Ce soir, c’est soirée télé…ou pas.

Ce mardi soir, 19h environ, je prends ma douche. J’ai l’intention de passer la soirée devant la télé et boire un verre. Je sors de la douche, détendue, j’ouvre une bouteille de rosé. Je sais qu’elle finira dans le lavabo après quelques jours mais ce soir, je veux boire un verre. Je me sers, je prépare ma série télé, je me cale bien confortablement sur mon canapé. Le pied ! Mon chien veut sortir…

Ça fait depuis fin septembre que le chien ne veut plus de sa sortie en soirée. Chaque fois que je lui propose de vite sortir faire un dernier petit pipi, il se précipite sur le canapé pour bien me faire comprendre qu’il n’en bougera plus (ses pipis il les fait sur le tapis prévu pour sur le balcon). Et ce soir, il veut sortir. Je vais me changer, bois une gorgée de mon rosé, et hop on sort. Je croise une copine avec son chien, on papote, c’est sympa. Retour à la maison.

Je rallume la télé, rebranche ma série, avale une goutte de rosé. Mon neveu m’appelle. Il a un nouvel ordinateur et il ne réussit pas à se connecter à internet. J’essaie de l’aider à distance, sans espoir. Je sais à quel point cela peut être frustrant de ne pas pouvoir utiliser immédiatement son nouveau jouet. C’est pourquoi je réteints ma télé, renfile mes baskets, je prends le chien et je saute dans ma voiture. Très vite, je comprends qu’il n’y a pas de carte Wifi d’installée sur l’appareil de mon neveu. Chez ma soeur, pour avoir internet, il faut passer par un partage de connexion avec le téléphone portable. Donc, pas de possibilité de se lancer dans une partie de jeu en ligne pour ce soir. Je reste bavarder avec ma frangine. Je suis de retour chez moi vers 22h30. Trop tard pour regarder un épisode de ma série. Tant pis. Mon verre de rosé m’attend, je n’en ai plus envie, je vais me coucher.

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Ce soir, j’ai mon programme de prêt. Sortir le chien (une bonne balade j’espère, il fait beau), nourrir le chien, partir courir. Transpirer et m’empiffrer puis passer sous la douche. Proposer au chien de sortir à nouveau (profiter du fait qu’il fait jour tard et écouter les grillons qui s’en donnent à coeur joie). Sortir la bouteille de rosé du frigo et me verser un verre. M’installer devant ma télé et regarder ma série. Ce soir, je ne suis là pour personne.

Patricia vient de m’envoyer un message pour me prévenir qu’elle me contactera sans doute ce soir pour les révisions…

Et pour terminer en musique, je vous propose Frenship feat. Bastille avec avec Won’t let you go

 

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Petit écran

Comme je suis entrée en période de révision, je ressens une fatigue permanente et je fuis mon stress comme je peux. Une année j’ai regardé « vingt mille » saisons de la famille Kardashian. Oui je sais, c’est la honte. C’est vraiment lié au stress car en temps normal, vous ne me faites pas regarder ce genre de niaiserie. C’est une forme de torture mentale !

Une année je ne quittais plus mes jeux sur mon iPad. Je collectionnais les heures de jeux gratuites et je pouvais passer mon week-end dessus. J’ai tout supprimé aujourd’hui. Je joue à ceux de ma maman quand je vais la trouver. Ça l’arrange car je lui passe tous les niveaux difficiles et moi je suis contente.

Cette année, ça va être l’année des séries télé. J’ai donc profité d’une offre pour Amazon Prime. J’ai alors Canal+ (puisque je m’y suis prise trop tard pour annuler et que je paie une fortune jusqu’à fin octobre), Sky Show, Netflix (c’est pas moi qui paie) et Amazon Prime. J’ai l’embarras du choix pour ces quatre semaines de gros stress. J’ai commencé par Fleabag que Jenny m’avait conseillée. Excellente série. J’ai une grosse liste d’autres titres mais je ne sais pas trop par lequel continuer. Je pense tester Catch22, la série de Georges Clooney. J’ai commencé Dead to Me mais ne suis pas sûre de continuer. En revanche, Years and years, diffusé les mardis sur BBC1 semble prometteur. En plus il y a Rory Kinnear ou encore Emma Thompson et j’aime bien ces acteurs. Le deuxième épisode est passé ce mardi, je le regarderai sans doute ce soir. 

Si vous me cherchez, je regarde la télé…

Et pour terminer en musique, je vous propose Half Moon Run avec Consider Yourself

Les p’tits souvenirs

Dr CaSo nous propose les questions.

Quelle est la plus grosse bêtise que vous ayez jamais faite, quand vous étiez enfant?
Ma maman aime raconter deux histoires : la première c’est que ma soeur et moi on jouait « à la neige ». On avait ouvert nos oreillers et on lançait les plumes dans la chambre. La deuxième, c’est qu’on jouait, toujours avec ma soeur, à aller en visite l’une chez l’autre. On devait avoir 4 et 6 ans et plutôt que passer par la porte de nos chambres respectives, notre porte à nous c’était la fenêtre. On se déplaçait sur le toit en pente de l’immeuble…

Êtes-vous plutôt zen et relaxe ou énergique et super-actif?
Je suis loin d’être zen, à mon grand regret. Relaxe ? Ca peut être l’impression que je donne parfois alors que je suis une boule de nerfs. Energique ? Absolument pas. Super-active ? Pas vraiment. Sauf si quelque chose me plaît, là je me donne à fond. Mais ça ne se produit pas souvent.

D’après vous, quel est le secret d’une relation saine et aimante avec un(e) partenaire/épouse/copain?
La discussion. Eviter les non-dits et ne pas croire que ce qui est évident pour nous, l’est également pour l’autre. Non, les petits sous-entendus ne sont pas forcément compris par notre interlocuteur. Il faut s’exprimer clairement !

Que savez-vous de vos ancêtres? Avez-vous fait un peu (ou beaucoup) de généalogie? Êtes-vous allés très loin?
Pas grand-chose. Ma grand-mère venait d’Allemagne et lorsque j’ai questionné mon père sur ses grands-parents et pourquoi sa maman est venue en Suisse, je n’ai obtenu pour toute réponse : « Aucune idée, à l’époque, on n’avait pas le droit de questionner ses parents ». Du côté de ma maman, je sais que la famille était fortunée mais que mon arrière grand-père a tout dépensé dans l’alcool.

Quelle est la chose la plus difficile que vous ayez eu à faire cette semaine?
Si on regarde la semaine actuelle, il faut absolument que je me mette à réviser pour mes examens et c’est mal barré. Pour la semaine passée, je ne vois pas, si ce n’est qu’il fallait que je parle gentiment mais fermement à l’ex-concierge de mon immeuble (et qu’il faut que je le refasse cette semaine puisqu’apparemment il me cherche des poux et qu’il n’ose pas me faire face). Ou encore, dire à mon admirateur que ses ondes négatives, il peut se les garder. Et pour une fois, j’ai réussi à m’en défaire assez rapidement.

Quel genre de musique aimez-vous le plus, en ce moment, et pourquoi? Que pourriez-vous recommander aux lecteurs de ce blog?
J’aime la pop musique, que certains qualifient de musique pour midinettes. Même pas honte, je suis ringarde 🤷🏻‍♀️.

Et pour terminer en musique, je vous propose quelque chose de bien ringard que j’adore. Olivia Newton-John & John Travolta avec Grease

Journal n°3 d’une joggeuse débutante

Mardi, en rentrant du travail, j’étais d’humeur morose. Pas d’énergie, envie de taper tout le monde et me vautrer sur mon canapé à pleurer sur ma vie sans intérêt. Il y avait toujours la bise, encore plus forte que ce week-end. Pas de motivation pour aller courir. Et pourtant, je me suis dit que ça me serait sans doute bien plus profitable que de me lamenter dans mon salon. Alors je me suis préparée et je suis sortie. Le programme de cette semaine me fait courir durant treize minutes à différentes vitesses. J’étais super contente d’y parvenir. L’avantage avec la bise, c’est qu’il ne fait pas chaud. Le désavantage, quand on lui fait face, c’est difficile à avancer ! Je n’ai donc pas totalement respecté la cadence suggérée mais je me suis quand même fait plaisir. Bien mieux qu’une soirée complète sur mon canapé !

Jeudi, je n’ai quasiment rien fait de ma journée au boulot et en plus, je n’avais personne avec qui papoter. Me bouger un peu en rentrant ne pouvait que me faire du bien. La bise est enfin tombée, il fait beau et chaud. Je me suis trompée en lançant le programme d’entraînement. Je ne m’en suis rendu compte qu’après cinq minutes, quand la voix, différente de l’habituelle, m’a dit que j’avançais à la vitesse d’un hippopotame. Ça m’a bien fait rire, mais j’ai quand même dû redémarrer le bon programme, ce qui a décalé mon parcours. Je termine par deux minutes de course et quand la voix m’annonce que c’est terminé, j’arrive au début d’une bonne pente. Cette fois-ci, j’ai effectué les deux minutes de course dans la montée. Je n’en pouvais plus et pourtant j’ai tenté de garder le rythme. Une fois la descente qui suit, amorcée en marchant, j’ai commencé à me sentir mal. Et du coup, panique. C’est franchement fatigant d’être moi parfois. J’ai serré les poings, histoire de faire circuler mon sang est c’est passé. Si je me trompe à nouveau dans mon programme, je saurai qu’il faut que je change de trajet pour éviter de terminer par la montée.

Samedi matin, à 9h30, je suis partie courir, super motivée. Je constate que débuter au ralenti, c’est épuisant. J’ai l’impression d’avoir du plomb dans les jambes et d’être incapable de respirer convenablement. En revanche, lorsque je cours d’un bon pas, ma respiration est bien plus régulière. Séance sans difficultés particulières, température agréable 12,6°. Troisième semaine de terminée. Comme je suis toujours motivée, je me suis fait un cadeau : je suis allée dans un magasin de sport demander conseils pour une nouvelle paire de baskets puisque c’est important de courir dans de bonnes chaussures. J’ai eu de la chance. Non seulement il y avait une action intéressante (ce que je n’ai découvert qu’une fois à la caisse) mais en plus j’avais un rabais de 10% et le monsieur qui m’a conseillée était charmant. Je me réjouis de tester mes nouvelles baskets lors de mon prochain entraînement.

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Et pour terminer en musique, je vous propose Gryffin feat. Aloe Blacc avec Hurt People

Se mettre à nu

Vendredi je suis allée jouer au cobaye chez ma coach. Je trouve intéressant de comparer les techniques du coaching avec celles employées en psychologie. Une chose qui me frappe, c’est que le coach est beaucoup plus bavard que le psychologue, puisque dans mes cours j’apprends que je dois me taire et écouter essentiellement. Toujours est-il que j’ai apprécié ma séance.

Comme je dois aller avec une problématique pour que l’on ait quelque chose sur quoi travailler, j’ai parlé du fait que je n’ose pas chercher des cobayes pour m’exercer. Ce qui est bien dommage puisque j’adore effectuer des entretiens. Mais je doute tellement de moi, que ça en devient pathétique. Donc, j’en ai discuté, avec peine. J’ai parlé du syndrome de l’imposteur et du fait que si mes patientes disent être contentes de leurs progrès, c’est sans doute un coup de bol de ma part au mieux, au pire (pour moi), c’est simplement qu’elles se débrouillent très bien sans moi.

Ma coach m’a fait écrire certaines choses, certaines peurs, en parler…et j’ai été frappée par toutes mes contradictions. Ah, c’est une horreur !!! On a évoqué la confiance en soi et l’estime de soi. C’est sans surprise que j’ai une piètre estime de moi et ce qui ressort de la séance, c’est que ce n’est absolument pas justifié. Pourtant, il y a encore beaucoup de travail. Ça tombe bien, j’ai encore une séance de prévue.

Et pour terminer en musique, je vous propose One Republic avec Rescue me. J’admire comme le gamin danse !

Comment s’occuper quand on n’a rien à faire

Je suis au travail, il est 8h56. J’ai déjà fait le tour des blogs actualisés selon mon lecteur RSS, j’ai lu les nouvelles, j’ai fait un appel privé, j’ai noté mes trois choses positives dans mon petit carnet. Ma collègue est absente aujourd’hui et je n’ai pas encore vu le moindre client. La journée va être longue… Je n’ai aucune motivation pour préparer mes révisions, encore moins pour débuter lesdites révisions. Je vais aller faire un tour sur Twitter.

9h56 Les nouvelles sur Twitter sont déprimantes. Comme j’ai oublié mon roman actuel à la maison, je me rabats sur mon magazine. J’ai eu quatre clients, dont un qui a fait un scandale parce que ma collègue lui a mal expliqué quelque chose. Je déteste le service à la clientèle et pourtant, je ne trouve que ce genre d’emplois.  Même si à présent j’arrive à rester zen, servir de punching ball, ça n’est vraiment pas mon truc; j’ai envie de rendre coups pour coups.

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10h54. Neuf clients ! On dirait que je viens de passer l’heure de pointe 😁. J’avance tranquillement dans mon magazine (image ci-dessus) qui n’est pas forcément plus réjouissant que Twitter, et je surfe un peu sur internet entre deux. Patricia devait passer me dire bonjour, elle a dû annuler. Je ne sais pas quel genre de message l’Univers tente de me faire passer, mais tous mes rendez-vous avec mes amies s’annulent les uns après les autres. Je suis condamnée à m’ennuyer.

11h56 L’heure de pointe est terminée apparemment : j’ai servi quatre clients ! J’ai fait des étirements pour débloquer un peu mon dos et ma nuque. J’ai passé une commande sur internet pour un truc que je voulais depuis quelque temps. J’avance toujours lentement dans mon magazine, tout en jetant de temps en temps un oeil sur internet lorsqu’une idée me passe par la tête.

12h42. Un client. Comme la foule ne se bouscule pas pour recourir à mes services, j’en ai profité pour réchauffer mon repas…et manger. Sans être dérangée. J’ai terminé mon magazine et j’ai refait un tour sur Twitter. Ma pause approche, je vais aller faire une sieste. Je suis naze, sans doute l’accumulation du travail effectué durant cette matinée 😂. Comme j’ai eu une patiente hier soir, je vais mettre au propre mes notes de la séance pour ne pas être à la rue la prochaine fois qu’on se parle. Oh, un message sur Whatsapp !

PAUSE

14h52 Six Clients. Je suis allée à la poste pour le travail. Hop, cinq minutes de passées. Je me suis lancée dans l’écoute du 3e épisode de The Butterfly effect, intéressant podcast de Jon Ronson qui précède The Last Days of August. Il faut que je me procure le dernier bouquin de l’auteur, il semble intéressant (autant le livre que le journaliste). J’ai également reçu du travail par mail : oh, pas d’affolement. Ça m’a pris cinq minutes. Je retourne à mon podcast.

15h53 Six Clients. J’ai terminé mon épisode et j’ai débuté le 4e. J’arrive gentiment à la fin de ma journée. Il me reste moins d’une demie heure. A part le client grognon de ce matin, j’ai eu de la chance : que des gens souriants. Ça sent le week-end et je ne vais pas me plaindre…

Et pour terminer en musique, je vous propose The Black Keys avec Go

 

 

 

 

Cobayes

Mon niveau de patience est proche du néant. Dès qu’on m’adresse la parole, je réfléchis à comment faire taire la personne. On me pose une question sur WhatsApp, Skype ou autre ? Fichez-moi la paix, laissez-moi en compagnie de ma mauvaise humeur. Et tout d’un coup j’ai pensé : « Mais comment vais-je faire demain soir si je ne supporte rien ? » Parce que j’ai mes entretiens psychologiques pour les cours où j’ai une patiente, mais j’ai également des entretiens à côté, avec ma « cobaye » actuelle. Et je réalise que dans ces circonstances, ça change tout.

En effet, lorsque je suis face à mes patientes, mon stress se transforme. Je passe de « je suis nulle », « je n’y arriverai jamais », « tout m’énerve » à « comment faire pour aider au mieux cette personne ? » Bien entendu, je suis stressée car je dois me concentrer sur ce que me dit la personne, réfléchir à ce que cela implique, comment orienter la conversation, faire attention à ne pas apporter mes soucis, rester neutre, ressentir de l’empathie et le montrer, penser aux théories apprises et tenter de les mettre en pratique, observer le langage non verbal, etc. Je ressors épuisée de ces entretiens, mais quel pied !

Durant ces quarante-cinq minutes, j’oublie qui je suis. Je suis à l’écoute d’une autre personne qui vient avec ses propres problèmes. Je l’accompagne dans ses réflexions, je lui montre ses divergences lorsqu’il y en a, je l’aide à prendre conscience de ses nombreuses ressources. Ça ne m’empêche pas de douter énormément de moi et pourtant, je constate que mes patientes progressent dans leurs objectifs, je les vois sourire, être fières d’elles. Peut-être que je suis quand même un peu compétente, que j’y arrive gentiment et qu’au final, j’ai trouvé quelque chose qui ne m’énerve pas, loin de là.

Il ne me reste « plus qu’à » oser chercher de nouveaux « cobayes »…

Et pour terminer en musique, je vous propose Sfven avec Paranoid