment. A l’adolescence j’ai plutôt mal vécu plusieurs événements. Oh, rien de bien grave si l’on observe ces situations avec des yeux d’adultes mais sur le moment, je n’avais pas ce regard et je me suis pris beaucoup de gros coups de poing dans le ventre. Et toutes ces émotions, je les ai enfermées dans une grosse marmite. Une nouvelle déconvenue ? Hop, j’ouvre vite le couvercle, je balance mon émotion à l’intérieur et je referme bien vite. C’est plus simple comme ça.

Cet été j’ai obtenu mon bachelor en psychologie. Je n’ai même pas réussi à m’en réjouir. J’ai sans doute ouvert la marmite et balancé ma joie dedans. Je me suis dit que c’était dû au contre-coup. Tout ce stress accumulé durant ces quatre dernières années m’empêche d’apprécier le chemin parcouru. Et puis je ne vais plus revoir aussi souvent les copines. Ce diplôme signe également la fin de certaines relations. Ça va passer. Le master débute. Je me sens perdue. Je vis mal cette nouveauté. Ce n’est pas une question d’adaptation comme je le pensais. J’ai trouvé mes marques et je m’en sors mais je suis toujours mal.

En fait, la marmite est pleine et elle déborde. Je me prends donc en pleine figure toutes ces émotions vieilles de plus de vingt ans pour certaines et c’est violent. J’ai demandé un signe à l’univers pour me guider. Il n’arrête pas de m’en envoyer et je reste aveugle. Sauf que la semaine dernière j’en ai enfin vu un et depuis je pleure…ça sort… Et ce matin j’ai eu droit à un autre. Chez DrCaso d’abord. « Est-ce que vous croyez au coup de foudre ? » Bah oui, ça m’est déjà arrivé mais toujours à sens unique. « A quel moment de votre vie vous être-vous senti terriblement seul ? ». En fait, en réfléchissant bien, depuis l’adolescence je me sens terriblement seule. Je suppose que c’était une sorte de protection pour éviter de surcharger la marmite. Je continue ma lecture de blogs ce matin et j’arrive chez William qui écrit que « mon pays à moi aussi, c’est l’Amour ». Nouveau coup de poing, vite mettre ça dans la marmite. Ah ben non, il n’y a plus de place. Il faut faire face à présent. Et tant qu’à faire, autant plonger les deux mains à l’intérieur et sortir toute cette cochonnerie une fois pour toute. Bon, je vais retourner pleurer un coup…

L’avantage d’une telle période c’est que je me débarrasse enfin de ces derniers kilos que je trouvais superflus. Apparemment je n’ai plus besoin de cette bouée.

Et pour terminer en musique je vous propose un de mes groupes chéris : Nothing but Thieves avec Take this lonely heart

Dans la cour des grands

Les études ont repris et je suis en Master à présent. Ce changement me stresse, d’autant plus que j’ai perdu mon binôme qui, elle, continue ses études en présentiel. Lorsque j’ai débuté le Bachelor, nous étions environ 60 élèves. En deuxième année nous n’étions plus qu’une vingtaine. Nous sommes sept à avoir terminé en juin (un semestre plus vite que prévu), cinq termineront en janvier et les cinq derniers un peu plus tard. Sur les sept à avoir terminé nous sommes trois à continuer à distance, deux rejoignent les cour en présentiel, une fait une pause de six mois et la dernière se spécialise dans son job actuel.

J’étudie la psychologie des organisations. Le premier devoir consiste à parler de l’organisation dans laquelle je travaille : son organigramme, sa structure, la hiérarchie, la formalisation du travail, etc… Je ne me suis jamais intéressée à l’entreprise dans laquelle je travaille actuellement puisque j’ai vite réalisé que j’étais parquée dans un coin sans aucune perspective de progression. Autant dire que ce devoir me casse les pieds. Je dois donc décrypter l’organisation avec un regard neutre. J’aime pas.

J’étudie également des fondements en psychologie. En l’occurrence, la régulation des émotions. Ça, je trouve passionnant. Là aussi j’ai un devoir à rendre mais j’ai apprécié les heures passées à bosser dessus (et je n’ai pas terminé). Je trouve très intéressant d’observer les différentes tactiques dont nous disposons pour augmenter ou diminuer une émotion plaisante ou déplaisante. Parce que oui, nous pouvons désirer diminuer une émotion plaisante : rire à un enterrement c’est mal vu sous nos latitudes. Dans certaines occasions, il est utile d’augmenter une émotion déplaisante : une équipe de sport qui va jouer un match a besoin de se stimuler et ressentir de la rage contre l’équipe adverse peut s’avérer payant.

J’ai encore un devoir en statistiques qui m’attend…au travail. J’ai oublié de prendre mes affaires. Comme c’est étrange 🤔.

Bref, je suis stressée, bien occupée et je dors super mal. Et c’est là que je devrais faire mes super exercices de méditation que j’ignore pour laisser la place à mes ruminations 🤪.

Pour terminer en musique je vous propose Nothing but Thieves avec un vieux titre Last Orders. J’aime la voix de ce chanteur et cette chanson me plaît également beaucoup.

Bonjour bonjour

Alors je ne vous parle plus de mes cours mais j’ai un peu de peine à vulgariser ce que j’étudie actuellement et surtout beaucoup de flemme. Mon prof le fait très bien ICI.

Pour faire court, nous avons étudié l’évolution des divers tests d’intelligence. Puis nous avons appris ce qu’était l’intelligence, ce que contiennent les tests d’intelligence, comment les faire passer, quels sont les documents utilisé, sur quelle base ils sont construits. Nous avons appris qu’avoir un QI de 130 ne veut rien dire en soi; il y a toute une observation qui se fait lors de la passation du test et qui est expliquée sur le rapport transmis ensuite à la personne concernée.

Après l’intelligence, nous avons appris ce qu’est la personnalité et ce que sont les tests de personnalité, sur quelles bases ils sont construits, et ce qu’ils mesurent exactement : le névrosisme, l’extraversion, l’ouverture d’esprit, l’agréabilité et la conscienciosité (le correcteur me dit que j’écris faux ces mots. Soit je les traduits bêtement de l’anglais, soit je fais effectivement des erreurs mais voilà, tant pis, soit le correcteur est nul, et j’aime cette option). Ces cinq concepts sont sous-divisés en six facettes afin de bien cerner la personne et on doit connaître tout ça pour les examens.

A présent, on termine avec les processus cognitifs, c’est-à-dire comment une personne perçoit l’information, ce qui va lui permettre ensuite de façonner sa pensée et son apprentissage.

C’est super intéressant, certains textes à lire sont pénibles, d’autres extrêmement difficiles à comprendre mais le tout me plaît.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui.

Et pour terminer en musique, je vous propose Nothing but Thieves avec Sorry que j’écoute actuellement en boucle.