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Bore-out

Après une grande période de stress, il y a toujours une chute assez brutale durant laquelle je me sens un peu perdue. Puis le train train quotidien reprend le dessus et je m’ennuie ferme. Je passe mes journées sur internet et je rentre non seulement épuisée mais en plus déprimée. C’est ça le début du bore out. L’inverse du burn out. En gros je suis très loin d’être débordée, motivée… Vous pouvez lire le profil de plusieurs personnes qui vivent quotidiennement l’ennui ici.

Ce qui est marrant c’est que je suis tombée sur un bouquin sur le sujet à la bibliothèque aujourd’hui Le Bore-Out quand l’ennui au travail rend malade du Dr François Baumann aux éditions Josette Lyon (2016). Je vous dirai ce que j’en pense. Mais voici un extrait de la quatrième de couverture :

L’épuisement professionnel par l’ennui au travail ou “bore-out”, par l’absence d’une activité construite, d’une motivation qui permette d’utiliser l’énergie que l’on garde en soi, est tout sauf de la fainéantise. C’est une souffrance considérable pour celui ou celle qui traverse cette épreuve, car l’ennui au travail est vécu comme un tabou.

C’est pas comme si je découvrais cet état de fait. Il y a quelques années je m’étais plains de n’avoir rien à faire de mes journées. Mon chef d’alors m’avait donné un tas de photocopies à faire (le top !) …que sa femme avait jetées en fin de journée. Je n’ai plus demandé de travail. (Partout où j’en demande on me file des photocopies à faire ou de la saisie !). C’est à ce moment que j’ai décidé d’apprendre à utiliser word et excel correctement. Je me suis formée seule durant mes heures de travail.

Mais revenons à nos moutons. Alors que je voulais commander un livre pour mes prochains cours, je lis dans les commentaires qu’un des auteurs dudit livre donne un cours sur Coursera. Coursera est un site qui donne des cours gratuits sur divers domaines. Une amie est accro et m’en a toujours dit grand bien. Je vais donc jeter un oeil et constate que le cours en question débute le 4 juillet. Je m’y inscrits. Le soir je télécharge les vidéos sur mon iPad et je les visionne durant la journée du lendemain. Mon humeur remonte et je ne suis plus ko quand je rentre le soir. Mais bon, c’est un programme chargé et j’ai envie de varier les plaisirs.

Le fils d’une amie m’a suggéré de me lancer dans la programmation. Je cherche dans la base de données et trouve un cours qui débutait ce lundi. J’ai donc appris aujourd’hui les bases du HTML. J’ai testé mais n’obtiens pas exactement ce que je pensais (mes titres n’apparaissent pas mais finalement doivent-ils apparaître où c’est juste pour m’aider à m’y retrouver ?). Dans la partie du haut on voit le langage que j’ai utilisé et ce que ça donnerait sur une page web est en-dessous. (J’allie les deux cours comme vous pouvez le constater 😄).

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Demain j’attaque le CSS pour améliorer la présentation. Ensuite il y a le PHP et Java. Ca m’occupe intelligemment.

Demain soir je suis en vacances et c’est pas pour me déplaire…

Et pour terminer en musique je vous propose une chanson, Sometimes I feel, de Richard Hawley que j’ai découvert en regardant les concerts de Glastonbury 2016 sur la BBC (vous pouvez les visionner sur le site http://www.bbc.co.uk/events/ewcj5v. C’est une musique douce que j’aime beaucoup. Tout l’album me plaît (Hollow Meadows).

Dysthymie

Dysthymie c’est le nom de ma maladie.

Mais qu’est-ce que c’est exactement ? Ce sont des signes légers de dépression. C’est une maladie chronique qui peut débuter de façon précoce, à savoir avant 21 ans. Ceux, dont je fais partie, qui l’ont de façon précoce sont plus facilement sujet à souffrir un jour de dépression majeure. Youpie, je rentre bien dans les statistiques 😒. On dit alors que l’on souffre de double dépression ! J’en ai de la chance. Vous m’enviez je le sens. Il faut enfin savoir que cette maladie est une sacrée merde; les personnes qui la traîne sont plus tentés de mettre fin à leurs jours..Ne vous inquiétez pas, ça va, même si j’y ai pensé par le passé !

J’ai repris une thérapie quand j’ai senti le moral vaciller à nouveau. Je ne souhaite pas revivre une dépression majeure et ne veux pas reprendre de médicaments. La thérapie est un bon compromis.

Quand je vais voir ma psy avec mes angoisses, car oui, une personne qui souffre d’un trouble de l’humeur est généralement angoissée (la réciproque n’est pas vraie), elle me rappelle que tout va bien, que c’est moi qui ai une vision biaisée de la réalité. Alors quand un problème me tombe dessus, je panique totalement puis me ressaisis car je sais que ce n’est pas aussi grave que ce que je perçois. C’est chouette la thérapie. Mais quand j’ai plusieurs problèmes qui choisissent de me tomber dessus en même temps c’est un peu plus difficile à gérer. J’ai à nouveau l’impression que c’est la fin du monde et que je ne m’en sortirai jamais. C’est pénible à vivre ce genre de pensées. Puis l’humeur remonte et tout va bien. Les problèmes n’en sont plus, juste quelques gênes qu’il faut régler.

A côté des angoisses, il y a également l’humeur maussade bien sûr. Imaginez que vous avez mal dormi et que vous êtes de mauvaise humeur durant la journée. Sauf que c’est tous les jours et sans raison. Quand je suis dans ces périodes de crises à présent je sais que non, tous les gens ne sont pas des cons, et non, je n’ai pas mauvais caractère. Ca m’aide à ne plus aboyer contre tout le monde et je tente de faire comprendre à mon cerveau qu’il a à nouveau un bug et que ce serait bien qu’il se répare illico. Ca fonctionne assez bien.

Je ne vous parle pas du manque d’énergie, du sommeil entrecoupé de nombreux réveils nocturnes, du manque de plaisir pour à peu près tout…

Donc oui, je suis malade, j’ai des périodes ou je dois lutter contre moi-même et me rappeler que non, ce n’est pas moi qui suis comme ça, ce sont les signes de la maladie. Heureusement j’ai à présent quelques béquilles psychologiques pour m’aider et une chouette psy quand je n’y arrive plus toute seule.

Mais dans l’ensemble tout va bien et demain je vais voir James Bond 😍.

 

PS N’hésitez pas à consulter un psychiatre ou psychothérapeute si vous vous reconnaissez dans ces signes. Ca vaut vraiment la peine de se soigner car oui, certaines personnes s’en sortent très bien ! Ce serait dommage de sombrer dans la dépression majeure sévère…Et moi je peux dire que ma vie aujourd’hui ne ressemble en rien à celle d’avant la thérapie où je traînais en permanence mon mal-être…

 

Sans Famille

Lors de fêtes familiales, je me sens “sans famille”. En effet, ma soeur les célèbre entourée de son mari et de ses enfants, éventuellement de sa belle-famille. Mon papa est en compagnie de sa femme, ses enfants et éventuellement de sa belle-famille. Ma maman passe les fêtes avec sa maman et ses soeurs. Et moi ???

– Parlez-moi de l’enfance de vos parents, me demande alors la psy à qui je raconte mon histoire.

– […] Ma maman raconte régulièrement qu’elle a été élevée par une autre maman que la sienne et que c’est la seule à l’avoir “subit”. Ses soeurs sont restées à la maison.

– En fait, c’était la seule à se retrouver sans sa famille. Sans famille !

-…

Lorsque l’on souffre d’une dépression, ce n’est jamais l’instant T qui en est responsable même si l’on aime croire que c’est à cause de ce boulot sans intérêt ou du chef qu’on a sur le dos sans arrêt. Il y a des raisons physiologiques et des raisons psychologiques à rechercher dans l’enfance et surtout dans les bagages transmis pas nos ancêtres. Comme mon impression d’être “sans famille”. A la base, ces transmissions inconscientes le sont pour notre bien-être comme l’explique Anne Ancelin Schützenberger dans son livre Aïe, mes aïeux ! (Ed. Dessolée de Brouwer/La Méridienne, 1993). Malheureusement, la plupart du temps ces bagages se transforment en fardeaux ! Pour se soigner, il est utile de découvrir toutes ces petites choses qui ne nous appartiennent finalement pas. Mais ça c’est en plus de cette noirceur qui prend possession de notre cerveau et nous empêche toute réflexion. La grosse part de cette maladie est cette incapacité à bouger dans tous les sens du terme, sauf à s’enfoncer un peu plus dans le néant. “La dépressions se nourrit de sa propre nuisance. C’est un monstre qui s’autodévore” déclare Philippe Labro (Tomber sept fois, se relever huit, éd. Albin Michel, 2003, 236 pages). “La folie de la dépression est, en règle générale, l’antithèse de la violence. Certes c’est une tempête, mais une tempête des ténèbres. Bientôt se manifestent un ralentissement des réactions, une quasi-paralysie, une diminution de l’énergie psychique proche du point zéro. En dernier ressort, le corps est affecté et se sent miné, drainé de ses forces” écrit William Styron dans son livre qui traite de sa dépression Face aux ténèbres, chronique d’une folie paru aux éditions Folio, 1990 (128 pages).

Car si vous souhaitez mieux comprendre ce que vivent des personnes en pleine dépression je vous conseille vivement les deux livres cités ci-dessus ainsi que celui de Guy Birenbaum Vous m’avez manqué, histoire d’une dépression française, éd. Les Arènes, 2015, (402 pages). Et vous comprendrez que ces personnes avaient également hérité de bagages dont elles se seraient bien passé.

Et alors, ces examens ?

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Tout d’abord, merci de vous en soucier 🙂 Alors oui, cette première partie (sur neuf !) est réussie. Mais il faut absolument que j’arrive à me calmer. Ca devient ridicule de stresser autant. D’autant plus que pour une fois dans ma vie, j’ai vraiment bien travaillé pour les réussir, ces satanés examens. Donc j’étais prête ! Mais cela ne m’a pas empêchée d’être d’humeur massacrante, ne plus dormir et paniquer totalement en lisant les questions.

Il faut quand même que j’avoue que je partais avec une énorme crainte : celle d’avoir perdu une bonne partie de ma mémoire suite à ma dépression. J’ai cette idée en tête puisqu’au plus fort de la maladie, j’étais totalement incapable de me concentrer sur quoi que ce soit et j’ai dû acheter un agenda pour noter mes rendez-vous (généralement tout est dans ma tête). Même si aujourd’hui tout va bien, je me rends compte que je ne mémorise plus tout comme avant. Je m’entends dire régulièrement “oh j’avais oublié”, “C’est quand déjà… ?”, “comment je fais pour…?”. Vous me racontez que vous partez dans trois semaines aux Bahamas, je ne sais plus quand vous partez ni où ! Avant je n’avais jamais ce genre de problèmes. Bref.

Quand j’ai compris que j’avais un mois pour apprendre un bouquin de cinq cents pages, plus tous les documents reçus durant le semestre plus les exposés entendus durant les cours, ma réaction fut : “Je n’y arriverai jamais ! Il y a trop à apprendre !”. Et au lieu de bosser comme une dingue une semaine avant la date butoir, j’ai commencé un mois avant. Tous les jours. (Pas possible durant le semestre. Lire tous les documents reçus, rendre les devoirs, regarder des heures de vidéos occupent déjà une grande partie de mon temps à côté de mon job). Et petit à petit, j’ai mémorisé ce qu’il fallait. J’ai réussi à faire des liens entre les différents sujets, à créer des cartes mentales ce qui me permet de me souvenir d’une grande partie encore aujourd’hui, trois semaines après les examens. Généralement je rends ma copie et ma mémoire s’efface gentiment. Cette fois-ci j’ai travaillé sur la mémoire à long terme ! Ah si j’avais su faire ça à l’école… Sur toute la matière à apprendre, seuls deux sujets me posaient problème. Un que je n’arrivais décidément pas à comprendre et l’autre qui m’énervait. Pas grand chose quoi. L’examen comportait trois questions de 1,5 points chacune. La moyenne est à 4. Sur les quatre questions, se trouvaient mes deux sujets !!! J’ai répondu totalement à côté de celle qui concernait celui que je ne comprenais pas. Du coup, je ne pouvais pas obtenir plus de 4,5 ! Heureusement, j’ai gagné 0,25 points à rajouter à ma note grâce à la qualité de mes devoirs. Donc je pouvais monter jusqu’à 4,75. Mais autant dire que l’attente des résultats fut atroce. J’ai obtenu 4,5. Victoire douce-amère.

Deuxième examen : introduction aux statistiques. Une horreur. Plus le cours avançait, moins je comprenais. Je n’aime pas les statistiques. Pour me préparer correctement, j’ai acheté un livre et tout repris depuis le début. Là encore j’ai travaillé chaque jour. Et petit à petit j’ai commencé à comprendre ce qu’est un Chi Carré de Pearson, le t de Student, une régression linéaire…J’ai refait les exercices et les ai trouvé faciles ! Yessss. Cette satanée théorie a finalement réussi à être comprise par mon cerveau. J’ai même fini par comprendre comment fonctionne le logiciel que l’on doit utiliser. Mais l’examen s’est mal passé. Il y avait en fait très peu de théorie et beaucoup, beaucoup de calculs. J’étais incapable de les faire. Pourtant j’ai obtenu une matu (équivalent du bac) scientifique. J’adorais les maths. J’avais l’impression de résoudre des puzzles. Mais devant ma feuille je n’ai même pas réussi à jongler avec une simple formule. Bah, j’ai quand même réussi mais après tout ce travail, c’est dommage de n’avoir pas très bien réussi. Mais rien n’est perdu. Parce qu’aujourd’hui débute le deuxième semestre et, oh quelle horreur joie, j’ai “Statistiques II”…

Ces études me plaisent. Il aura fallu que j’atteigne la quarantaine pour trouver ma voie… Avec un peu de chance, je terminerai avant la retraite et pourrai peut-être même exercer le métier qui m’intéresse ! Mieux vaut tard que jamais 😉

PS Je tiens à remercier S qui m’a aidée à réviser et donné quelques trucs mnémotechniques utilisés durant les exas. 🙂

Ah la psychologie

Bon je suis légèrement stressée en ce moment. Mes premiers examens auront lieu le 10 janvier et ça s’annonce plutôt difficile. Mais je ne vous ai toujours pas dit ce que j’étudiais ?

Tout d’abord je dois expliquer que je m’ennuie toujours très vite et que j’ai donc besoin de m’occuper à différentes tâches. Mais comme je suis la reine des fainéantes j’ai opté pour des activités intellectuelles. Je m’ennuie au travail mais je trouve mon équilibre grâce à des études. J’avais quitté mon Master de FLE (Français langue étrangère) un peu abruptement d’une part parce que ça ne me plaisait pas plus que ça, d’autre part parce que je débutais ma dépression. J’ai donc tout arrêté. Puis je me suis soignée…

J’ai suivi une thérapie et j’en suis ressortie enchantée. J’ai adoré l’approche de ma psy qui ne m’a jamais suggéré de faire quoi que ce soit (je serais partie) si ce n’est sortir 15 minutes par jour au moins (et faire les magasins ne compte pas). Sur le moment je n’ai pas compris comment elle avait réussi à me faire tant changer : j’ai retrouvé l’espoir (petit clin d’oeil au Dr CaSo), la joie de vivre (perdue quelque part durant mon adolescence) et l’optimisme (en ai-je jamais eu auparavant ?). Tout ça en me faisant parler et ne répondant jamais à mes questions que par d’autres questions : “Qu’en pensez-vous ? / Oui pourquoi pas mais avez-vous songé à…”. Je ressortais de mes séances avec plus de questions qu’en arrivant mais je crois que là réside la clé de ma réussite. Et du coup je me suis intéressée à la psychologie… J’ai commencé à lire des magazines sur le sujet. Beaucoup n’apportent rien mais j’en ai trouvé deux abordables même si pas toujours faciles à comprendre quand on débute sur le sujet. J’ai donc opté pour Cerveau & Psycho et Le Cercle Psy. Ces lectures me passionnaient et j’ai donc commencé à me dire que des cours en psychologie pourraient me convenir. Mais après ma dépression ma mémoire a tout de même subit quelques séquelles alors j’hésitais…

Je me suis inscrite à l’université par correspondance en Suisse en fac de Psycho. Les études sont à mi-temps, c’est à dire que les cours sont donnés sur quatre ans et demi au lieu de trois ans. Il y a des cours en présentes une fois par mois. Il faut s’y présenter au moins trois fois sur cinq par semestre pour avoir le droit de s’inscrire aux examens.

Je ne regrette absolument pas mon choix. Non seulement je trouve la matière passionnante mais en plus j’ai fait de nouvelles rencontres. Nous sommes un petit groupe de quatre filles (la cinquième vient de jeter l’éponge) avec plus ou moins la même philosophie, les mêmes attentes et surtout le même niveau, ce qui nous permet de bien travailler ensemble. Surtout maintenant pour les révisions 🙂

J’ai deux examens à préparer : Introduction à la méthodologie et l’analyse de données. Des statistiques quoi ! Mais pour psychologues… Un cauchemar. Je viens de m’acheter un livre supplémentaire pour tout revoir depuis le début car je suis légèrement perdue. Mais je garde espoir !

Le deuxième examen est l’introduction à la psychologie. En gros, un bouquin de quatre cent pages à connaître par coeur, plus les exposés des profs plus les nombreux documents mis à disposition pour les devoirs mensuels ! On passe de ce qu’est un influx nerveux à comment fonctionne la mémoire avec un détour par les diverses pathologies telles la schizophrénie, le narcissisme ou encore la phobie sociale. Passionnant mais c’est beaucoup d’informations à maîtriser pour pouvoir passer au deuxième semestre qui comprend la suite des statistiques et la psychologie du développement. Ce serait quand même dommage de s’arrêter avant un tel programme encore plus intéressant que le premier semestre. Oui parce que j’ai discuté avec une personne qui a déjà suivi le cours sur le développement et qui m’a mis l’eau à la bouche…

 

Effets secondaires

Je vais bien, tout va bien…

Mes derniers signes de dépression datent de février dernier selon ma psy. Psychothérapeute que j’ai consultée 27 fois. Je le sais car nous avons fait le point lors de ma dernière visite à son cabinet. Eh oui, ma thérapie est terminée. C’est bien dommage car une fois que les choses s’améliorent, je me rends compte que le monde de la psychothérapie est un monde plein de mystères et j’aurais volontiers continué à apprendre de nouvelles techniques pour faire face aux problèmes quotidiens. Mais je crois que là j’entre plutôt dans la psychanalyse.

Je ne prends plus d’antidépresseurs. J’ai diminué le dosage petit à petit et voilà deux jours que j’ai terminé. La psy m’avait prévenue que je souffrirais peut-être des mêmes effets secondaires que lorsque j’ai débuté le médicament. J’ai pensé que ce ne serait pas le cas. Or après une semaine, j’ai ressenti les premiers symptômes : des nausées. Pas très agréable mais comme je sais que ce n’est que du temporaire, je m’en suis accommodée. J’ai à nouveau eu des spasmes dans les jambes. C’est très énervant quand on somnole. Mais là également, ça s’est vite calmé. Mon ventre a refait des siennes, ventre qui me pousse à aller très rapidement aux toilettes. C’est en train de se calmer…

Depuis trois jours je souffre de somnolence. Je ne me souvenais pas de ce symptôme. Il faut dire que je n’étais qu’une zombie prostrée sur mon canapé à l’époque donc ça ne changeait rien à mon état général. A présent que je vais bien, c’est plus ennuyeux. Je pourrais dormir toute la journée (et la nuit).

Un autre symptôme qui lui me quitte enfin, c’est mon corps en ébullition permanente. Je recommence à être frileuse. Je reporte des chaussettes le soir et me balade avec une petite jaquette. Oh, j’ai encore quelques bouffées de chaleur, mais elles diminuent gentiment.

Une amie m’a demandé si je ressentais des baisses de moral puisque je ne prends plus de médicaments. La réponse est heureusement non. Le cerveau fait très bien son travail, il gère la sérotonine tout seul, sans aide !

Je suis guérie…

Pourquoi j’ai détesté 2013

J’ai débuté l’année par une dépression. Boum sans prévenir, voilà que ça m’est tombé dessus. Mon médecin m’a envoyée consulter une psychiatre, psy que je vois encore mais avec des consultations de plus en plus espacées. Aujourd’hui je me porte bien, merci.

Tout le mois de février a été difficile car je retournais travailler et tenais à chaque fois un ou deux jours avant je me remettre à pleurer sans raison et sans discontinuer. Puis un jour mon chef m’a dit qu’il ne me supportait plus et ne voulait plus me voir. Evidemment, dans l’état de faiblesse dans lequel je me trouvais déjà, il m’a achevée. Cette fois-ci il n’était plus question de retourner au travail rapidement. Et là j’ai bien plongé. Plus aucune mémoire, plus aucune énergie, impossibilité totale de me concentrer cinq minutes, etc… J’étais au fond et étais persuadée que jamais plus je verrai quoi que ce soit de positif.

Mais je suis remontée, lentement. Mi-mai j’ai repris le travail à mi-temps. Je passais mes après-midi à dormir, épuisée. Mais les matinées se passaient bien et je commençais à être bien. Puis fin mai mon chat s’est sentie mal et trois jour plus tard je devais la faire euthanasier. Je crois bien n’avoir jamais pleurer autant de ma vie. Un gros chagrin qui venait certainement de très loin. Mais comme je remontais la pente, il était hors de question de me laisser abattre même si je reconnais avoir effectué quelques pas en arrière.

Comme ma vie d’avant me déplaisait au plus haut point, j’essaie d’en changer. C’est pourquoi j’ai décidé de réserver des vacances en août pour aller rencontrer le DrCaSo dans son coin perdu du Canada, personne que je n’avais vue que le temps d’un repas à Lausanne. Mais peu de temps avant de partir j’apprends que mon papa souffre d’un cancer. Heureusement tout est détecté à temps et il ne devrait pas y avoir de séquelles.

J’ai eu ma petite expérience avec la grêle alors que je me trouvais dans ma voiture et que je pensais être mes derniers jours. Oh au travail mes collègues se sont bien moqués de moi.

Puis septembre est arrivé et je me suis fait licenciée séance tenante. Mon chef était enfin parvenu à ses fins…

Je suis allée trouvée une “Belge” dans la région de Bruxelles pour éviter de plonger à nouveau. Mais le contrecoup est tout de même arrivé un peu plus tard. J’ai voulu m’inscrire au chômage mais suis repartie découragée. Les employés là-bas (du moins ceux croisés) sont aussi sympathiques qu’une porte de prison. L’entretien s’est mal passé, j’ai décidé de vider mes petites économies et me débrouiller sans aide mais en pouvant choisir ce qui me plaît.

Depuis le 1er décembre je ne suis donc plus salariée et je me sens revivre. Mon moral est remonté d’un coup, je trouve la vie merveilleuse, je suis optimiste mais sans un sou et sans emploi !

Donc si je reprends certains événements de 2013 je peux à présent les voir comme des choses positives :

Ma dépression : voir une psy m’a fait énormément de bien et j’ai enfin une jolie vision de la vie et je rencontre des personnes formidables. Pourvu que ça dure !

Le décès de mon chat : cinq mois après Wally entrait dans ma vie. Je n’aurais jamais pu le prendre avec une Calie hyper jalouse et teigne. Mon chien m’apporte énormément de joie et ne regrette absolument pas d’avoir pris mon téléphone un jour d’octobre pour le réserver.

Mon licenciement : je suis enfin loin de cet environnement qui me pourrissait l’existence. A moi à présent d’en trouver un agréable. J’y crois très fort et j’ai décidé qu’au 1er février je commencerai mon nouvel emploi. Pis si je souhaite aller retrouver le Dr à nouveau cette année, il me faut des sous 🙂

2013 fut donc difficile…mais nécessaire. Vive 2014 !

PS Je ne relis pas car sinon j’efface tout…