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Communiquer

Aujourd’hui je vais vous parler de communication car c’est le sujet que je révise en ce moment et vous en parler me permet de renforcer ma mémoire.

Le saviez-vous ? Il est impossible de ne pas communiquer. Vous refusez de répondre à votre interlocuteur ? Vous communiquez alors votre désaccord. Nous communiquons malgré nous : tous nos gestes sont parlants et l’interlocuteur, s’il tient compte du message perçu, s’adapte. Un enfant va se mettre à parler très fort si son parent ne lui répond pas. Il y a même des comportements qui à la base ne servent pas à communiquer, se transforment en message. Uriner sert à se vider la vessie or, beaucoup d’animaux marquent leur territoire en urinant (je ne parle pas d’hommes mais certains marquent aussi leur territoire en lassant des traces de toutes sortes sur leur passage). Autre exemple: une maman va porter son enfant en l’attrapant sous les bras. Par la suite, l’enfant va lever les bras pour communiquer son envie d’être porté.

La communication permet donc de nous faire comprendre des autres et de comprendre les autres et d’adapter notre comportement en conséquences. La communication englobe le langage humain oral ou écrit ainsi que le langage des signes mais aussi toute une partie non verbale comme nous l’avons vu. Dans la communication non verbale nous trouvons la prosodie, la position du corps, le fait d’attraper des objets, les émotions sur le visage, nos nombreux gestes inconscients. Parfois, nous notons une incongruence entre ce qui est dit oralement et le langage corporel. Ce peut être dû à l’humour : un visage souriant qui annonce que nous venons de le blesser par exemple. Une personne dépressive va dire que tout va bien avec un sourire alors que tout son corps crie le contraire.

Il existe des situations conflictuelles ou les deux messages potentiels ont des conséquences négatives. Nous entrons dans le conflit approche/évitement : dans ces cas-là, nous avons tendance à émettre un message peu clair et ambigu. Un exemple. Sur la photo ci-dessous, des cadeaux reçus de ma soeur. Quel est le message que je vais émettre à réception de tels présents ?

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Magnifique t-shirt et une superbe paire de chaussettes

Je pourrais dire quelque chose de désagréable mais nous avons de bonnes relations donc je ne vois pas l’intérêt ou alors lui dire ma joie face à de si beaux cadeaux, ce qui serait un mensonge éhonté. Je suis donc face à deux messages “négatifs”. Dans ces cas-là, l’option “message peu clair et ambigu” revient à dire “j’apprécie ta gentillesse” !

Pour éviter toute équivoque, un message clair doit comporter quatre types d’information: l’émetteur doit être précisé, le récepteur également ainsi que le contenu du message et le contexte : J‘aime beaucoup le cadeau que tu m’as donné pour mon anniversaire.

Je termine en vous apprenant peut-être que celui qui parle regarde moins son interlocuteur que celui qui écoute. Sauf dans des rapports hiérarchiques où le chef va plus regarder quand il parle que lorsqu’il écoute. Ceci est une dominance visuelle.

Sources : Corraze, J. (2001) Les communications non-verbales (6e ed.). Paris : PUF / Favez, N., Vanotti, M. (2006) La communication : quelques repères. In M. Vanotti (Ed.) Le métier de médecin : entre utopie et désenchantement (pp. 101-114). Genève : Médecine et hygiène

 

Et pour terminer en musique je vous mets du Kasabian car c’est le groupe que j’écoute non-stop en ce moment. Voici Life qu’il faut écouter le son à fond, ça file la pêche.

J’ai l’impression que vous êtes tourmentés…

Faut que je prépare mon post sur l’approche cognitiviste dans l’enseignement et vous raconter ce qu’écrit Carl Rogers sur ce qui fait un bon psychologue d’un moins bon. Pour la semaine prochaine si je suis motivée.

Le moral remonte avec l’arrivée du printemps. Chouette. J’ai ressorti mon application FatSecret pour m’encourager à remanger de façon raisonnable. Même si je n’ai pas pris de poids je mange bien trop de cochonneries pour maigrir encore un peu. L’application m’aide à voir quand j’atteins la limite quotidienne et me motive à tenir bon.

Comme il faisait grand beau hier, j’en ai profité pour débuter mon balcon potager. J’ai planté mes premières futures salades et du persil. S’il fait beau le weekend prochain j’attaque la plantation des fraises avant de passer aux framboises, tomates, basilic, concombres et radis (pas forcément dans cet ordre).

***

Ma collègue m’a fait remarquer que je posais les questions qui font parler. Je suis nulle pour bavarder sur la pluie et le beau temps, donc j’ai de la peine à discuter avec les gens que je ne connais pas. Pourtant, quand je me lance, j’apprends plein de choses et ma collègue est toujours surprise. Du genre, cette dame a son papa qui est décédé récemment, celle-là avait des problèmes de couple mais ils ont décidé de se donner une nouvelle chance, celle-ci était assistante vétérinaire avant de travailler dans l’entreprise et cette dame vient de vivre un incendie et est toute chamboulée car il y avait plein de pompiers chez elle et que ses cheveux ont pris feu… En gros, je suis incapable de parler de banalité mais j’arrive à faire parler les gens (que je n’ai généralement jamais vu auparavant) de leur vie privée. Parfois (souvent je crois), je pose des questions qui dérangent et c’est ma collègue qui vient d’en faire les frais. Elle doit déménager à l’étranger “demain”. Elle contacte alors des entreprises de déménagement pour leur poser quelques questions. La plus importante à ses yeux est de savoir le délai qu’il leur faut pour qu’elle fasse appel à leurs services. C’est LA question qui la stresse puisqu’elle est dans l’urgence. Ma/mes questions ? “Tu comptes déménager à quelle date, fin mai, fin avril ou fin juin ? Tu prends tes meubles ou tu les vends avant ? Parce que une fois que la date est arrêtée et la question des meubles résolue, alors tu pourras appeler les entreprises et poser TES conditions. Ça t’évitera des appels inutiles”. Elle m’a répondu qu’elle n’aimait pas mes questions 😂. En même temps, lui dire “ma pauvre, je n’aimerais pas être à ta place” ne va pas l’aider. Ce qui ne m’empêche pas de compatir à sa situation qui est loin d’être idéale.

Et pour terminer en musique je vous propose un morceau de 2011 Vive l’amour de Catherine Ringer

 

Je pense trop

Editions Guy Trédaniel, 2010, 250 pages

Editions Guy Trédaniel, 2010, 250 pages

Deux amies m’ont parlé d’un bouquin durant la même période Je Pense Trop de Christel Petitcollin. Une est particulièrement enchantée et me conseille vivement de le lire. L’autre est un peu plus circonspecte et me prête son exemplaire avant même de l’avoir terminé. J’ai lu les deux tiers et si j’étais raisonnable je m’en tiendrais là. La lecture de ce livre n’est pas compatible avec des études en psychologie. Citer ces sources, être rigoureux, avoir l’esprit critique, hop, on balance tout ça si on veut apprécier cette lecture.

La dame ne veut pas mettre des notes de bas de page non stop donc elle précise que ses sources sont citées dans la bibliographie à la fin du livre. Déjà là, la bibliographie est bien maigre mais en plus, il y a tout de mêmes quelques notes de bas de page : les références aux autres livres de Madame !

Nous apprenons ce à quoi pense François alors qu’il se rend pour la première fois à un rendez-vous chez cette dame. Rien d’exceptionnel. Or, voilà qu’elle explique que cette façon de penser n’est pas normale. Etrange, puisque c’est vraiment le genre de réflexions que je peux me faire. Donc j’apprends que je pense anormalement ! Mais c’est quoi penser normalement ? Bah ça elle n’en parle pas. Comme ça la majorité des lecteurs va s’identifier d’une façon ou une autre à François et va se dire que le bouquin le concerne. Et hop, un best seller ! La dame a tout compris.

Un peu plus loin elle parle des gens hypersensibles. Je sais que je le suis. J’entends tout, je sens tout, je vois le moindre détail (celui qu’il ne faudrait pas voir), etc. Donc quand on est hypersensible, on a également beaucoup d’empathie. C’est l’auteure qui l’explique car c’est ce que lui ont dit ses patients. Ah, la belle recherche empirique dont on nous serine dans les cours de psycho ! Mais quand on a tous ces dons (chouette j’ai des dons), on possède également la télépathie…Faites attention à ce que vous pensez en ma compagnie !

Elle parle aussi des test de QI et déconseille vivement de les passer. Elle dit que “de nombreux ouvrages dénoncent leur pertinence”. Quels ouvrages ? Nulle référence. Elle raconte que les tests sont subjectifs et posent “de graves problèmes d’éthique”. Rien que ça. Qu’ils ne prennent pas en compte le niveau social de l’individu ni sa culture. Il ne faut pas oublier que n’importe qui ne peut pas faire passer ces tests. Il faut suivre une formation spécifique. Et je rappelle que les psychothérapeutes FSP (donc reconnus en Suisse) ont tout de même dix ans d’études universitaires et sont donc à même de décoder les résultats en plus de la formation pour la passation de tests !

Et j’adore ce passage : “C’est parce qu’elle est sidérante que j’en suis arrivée à la conclusion que les pervers narcissiques ne s’en prennent qu’aux surdoués”. J’adore ces recherches hautement scientifiques. Et comment lutter contre ces pervers ? La réponse est certainement expliquée dans un autre bouquin…

Je m’arrête là. Donc je n’aime pas ce genre de bouquin mais, parce qu’il y a un “mais”, je pense que je l’aurais peut-être apprécié quand j’allais mal. Si vous cherchez à vous réconforter, peut-être que ce livre est pour vous. Si vous allez vraiment mal, consultez un psy. Il vous sera entièrement dévoué durant votre heure de consultation et ne s’adressera qu’à vous et pas à un large public. Et il vous aidera à trouver des solutions, solutions qui ne sont jamais proposées dans le livre…

 

Et pour terminer en musique : Vanessa Paradis & Carl Barât The Dark, it comes

Je pense donc je suis

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J’avais décidé de suivre des études de psychologie pour mieux comprendre comment et pourquoi j’avais sombré dans la dépression et comment et pourquoi je m’en suis sortie. J’avais besoin de savoir ce qu’il s’était passé dans mon cerveau. Les cours s’étalent sur neuf semestres et moi j’attendais avec impatience le cours de psychopathologie, donné évidemment en dernier. Et puis au deuxième semestre j’ai étudié la psychologie du développement et j’ai adoré. Je ne suis absolument pas concernée puisque l’étude était portée sur les bébés jusqu’à l’adolescence. Mais j’ai appris plein de choses passionnantes à ma grande surprise. Surprise parce que les copines avec lesquelles j’étudie ont trouvé ce cours pénible. Serais-je en fait tout simplement passionnée par la psychologie à tous ses niveaux ?

Ce semestre j’avais un cours qui était en fait un travail de recherche. Pas aimé du tout. De plus, j’ai un examen dans une semaine et je n’ai pas encore ouvert mes bouquins. Ca ne m’intéresse pas. Mais j’ai suivi deux autres cours également. J’ai demandé à suivre celui de psychopathologie. Je ne pouvais pas attendre encore trois ans ! Même si j’ai obtenu la plupart des questions qui m’avaient poussée à m’inscrire à ces études, je réalise qu’en fait ce n’est plus un but en soi. J’ai appris plein de choses sur les troubles panique, la bipolarité, l’anxiété généralisée, la dépression évidemment, la schizophrénie et autres. J’adore le tout. Et à côté de ça j’avais un cours sur la psychologie cognitive. Un énorme pavé qui semblait très très très compliqué. Donc ma fainéantise à tout d’abord pris le dessus :”Il y a trop, c’est impossible de mémoriser tout ça en plus c’est compliqué !”. Mais durant le semestre j’ai bien noté que certains détails m’intéressaient tout de même. Et il y a trois semaines j’ai débuté mes révisions donc j’ai fait plein de recherches pour compléter mes notes et surtout les comprendre ! Mes copines en ont marre, c’est pénible et inintéressant. Moi ça me passionne à nouveau. Je découvre comment fonctionne ma mémoire, pourquoi je vois certains détails autour de moi et d’autres pas, pourquoi je sens beaucoup de choses et que j’entends le moindre petit bruit. Je réalise que tout ce savoir m’aide dans mon quotidien ! Je vais vous donner un exemple tout simple :

Notre mémoire enregistre la plupart des choses sous forme verbale (sémantique), des bribes sous forme de sons et un chouïa sous forme d’images fixes. Quand vous apprenez quelque chose de nouveau, vous faites souvent des liens avec des connaissances que vous possédez déjà. Plus vous faites de liens, plus facilement vous arrivez à ressortir la nouvelle information. Mais parfois les liens créés le sont sur des bases bancales. J’ai le nom d’un peintre que j’aime bien que je n’arrive jamais à ressortir. Je vois ses peintures dans ma tête, certaines informations le concernant mais son nom ne me reviens jamais. C’est là que j’ai compris que j’avais mal enregistré l’information. Du coup je me suis demandée si je ne l’avais pas mémorisée sous forme de sonorité, une rime avec un autre mot. Non, rien. Avec une image alors ? Et je visualise donc certains de ses tableaux, toujours rien. Puis je vois ma bibliothèque en mémoire. J’imagine que le lien est par là. Je me vois alors sortir le bouquin consacré à ce peintre. Et là, en gros, son nom apparaît. J’ai retrouvé Hopper.

J’ai fait ce petit test la semaine dernière en sachant pertinemment que le nom ne me reviendrait pas de façon normale. Il se trouve que ce peintre est enregistré sous forme d’image.. Mais si on va plus loin, l’image ici est un mot imprimé, que la petite voix dans ma tête va lire. La petite voix emploie le langage qui fait sens pour nous. Sans langage, nous sommes incapables de penser.

Bon je m’arrête là car comme me l’a dit ma maman, ce qui m’intéresse n’intéresse pas forcément les autres…Prochain semestre, les émotions, la motivation et les relations sociales en plus de la suite de mon cours du neuvième semestre qui sera consacré au sommeil. Passionnant 😍

 

Pour terminer en musique, voici une chanson que j’ai découverte car elle a été reprise dernièrement par mon groupe fétiche Muse. Ici je vous mets la version originale, Chvrches Lies.

Se fier à ses impressions !

Depuis mi-septembre je travaille sur une expérience en psychologie avec un rapport à rédiger ensuite. Le projet doit se monter à trois. J’avais donc posté un message sur le forum dédié et où je demandais si qqn était intéressé à travailler avec moi sur tel thème. Rapidement E m’a répondu et nous avons commencé à réfléchir sur la direction à prendre puisque au cours nous devions arriver avec un sujet. Une semaine avant le cours une troisième personne, F,  nous a contactées pour nous informer qu’elle souhaitait nous rejoindre…et plus de nouvelle.

Je connaissais déjà E mais n’avais jamais vu F. Nous avons donc fait connaissance lors du cours. J’avais déjà quelques réserves par rapport à F car elle n’avait jamais échangé le moindre message pour participer à l’élaboration du sujet et son mail pour nous aborder était plutôt celui d’une ado. J’ai mis mes impressions de côté et débuté une page blanche. Or, ce jour-là, elle m’a vite fait comprendre que toutes mes idées étaient…nulles ! Zen…

Les trois semaines suivantes ont été…harassantes. F nous harcelait de messages avec des “lol” un peu partout. Si nous avions le malheur de répondre, hop, une nouvelle volée de messages lol…avec plein de remarques acides au milieu. Tout ce que nous faisions était mauvais. Nous avions une page en ligne où l’on rédigeait notre travail. Tout ce que E avait écrit était modifié dans un premier temps. “Oui c’était mal rédigé”. Puis tout simplement effacé “Oups, j’ai fait une mauvaise manipulation”. Très vite j’ai arrêté de répondre à ses messages mais j’étais sur les nerfs. Nous ne pouvions absolument pas progresser puisque quoi que nous fassions, c’était mauvais. Sans parler du skype que nous avions eu dans lequel elle avait été assez odieuse. Arrive le cours. Avec E nous allions pouvoir parler avec F de tout ce qui n’allait pas. Mais le soir d’avant elle nous annonce qu’elle ne sera pas présente. Nous annonçons toutefois que nous rencontrons quelques problèmes dans notre groupe.

Trois nouvelles semaines de travail débutent. Aucune nouvelle de F. Nous travaillons donc à deux avec E. J’envoie un message sur whatsapp pour fixer notre prochain rdv skype et là F se désinscrit, sans répondre. Elle expliquera alors que ces messages sont une intrusion dans sa vie privée…Une semaine avant le cours elle et ses nombreux messages lol réapparaissent. Plein de vitriol : E est nulle et moi je ne fous rien ! De plus quand nous ne répondons pas tout de suite à ses messages, elle s’emporte. “Que E ait des enfants c’est son problème, elle n’a qu’à assumer !”. Que du bonheur. A nouveau, la veille du cours elle annonce à notre assistant qu’elle ne sera pas là. Elle a tout de même la bonté de nous mettre en copie. Notre projet doit être fin prêt puisque la semaine suivante débutent les expériences avec les sujets recrutés. Sauf que nous n’avons absolument rien ! J’avais préparé une vidéo pour induire de l’anxiété. “La vidéo est nulle”. Je change d’idée. “Ca sort d’où cette idée ? Pourquoi on ne prend pas la vidéo ?”… Nous voulons tout arrêter et l’annonçons à l’assistant. Encouragées après lui avoir parlé, nous partons du cours avec un dossier qui tient la route et pouvons débuter nos expériences.

A nouveau trois semaines pour faire passer les tests. La façon dont E les fait passer ne “va pas. Pas assez scientifique et trop amateur !”. Nouveau Skype que je quitte après dix minutes. F est insupportable. “Valvita j’ai modifié ton pavé indigeste !” Comme il n’y avait pas la vidéo, personne n’a noté mon départ ! Je recontacte E plus tard. Elle est en larmes. On tient le coup tant bien que mal. Le cours approche. Nous devons avoir terminé et analysé les premiers résultats. Le soir d’avant, F nous annonce par mail qu’elle arrête et que tous ses tests sont ratés. A nouveau, nous arrivons les mains vides. Nous n’avons plus assez de sujets, nos tests ne valent donc rien…L’assistant, compréhensif, nous explique que c’est la procédure globale qui est intéressante dans ce projet. A savoir, trouver un sujet et une littérature scientifique qui appuie ce que nous soutenons, faire passer des tests et savoir les analyser. Enfin, rédiger un rapport.

Voilà deux semaines que nous sommes sur ce fichu rapport. J’en ai plus qu’assez de cette expérience qui me sort par les trous de nez. En plus nous devons rédiger un powerpoint d’une quinzaine de pages comme si nous allions soutenir le tout, avé les commentaires bien sûr ! Heureusement, F n’est plus là pour nous mettre des bâtons dans les roues. Le problème est que mon programme Word a de nombreux bugs (il est très vieux) et je perds énormément de temps à cause de ça. J’ai une mise en page très aléatoire avec des titres qui décident tous seuls de changer de style ! Le fichier effectue des aller-retours entre E et moi. Encore une semaine…avant d’avoir les commentaires de l’assistant qui nous dira ce que nous devrons modifier…

J’en peux plus !

Et pour me détendre, j’écoute ça à fond. Excellente performance live chez Jools Holland. Avec un final…mmmm…. j’adore ! En même temps, c’est mon groupe préféré…

Notre Corps ne ment jamais

Le titre de mon message est le titre du livre d’Alice Miller, psychanalyste Suisse décédée en 2010, que je suis en train de lire. Dans ses nombreux ouvrages (que je découvre) elle parle des traumatismes inconscients de l’enfance qui ressortent à l’âge adulte de diverses façons mais essentiellement sous forme de maladie comme par exemple l’anorexie ou encore la dépression. Et moi je pense à mon rhume des foins…

Pourquoi ? Parce que je traîne cette allergie depuis mon enfance et que j’avais déjà lu quelque part (je ne me souviens plus où) que les allergies étaient souvent dues à un problème plus profond. C’est le corps qui choisit à travers elle de nous annoncer qu’il y a un conflit au niveau de nos émotions et que nous ne savons absolument pas le gérer.

J’ai donc le rhume des foins depuis au moins mes onze ans (peut-être plus tôt mais j’ai un souvenir de mes onze ans !). Cela fait donc quelques années que je suis incapable de gérer une émotion apparemment trop vive pour moi.

Au début du printemps 2012, je devais passer des examens qui me stressaient énormément. J’ai alors sollicité un collègue qui s’était spécialisé dans l’homéopathie. Il m’avait dit que je ne devais pas me battre contre mon stress mais mon manque de confiance en moi. J’avais pris les granules homéopathiques conseillées et je m’étais senti pousser des ailes. Je planais ! Je me sentais invicible (d’autres événements étaient venus m’aider dans ce sens). Et cette année-là, je n’ai presque pas eu d’allergies alors que c’était une année assez violente à ce niveau.

Printemps 2013, je suis en pleine dépression. Je suis une thérapie et je prends des anti-dépresseurs. Je n’ai pas de rhume des foins.

Printemps 2014. Je vais mieux. Je suis toujours ma thérapie et prends toujours les anti-dépresseurs. J’ai dû être incommodée par mes allergies deux jours tout au plus.

Nous sommes au printemps 2015. Je n’ai plus aucun médicament. Ma nièce se plaint que cette année les graminées sont de sortie (nous avons la même allergie) et qu’elle n’en peut plus ! Je n’ai rien ! Je crois bien que ma thérapie a soigné cette émotion qui m’empoisonnait depuis mon enfance.

Je termine avec les paroles d’Alice Miller dans l’introduction de son livre : “Pourquoi la plupart des gens, spécialistes y compris, préfèrent-ils croire aux vertus des médicaments au lieu de se fier aux messages de notre corps ? Celui-ci, pourtant, sait exactement ce dont nous avons besoin, ce que nous avons mal supporté, ce qui a provoqué en nous une réaction allergique. Trop souvent, nous préférons chercher secours auprès des médicaments, de la drogue ou de l’alcool, aboutissant ainsi à bloquer encore un peu plus l’accès à notre vérité. Pourquoi donc ? Parce qu’il est douloureux de la connaître ?”

Un peu de psychologie

Non je ne vais pas vous parler de mes cours qui pour l’instant ne me passionnent pas particulièrement. Savoir qu’il existe un concept qui prétend que nous naissons avec déjà tous nos acquis et que ces derniers ne s’activent qu’en fonction de notre environnement m’énerve. J’ai peut-être de super dons dans mes gènes et mon environnement s’en contre fiche. Du coup lesdits gènes restent endormis à jamais. Quelle tristesse. Un autre concept nous dit que nous naissons complètement idiots et que notre environnement nous apprend à vivre. En gros, on voit un mur, on fonce dedans car on est bête. Mais on ne fonce pas dedans deux fois car ce merveilleux environnement nous aura appris que foncer dans un mur ça fait mal !

Bref, moi je veux vous parler de mon humeur de chien qui est remontée petit à petit grâce à la lecture de Le Jardin d’Epicure de Irvin Yalom. Deuxième livre que je lis de ce psychiatre, deuxième livre que j’adore.

Depuis le premier jour de mon travail, j’ai une collègue qui a décidé que j’étais un sale insecte nuisible et qu’il fallait m’écraser. Chaque semaine elle achète une nouvelle tapette mais je résiste, je suis comme la mauvaise herbe 😁 Seulement ça fait cinq mois que ça dure et j’avoue flancher un peu. Puis je suis tombée sur cet extrait qui m’a rappelé pourquoi j’étais sortie de ma dépression et pourquoi je me sentais alors si bien :

“Aucun changement positif ne peut intervenir dans votre vie tant que l’idée reste ancrée en vous que les causes de votre vie imparfaite sont à chercher au-dehors de vous-même […] Vous et vous seul êtes responsable des aspects fondamentaux de votre vie et vous seul avez le pouvoir de la changer” (p.114, collection Livre de Poche, éd. Galaade 2009).

Ce passage me parle beaucoup. Plutôt que me focaliser sur ma vie, j’ai eu soudain tendance à me concentrer sur les problèmes de cette femme. L’insecte qu’elle chasse désespérément ce n’est pas moi. Je ne suis pas une nuisible. Elle peut continuer à s’exciter devant des moulins à vent. Ma vie est ce que j’en fais et j’ai décidé de ne pas me tourmenter avec ces histoires.

Rappelez-vous que c’est très simple de se recentrer. Dans mon exemple, ce sont les problèmes de ma collègue. Finalement c’est elle qui souffre de ma présence. Pourquoi devrais-je vivre cette souffrance puisque c’est la sienne ? C’est pourquoi je la laisse s’agiter pendant que moi je souris aux clients de passage qui repartent généralement de bonne humeur.

Oh et puis le printemps commence à montrer le bout de son nez 🌺🌷💐