Quelqu’un à propos de qui on devrait écrire un livre

Je n’aimais pas particulièrement mes grands-mères que mes parents critiquaient sans cesse. Ma grand-mère de Lausanne était la pire. Elle nous faisait toujours des gâteaux aux fruits confits et personne n’aimait ça. Et puis, à entendre mes parents, j’ai toujours cru qu’elle ne nous aimait pas. Elle préférait mon oncle et ses enfants. Pourtant, il y a quand même des choses que j’aimais en elle.

Sa délicieuse soupe de cerfeuil. Je n’ai plus jamais goûté une telle soupe. Je devrais peut-être chercher comment ça se prépare. Elle avait toujours du jus de pommes Ramseyer, que j’aime encore aujourd’hui. Et puis il y avait sa spécialité : les knöpfli. Oh que c’était bon. Et j’adorais l’horloge qui sonnait dans la salle à manger. Horloge qui se trouve dans mon salon à présent. Sans doute un truc qui ne vaut rien puisque c’est tout ce que la famille a bien voulu me donner (et un pendentif). M’en fou, moi je suis contente. Tout le reste, bijoux, meubles (chers), vaisselle est parti chez mes cousins, leurs amis et la famille de ma belle-mère. Même les photos sont parties; elles ont servi de feuilles à dessin à mon demi-frère 🤮.

Ma grand-mère était femme de ménage et elle parlait toujours en bien de son travail et de ses employeurs, des familles aisées je crois. D’après mes souvenirs, elle faisait ses robes elle-même. Je ne sais pas si c’étaient toutes ses robes ou juste certaines.

Elle était active et n’hésitait pas à prendre le train pour ses déplacements. Elle était même venue me trouver dans mon appartement. J’étais allée la chercher à la gare de Nyon et nous avions passé l’après-midi ensemble.

Elle m’avait raconté un jour les difficultés rencontrées durant la guerre et m’avait parlé des tickets de rationnement, qu’elle avait conservés et donnés à mon cousin. A son enterrement, j’ai appris plein de chose sur ma grand-mère et j’ai vraiment regretté de ne jamais avoir cherché à la connaître vraiment, une fois que j’avais l’âge de mieux comprendre les choses.

Sa mère est morte alors qu’elle était toute petite et avec son père, ils ont alors quitté l’Allemagne. Quoi, ma grand-mère était allemande ??? « Ben oui, pourquoi tu crois qu’on a de la famille en Allemagne ? » « Ben…parce que les gens voyagent ! » Sa soeur, tante Yvonne, n’était en fait pas sa soeur. Où était-ce sa demi-soeur ? Je ne sais plus. Toujours est-il que les deux jouaient de l’accordéon, je ne savais même pas que ma grand-mère jouait d’un instrument de musique, et gagnaient des sous en jouant.

Avec le recul, ma grand-mère est quelqu’un qui méritait d’être connue et je regrette de ne pas avoir fait cet effort.

Et pour terminer en musique, je vous propose Stop crying your heart out

Etre à l’écoute de son corps

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Quand on parle de ressources personnelles, on se réfère aux diverses choses que l’on possède et qui peuvent nous aider ou aux choses que l’on souhaite développer pour augmenter notre bien-être. « Etre à l’écoute de son corps » en est une. Comment est-ce que cette ressource m’est utile ?

Il y a la fatigue. Lorsque je me sens fatiguée, je ne l’ignore pas. Je vais me coucher tôt si je peux. Je ne tiens pas de discours du genre « 21h c’est trop tôt pour aller dormir ». Je vais dormir. En général, le lendemain je suis bien contente d’avoir pris cette décision. Quand je manque cruellement d’énergie, faute d’avoir fait quoi que ce soit de ma journée ou au contraire, avoir besoin de me vider, je me force à aller courir car ça me file la pêche ensuite.

J’écoute également mon corps pour manger. Quand j’ai fait un gros repas, le lendemain mon corps ne me réclame pas de nourriture au petit déjeuner voire même à midi. J’essaie de l’écouter. Quand il me réclame du sucre ou plein de cochonneries, je sais que je dois gérer mes émotions. Plus facile à dire qu’à faire, je sais. Mais prendre conscience de la chose est déjà un grand pas. Et oui, ça nous aide à nous reconnecter à nos émotions. Les traiter, est une autre étape.

Enfin, quand j’ai tout le haut du corps douloureux, c’est que le stress prend le dessus. Je dois me calmer ! Et quand je néglige ce message, la migraine se charge de me rappeler que je dois ABSOLUMENT me calmer !!!

La méditation en pleine conscience permet d’apprendre à écouter son corps. Je ne maîtrise pas la chose, j’ai tendance à m’endormir 🙄. Mais un jour j’irai sans doute suivre un vrai cours…

Et pour terminer en musique, je vous propose Pierre Lapointe feat. MIKA avec Six heures d’avion nous séparent

Comment passer le temps

Un nouveau week-end arrive et plutôt que me laisser aller à la déprime parce que je vais passer deux jours sans voir personne, je continue à chercher dans mes ressources ce qui peut me faire du bien.

J’ai décidé de sortir le sapin de Noël et le décorer. Cette année, je suis allée acheter une petite guirlande lumineuse pour mettre en valeur les décorations que je vais accrocher aux branches dudit sapin.

J’avais commandé la nouvelle bande dessinée de Riad Sattouf L’Arabe du futur 5 que j’ai reçue. Elle va donc m’aider à passer le temps de façon agréable.

J’ai un entretien motivationnel à mener avec un étudiant et ça j’adore. Je vais enchaîner avec un Skype avec ma prof pour discuter de mon mémoire, histoire que je me décide enfin à rédiger quelques lignes. Ca c’est super positif. J’ai plusieurs idées, j’espère qu’elles seront acceptées.

Pour le reste, je ne sais pas encore. On verra au fur et à mesure des mes envies. Le but étant de ne pas rester à déprimer sur mon canapé. Le soleil est annoncé pour le week-end, ce sera l’occasion de me promener avec le chien et profiter de ce beau temps. Avec un peu de chance, je vais même croiser quelqu’un avec qui papoter.

Et pour terminer en musique, je vous propose Dotan avec There will be a way

Quelqu’un avec qui on a travaillé

J’ai commencé un nouvel emploi l’année de mes trente ans et Mireille était chargée de me montrer le travail. Je ne me souviens plus trop des débuts de notre amitié. Elle venait de rencontrer un homme qui est devenu son mari quelques années plus tard. On s’est un peu quittées de vue, et ça c’est de ma faute, avant de renouer et cette fois-ci pour une véritable amitié. On faisait beaucoup de choses ensemble. J’ai assisté à son mariage, j’ai vu ses enfants grandir, on est parties ensemble, et avec d’autres, une semaine à Barcelone, on aimait boire des verres le soir et refaire le monde tout en lorgnant sur son voisin qui se changeait dans sa chambre sans savoir qu’il était observé.

On a beaucoup ri, beaucoup échangé, j’étais très souvent chez elle. Je m’y sentais bien. Elle, elle n’aimait pas trop aller chez les autres. Elle se sentait mal un peu partout, à cause des « mauvaises ondes » disait-elle. Elle racontait être sensible au magnétisme qui se dégageait des choses et des gens. Et puis j’ai fait une dépression et elle s’est éloignée. J’ai suivi une thérapie qui m’a fait beaucoup de bien, ce qui m’a permis de ne pas souffrir de cet éloignement.

Je crois que nous changions beaucoup et en même temps mais nous ne partions pas dans la même direction. Elle a commencé à trouver vingt mille excuses chaque fois que je la contactais et les rares fois où nous nous voyions, je l’ai trouvée très critique envers beaucoup de monde, dont moi. Je ne sais pas si elle a toujours été comme ça et que je m’en apercevais enfin. J’ai fini par arrêter de la contacter et elle n’a jamais essayé de me revoir.

C’était une belle amitié qui s’est terminée en douceur. Sans regret.

Et pour terminer en musique, je vous propose Andréel feat. Amandine Bourgeois avec Je m’oublie

Balade sur les hauteurs

Je reçois un message de mon papa qui me demande si je veux monter à la Barillette le lendemain. On est samedi, je suis en train de suivre mes cours et je n’ai qu’une envie : dormir. J’attends un peu avant de lui répondre.

Si je dis non, je vais passer mon dimanche sur mon canapé et il semble que ce soit le dernier dimanche avec des températures clémentes. Je finis par répondre que je suis d’accord.

Nous avons marché durant 6,74 km en 2h15. Nous nous sommes parqués sur les hauts de St-Cergues et hop, c’est parti pour la marche. Au départ, mon papa se demandait pourquoi il m’avait proposé cette balade. Il était fatigué, ayant déjà fait deux grosses marches dans la semaine. Quant à moi, je terminais une migraine et j’avais de puissantes nausées. Autant pour lui que pour moi, après notre premier arrêt, tout s’est arrangé.

Sur les hauteurs, nous étions contents d’avoir un coupe-vent. Il faisait un peu frais et les nuages sont apparus. Lorsque nous avons débuté la descente, les nuages sont repartis, le vent s’est calmé et il faisait presque chaud.

La chose à laquelle nous n’avions pas pensé : la foule ! C’était incroyable le nombre de gens que nous avons croisés. Nous avions oublié que nous étions dimanche, jour où les gens de la ville redécouvrent la nature.

A part ça, cette sortie m’a fait du bien et nous sommes ensuite rentrés chez moi pour déguster une fondue. Journée parfaite !

Et pour terminer en musique, je vous propose Marina avec Man’s World

Dimanche TV

The Comey Rule L’histoire des e-mails de Hillary Clinton ressort régulièrement et je n’avais pas trop suivi l’affaire à l’époque. Grâce à cette mini-série de quatre épisodes, voilà qui est résolu. Nous suivons James Comey, alors directeur du FBI, responsable de l’équipe qui enquête sur Clinton. Série intéressante et bien montée. J’ai été un poil tendue durant les deux derniers épisodes où de nombreux passages impliquent le crétin orange.

Miss Revolution ou Misbehaviour en vo. Film avec Keira Knightley et Greg Kinnear entre autres. Nous sommes en 1970, à Londres, où va se tenir le concours de Miss Monde. Mais un jeune mouvement féministes, le mouvement des femmes libérées, trouve dégradant un tel concours et souhaite se faire entendre. Film sympa.

Soixante 2 Durant soixante minutes, soixante artistes défilent sur scène durant une minute chacun. Certains sont drôles, d’autres un peu moins. Concept intéressant.

Comment ça va, pour vous ?

Je disais à ma collègue que la période que nous traversions était particulièrement difficile car je constate que la plupart de mes copines se sentent mal et que je suis surprise, moi, d’aller bien. L’explication de ma collègue? Tu as l’habitude d’être seule, c’est plus facile pour toi.

Alors non, ce n’est pas plus facile. J’ai aussi besoin de voir des gens et contrairement à ma collègue, je n’ai pas de mari ou des enfants qui me tiennent compagnie à la maison. Je suis effectivement seule. C’est pourquoi, quand il fait beau, j’en profite pour sortir, voir des gens et papoter. Mais j’ai aussi mis en place diverses choses qui me plaisent pour garder mon moral au top. A quoi me sert de connaître plein de choses en psychologie si je ne les applique pas quand nécessaire ?

Du coup, quand j’ai vu passer l’annonce de cette conférence en ligne dont le sujet m’intéresse, je me suis inscrite. Ca va m’occuper une soirée, je vais m’instruire et tout ça, dans le confort de mon salon. Jamais je ne me serais déplacée pour assister à cette conférence. Là, j’ai mon lien Zoom qui va me permettre de satisfaire ma curiosité et je ne vais pas stresser en me disant que je ne connais personne et ne sais pas où se trouve le lieu de la rencontre.

J’ai pensé à peu près la même chose quand j’ai lu que Patrick Fiori donnait un concert en streaming. J’aime bien ce chanteur, même si cela fait quelques années que je ne le suis plus vraiment. Je ne me serais jamais déplacée pour aller le voir chanter mais là, pourquoi pas ? J’ai pris mon billet en me disant que je passerai sans doute un agréable samedi soir. Et vous savez quoi ? J’ai adoré. Tout ne s’annonçait pas bien pourtant. Au moment de débuter, la connexion avec mon appleTV s’est interrompue. Je n’ai jamais réussi à relancer l’image sur ma télé (ça fait un moment que je dois investir dans un nouveau modem wifi). J’ai dû regarder le concert sur l’écran de mon pc mais du coup j’ai branché mon casque pour pouvoir écouter à fond. J’ai découvert de magnifiques chansons, et quand il a chanté dans une version revisitée Que tu reviennes, un tout vieux tube, j’étais aux anges. Je me suis dit que j’avais beaucoup de chance et je crois bien avoir versé une petite larme. En plus, je n’avais pas à subir de fans qui chantent fort et faux. Et lui s’est donné; quelle voix !

Finalement, je crois que ma collègue a raison. Pouvoir assister à plein de choses que je n’aurais pas faites dans des conditions normales, me convient bien. J’ai commandé un nouveau modem 😊.

Et pour terminer en musique, je vous propose Patrick Fiori avec Que tu reviennes

La gratitude

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Dans le cours de psychologie positive, il y a tout un pan dédié à la gratitude. Ce mot me rebute, je peine donc à trouver cette partie positive. J’ai lu les articles fournis par l’enseignante mais non, toujours pas. J’ai visionné les vidéos conseillées, sans façon. C’est intéressant mais je ne me vois pas conseiller la technique aux gens que je tente d’aider.

J’en ai tout de même parlé autour de moi mais je rencontre la même réaction que la mienne. Comment cette technique, qui donne des résultats positifs, fonctionne-t-elle si les gens se rebiffent à l’idée d’être « reconnaissants » ?

Ce samedi, aux cours, nous avions une intervenante externe dont nous avons lu un article scientifique et vu une conférence (https://youtu.be/yWMBOKynSvY). Il s’agit de Rebecca Shankland. Je n’avais pas écouté l’entier de sa conférence mais j’avais bien aimé sa façon de s’exprimer. C’est donc avec intérêt que je l’ai écoutée ce jour.

Ce qu’il y avait de bien, c’est qu’elle ne s’attardait pas sur certains détails puisqu’elle savait qu’on les avait déjà étudiés. Elle nous a donc parlé de ce qu’est la gratitude et ses bienfaits positifs. Mais l’autre point positif, c’est que l’on pouvait intervenir et poser des questions. Et la dame a réussi à me convaincre que la technique de la gratitude c’est super bien. Je vais pouvoir en parler sans trainer des pieds, avec confiance et enthousiasme. Quelle chance j’ai d’avoir pu assister à ce cours et poser mes questions 😊.

Et pour terminer en musique, je vous propose Dominique A avec Wagons de porcelaine

Une journée agréable

Je pars faire les magasins à la recherche de mes cadeaux de Noël. Quoi, déjà? Ben, oui. Je n’aime pas particulièrement faire les magasins alors au dernier moment quand ils sont bondés, c’est hors de question. Ce jour-là, il n’y avait quasiment personne, c’est agréable. En plus, je suis tombée sur des vendeuses charmantes, j’aurais presque envie de retourner faire des achats!

Ensuite, je suis partie faire mes courses. J’ai acheté un délicieux bonhomme en pain au sucre que j’ai dévoré durant la journée. J’ai réussi à ne pas trop dépenser tout en achetant tout ce qu’il me fallait pour la semaine dont une fondue 😋.

Pour manger, comme je n’ai plus mes sushis du magasin situé de l’autre côté de la frontière, j’ai opté pour mon nouveau repas fétiche du vendredi : le tartare de saumon. Un vrai délice. Pour digérer le tout, j’ai rejoint ma nièce.

Nous sommes allées marcher dans les bois avec nos chiens. Il faisait un temps magnifique avec une température douce. Nous avons bavardé encore une heure après avant que j’emmène mon fauve chez le vétérinaire pour ses vaccins.

Ses vaccins attendront, monsieur va devoir se faire retirer un bouton sur le dos. Le vétérinaire a remarqué que mon chien était stressé, il a alors suggéré qu’on fasse tout ce qui doit être fait en une fois, sous sédation : opération du bouton, retrait d’une boule de graisse dans la patte, détartrage et vaccins. Le vétérinaire suggère que je sois présente au moment de la sédation, ce qui évite à mon petit lion de stresser plus que nécessaire. J’aime ce vétérinaire.

Jogging une fois à la maison, puis série télé avant que mes yeux ne se ferment. J’ai passé une journée simple, mais agréable. J’apprends à mesurer ma chance ☺️.

Et pour terminer en musique, je vous propose Billie Eilish avec Therefore I am

Quelqu’un qui aime l’art

J’ai fait la connaissance d’Elodie durant mon bachelor en psychologie. Nous n’avions strictement rien en commun, avons échangé deux-trois mots en première année et c’est tout. En deuxième année nous nous sommes trouvées à travailler ensemble pour un travail de groupe et ensuite, nous avons continué à bosser les deux jusqu’à la fin de la quatrième année.

Nous sommes effectivement très différentes et pourtant, nous nous entendons très bien. Une sorte de complémentarité. A côté de ses études, Elodie aime consacrer une partie de son temps à l’art. Elle peint, fait de la poterie, des bricolages, des dessins et tout cela dans plein de genres différents, dont certains me plaisent bien. Un jour elle m’a proposé d’aller voir une exposition de Pierre Soulage.

Pour moi, il s’agissait de vingt mille toiles noires que j’aurais pu peindre. Donnez-moi de la peinture noire et un pinceau et je vous fais une expo. Mais Elodie voyait tout l’art qui se dégageait de ces peintures. Elle s’accroupissait pour mieux cerner le génie de l’artiste en me répétant qu’elle aimerait avoir un tel talent.

Je lui ai demandé de m’expliquer ce qui extasiait tant mais je n’ai jamais réussi à rentrer dans son monde. Mais j’ai quand même pris du plaisir à la regarder s’émerveiller devant cette exposition.

J’ai repris de ses nouvelles dernièrement et elle m’a rappelé qu’il faut que je lui fasse signe la prochaine fois que je vais chez ma maman puisqu’elle habite tout près.

Et pour terminer en musique, je vous propose Catherine Ringer qui chante Le Petit Train des Rita Mitsouko