Mes cours du semestre

Qu’est-ce que j’étudie exactement ?

Dans la psychologie du travail et des organisations j’apprends à observer comment s’organise une entreprise puisque ceci explique beaucoup des comportements adoptés à l’intérieur de cette dernière. Pour cela, j’ai dû me pencher sur mon employeur. Regarder l’organigramme dont j’ignorais tout, discuter de la distribution des tâches, de la transmission de l’information, etc. Effectivement, je comprends mieux certaines choses, ce qui ne me rassure pas pour autant 🤣. Ensuite nous avons dû observer, en groupe imposé, les différences culturelles entre quatre pays à savoir la Suisse, la France, les Etats-Unis et le Japon. Super mauvaise ambiance avec une pouffe qui a décidé qu’elle avait la science infuse. Après avoir réalisé que la discussion était impossible, je me suis contentée de faire le strict minimum et n’ai même pas lu la version finale rendue pour note. Je suis partie du principe qu’on aurait au moins la moyenne. Je vois que le travail suivant à rendre est une discussion sur le travail de groupe en général et notre groupe en particulier. Beurk, il va falloir que je continue à ressasser ce cauchemar.

En Statistiques nous devons trouver une problématique liée au monde du travail et fouiller la littérature scientifique pour en parler. Avec ma binôme nous avons décidé de nous intéresser à la satisfaction au travail qui serait liée au fait de participer à la prise de décisions. Comme nous travaillons avec un accès aux statistiques des ménages suisses, nous n’avons pas besoin de conduire de sondages heureusement. Nous savons déjà que nous ne prenons en compte que les salariés sans responsabilités d’encadrement, que nous allons probablement différencier les ouvriers des employés de bureau. Il ne nous reste “plus qu’à” lire des tonnes d’articles pour affiner notre cadre théorique.

Pour la psychologie des processus socio-affectifs nous avons d’abord étudié la régulation émotionnelle. C’est-à-dire, comment nous réglons, ou pas, nos émotions face à certains événements. Nous pouvons éviter de croiser quelqu’un, focaliser notre attention sur les chaussures d’une personne plutôt que croiser son regard, réévaluer la situation et prendre d’autres paramètres en compte, etc. Ensuite nous avons étudié la régulation émotionnelle sociale, à savoir comment réguler les émotions de façon volontaire chez quelqu’un d’autre que nous et quels sont les risques auxquels nous pouvons faire face. A présent nous nous intéressons aux compétences socio-émotionnelles dans le milieu scolaire. J’ai déjà lu ce qu’il fallait lire…mais n’ai aucun souvenir. Il me reste donc du travail 📚.

Et pour terminer en musique je vous propose Muse avec Pressure

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Ghosting

Dr Caso nous pose des questions auxquelles j’ai décidé de répondre ici.

  • Qui a eu le plus d’influence sur votre vie ? Qu’est-ce que cette personne vous a appris de si important ?

J’ai été assez surprise de constater que l’influence de mes parents ne me plaît pas particulièrement. Je suis sujette à plein de préjugés et de valeurs qui ne me correspondent plus et dont il est parfois difficile de se débarrasser. Et chaque fois que je vois ma maman j’ai tous ces affreux schémas qui se réactivent et me filent de l’urticaire. L’avantage c’est qu’à présent je m’en rends compte donc c’est plus facile de les ignorer. En revanche, je n’ai par une personne en particulier qui m’aurait transmis quoi que ce soit de positif. J’observe énormément les gens et je prends ce qui me plaît. Donc influences hétéroclites.

  • Quel est votre groupe, compositeur ou chanteur/chanteuse préféré(e) )

Alors j’ai cinq groupes dont je suis l’actualité car ils me font du bien au moral : Muse, Bastille, Nothing but Thieves, Kasabian & Franz Ferdinand. Je ne loupe aucune sortie de leur musique et j’aime regarder leurs concerts sur le net. A part eux, je picore par ci par là plein d’artistes.

  • Est-ce que vous avez jamais écrit des poèmes ou des histoires ? Est-ce que vous les avez toujours ? Est-ce que ça a été publié ?

Oui ado j’avais écrit un “roman”; monde de bisounours & paillettes, monde qui me faisait rêver et m’éloignait de mon quotidien que je n’aimais pas. Il doit être à la cave. Trop honte pour le relire mais le pire c’est que je crois bien que je n’ai pas trop évolué de ce côté là 😭.

  • Est-ce que vous étiez plutôt sage ou plutôt insupportable quand vous étiez enfant ?

Totalement invisible, sans aucune personnalité. Je faisais ce que l’on attendait de moi. Je parlais peu, les gens me fuyaient…et me fuient encore s’ils n’ont pas la patience de mieux me connaître. Je lisais l’interview d’un gars qui disait que le temps d’aller aux toilettes, lorsqu’il revenait les gens en profitaient pour partir. Pareil pour moi. Ou alors ils font semblant de dire bonjour avec la main à quelqu’un et s’en vont. A présent ça me fait rire ce super pouvoir que j’ai 🤣. Que voulez-vous, je parle peu mais mes questions dérangent…

Et pour terminer en musique je vous propose un tout vieux truc de Partenaire Particulier  Elle est partie

Lectures 24-25

Mon cerveau s’est remis à poser vingt mille questions philosophiques auxquelles je n’ai pas de réponses, du coup je m’évade dans la musique, les livres et mon imagination. Pour couronner le tout, demain je me rends à l’enterrement de mon oncle. Autant dire que cela n’aide pas mon cerveau à se calmer…Bref, je m’ennuie ferme et je déteste cet état !

Le vingt-quatrième livre lu dans l’année est la troisième partie de la saga d’Elena Ferrante Celle qui fuit et celle qui reste.

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Je suis restée un peu sur ma faim cette fois-ci. Mais peut-être est-ce lié à ce que je raconte ci-dessus qui sait ? Rythme bien plus lent, ce qui en soi ne me dérange pas tant, mais c’est surtout l’impression de lire une longue plainte et ce n’est pas ce dont j’avais besoin. Le dernier volume m’attend, j’espère y retrouver le plaisir des deux premiers.

Je fais à présent partie d’un petit club de lecture qui se réunit…une fois par an autour d’une bonne table achalandée par toutes. J’aime ce principe où il ne faut pas se voir toutes les X semaines, car dans ces cas-là, je me sens vite prisonnière. Alors là j’ai accepté. Nous avons un mois et demi pour lire un bouquin avant de le faire parvenir à la personne suivante dans une liste préétablie. J’avais du premier octobre jusqu’au quinze novembre pour lire Paula Hawkins Au fond de l’eau.

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Au début, je n’ai pas aimé. Je pensais lire du mauvais Mary Higgins Clark, auteure que j’ai arrêté de lire depuis longtemps car je trouve que ses livres ne valent plus les premiers. Et puis je me suis dit qu’il fallait que je fasse abstraction de toutes ces petites techniques littéraires qui me déplaisent et me concentre sur le roman à proprement parler. Et j’ai eu raison car l’histoire est finalement bien. Une femme est retrouvée morte dans le “Bassin aux noyées”. Une enquête est ouverte et chaque chapitre  donne la parole à un protagoniste. On y découvre Jules, la soeur de la morte, Lena la fille, Sean le policier, Erin la policière, Nickie la folle, Louise une femme endeuillée, etc. Toutes ces personnes cachent quelque chose et emportent le lecteur qui veut avoir le mot de la fin.

Pour terminer en musique je vous propose Gaëtan Roussel avec Je veux bien, je ne sais pas extrait de son très beau nouvel album.

Nouveauté

Comme je débute le Master et que j’ai terminé mon Bachelor un semestre plus tôt que prévu, je me retrouve dans une classe où je ne connais pas grand monde. Tout est nouveau, et la nouveauté me stresse. En même temps, j’adore le changement car ça me sort de mon ennui. Oui, c’est très particulier cette attitude ambivalente; je déteste la nouveauté mais en même temps j’en ai besoin.

Seules deux personnes de ma volée sont présentes ce semestre (j’en retrouverai plusieurs le semestre prochain) et je n’avais pas particulièrement de contacts avec elles. Il y a A qui m’a ignorée la plupart du temps et a même tenté de m’éloigner des personnes que je côtoyais régulièrement. Et puis soudain la voilà seule alors elle remarque mon existence. C’est très mal me connaître. Je fuis ce genre de personne malsaine. Du reste, deux filles qui étaient dans son entourage ne le sont plus car elles ont noté son attitude plutôt négative. Il y a également R qui est sympathique mais vit sur une planète totalement différente de la mienne. Ce qui ne nous empêche pas de discuter de temps en temps.

Je retrouve C, vue lors d’un cours durant le Bachelor. Elle vise l’excellence, moi mon petit plaisir personnel. Pas très compatible. Il y a également S que j’ai croisée durant deux cours par le passé sans vraiment la connaître. Elle a l’air d’être une personne très douce et agréable. Ce qui tombe bien puisque je me retrouve dans un groupe de travail avec elle. Je retrouve aussi N vue en deuxième année lors d’un cours (elle avait une année d’avance sur moi). Très sympathique. Et puis il y a les autres.

Les autres se divisent en deux camps : ceux qui ont débuté le semestre passé et ceux qui débutent à présent. Et apparemment, on ne se mélange pas. “Rappelez-moi quelle est notre spécialisation ?”. A midi j’ai bien tenté de proposer aux nouvelles de sortir et en voyant les anciennes à une table, de nous joindre à elles. Même si elles ont accepté, il restait deux camps. Dans la salle de cours, à gauche se trouvent les nouvelles et à droite les anciennes. Dans un cours, la prof suggère que l’on fasse des groupes de deux en se mélangeant…vous l’aurez deviné, ça n’est pas le cas. M’en moque, la fille avec qui je vais travailler semble sympathique et compétente. En revanche, j’ai un autre travail de groupe où là c’est imposé. Nous sommes trois nouvelles et une ancienne. Et comment dire…je préfère les nouvelles 😬.

J’ai plein de boulot à rendre pour le week-end prochain donc je suis occupée pour les prochains jours. En plus je vais boire le café avec une copine, un soir je sors et un autre soir j’ai un cours obligatoire de 1h30 à suivre depuis la maison heureusement. Bref, c’est pas demain que je serai moins stressée…

Et pour terminer en musique je vous propose le groupe Suede avec Life is Golden

Déplacements

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Pour me rendre au cours, je conduis d’abord mon scooter jusqu’à la gare. Compter environ 10 minutes. Puis c’est au tour du trajet en train : 28 minutes.

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Après je me rends vers le premier métro, appelé M2 pour un arrêt (c’est hyper raide, on arrive en sueur à l’arrêt si on s’y rend à pieds).

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Changement de métro pour le M1. Ça me prend à peu près 10 minutes de trajet.

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Et enfin arrivée à l’uni pour la journée.

Et pour terminer en musique je vous propose Zazie avec Speed

Lectures 22-23

Je suis contente, j’arrive à me discipliner et lire régulièrement. Bon il peut se passer une semaine sans que j’ouvre le moindre bouquin puis que j’en dévore un en deux ou trois jours mais comme mon objectif était de lire douze livres dans l’année avec comme idée de m’astreindre à au moins un par mois sur douze mois, je m’en sors plutôt bien.

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J’étais à la librairie et ce livre de Irvin Yalom Thérapie existentielle était mis en évidence. Comme j’aime bien cet auteur, je suis repartie avec l’ouvrage. C’est le premier livre de cet auteur qui me laisse sur ma faim. Il s’agit de courtes histoires qui toutes traitent de la mort d’un être cher, du vide que l’on peut ressentir, du regard que l’on porte sur sa propre vie ou encore de la peur de sa propre mort. Et c’est sur ce dernier point que je m’arrête. Car l’auteur, à chaque histoire, rappelle que sa mort à lui approche. Il a 81 ans lors de la rédaction de ce recueil et explique que d’assister aux obsèques de ses patients, de ses proches ou d’avoir des patients qui recherchent de l’aide à la suite du décès d’un conjoint, le mettent face à son âge avancé. Je trouve très intéressant son questionnement mais j’aurais préféré le lire dans un livre dédié juste à ça genre Moi Irvin Yalom face à la fin de ma vie plutôt qu’il rapproche chaque existence à sa propre mortalité. J’avais l’impression que les histoires n’étaient qu’un prétexte pour qu’il puisse parler de lui. Voilà, je crois que c’est ce nombrilisme qui m’a dérangée (dit celle qui raconte sa vie sur un blog). Dans Le Jardin d’Epicure il parle beaucoup de sa vie et ensuite il amène des histoires en complément. J’ai aimé. Mais là pas. “Machin a vécu ça c’est comme moi qui…” ne me plaît pas.

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J’ai décidé de retenter un John Le Carré et c’est Our Kind of Traitor qui s’est retrouvé entre mes mains. J’avais déjà parlé de mes difficultés avec cet auteur ICI. Ça n’a pas changé. J’ai toujours de la peine avec le vocabulaire employé et pourtant le roman date de 2010 seulement. Je vous mets un extrait de la page 39 alors que l’héroïne décrit un personnage :

“Pockmarked”, says Gail promptly, again dazzled by how it was all there before her in her memory. Fifty-odd. Pumice-stone cheeks. A drinker’s paunch. She thought she’d seen him drinking surreptitiously from a flask at the tennis, but couldn’t be sure.

Dans ce court paragraphe, j’ai trois mots que je ne connais pas. Ce n’est pas bien grave, rien ne m’empêche de comprendre l’histoire. Pockmarked je devine que ça a trait à son visage. drinker’s paunch une caractéristique physique des gens qui boivent mais pumice-stone cheeks je n’arrive vraiment pas à deviner si ce n’est que cela concerne les joues que je ne peux absolument pas visualiser. Voilà donc ce que je veux dire : à tout moment il y a un mot comme ça que je n’ai jamais lu auparavant et que je suis incapable de deviner. Ça me frustre et ça ralentit ma lecture car je n’aime pas quand je ne comprends vraiment pas. A part ça, j’ai bien aimé le roman, pas de temps mort, pas de longues descriptions. L’histoire avance à un rythme agréable…mais je n’ai pas aimé la fin qui laisse plusieurs questions en suspens. Non que la fin soit mauvaise, mais comme je suis une grande curieuse, j’aime avoir toutes les réponses alors que là, je les devine et elles ne me plaisent pas.

Et pour terminer en musique je vous propose mes chéris Muse avec The Dark Side qui figure sur le nouvel album prévu le 9 novembre, album que j’ai bien entendu pré-commandé.

Dans la cour des grands

Les études ont repris et je suis en Master à présent. Ce changement me stresse, d’autant plus que j’ai perdu mon binôme qui, elle, continue ses études en présentiel. Lorsque j’ai débuté le Bachelor, nous étions environ 60 élèves. En deuxième année nous n’étions plus qu’une vingtaine. Nous sommes sept à avoir terminé en juin (un semestre plus vite que prévu), cinq termineront en janvier et les cinq derniers un peu plus tard. Sur les sept à avoir terminé nous sommes trois à continuer à distance, deux rejoignent les cour en présentiel, une fait une pause de six mois et la dernière se spécialise dans son job actuel.

J’étudie la psychologie des organisations. Le premier devoir consiste à parler de l’organisation dans laquelle je travaille : son organigramme, sa structure, la hiérarchie, la formalisation du travail, etc… Je ne me suis jamais intéressée à l’entreprise dans laquelle je travaille actuellement puisque j’ai vite réalisé que j’étais parquée dans un coin sans aucune perspective de progression. Autant dire que ce devoir me casse les pieds. Je dois donc décrypter l’organisation avec un regard neutre. J’aime pas.

J’étudie également des fondements en psychologie. En l’occurrence, la régulation des émotions. Ça, je trouve passionnant. Là aussi j’ai un devoir à rendre mais j’ai apprécié les heures passées à bosser dessus (et je n’ai pas terminé). Je trouve très intéressant d’observer les différentes tactiques dont nous disposons pour augmenter ou diminuer une émotion plaisante ou déplaisante. Parce que oui, nous pouvons désirer diminuer une émotion plaisante : rire à un enterrement c’est mal vu sous nos latitudes. Dans certaines occasions, il est utile d’augmenter une émotion déplaisante : une équipe de sport qui va jouer un match a besoin de se stimuler et ressentir de la rage contre l’équipe adverse peut s’avérer payant.

J’ai encore un devoir en statistiques qui m’attend…au travail. J’ai oublié de prendre mes affaires. Comme c’est étrange 🤔.

Bref, je suis stressée, bien occupée et je dors super mal. Et c’est là que je devrais faire mes super exercices de méditation que j’ignore pour laisser la place à mes ruminations 🤪.

Pour terminer en musique je vous propose Nothing but Thieves avec un vieux titre Last Orders. J’aime la voix de ce chanteur et cette chanson me plaît également beaucoup.