Il faut souffrir pour être belle

Autant le dire tout de suite : il ne me sert à rien de souffrir je suis déjà super belle, je  me trouverai toujours affreuse. Ce qui explique pourquoi vous ne voyez pas de photos de moi ici. Ce n’est pas pour des raisons d’anonymat, je pense qu’il n’est pas difficile de trouver mon identité.

Je peux me regarder devant le miroir et me trouver jolie. Ça m’arrive et assez souvent, ce qui est surprenant. En revanche, si j’aperçois mon reflet par hasard, je prends peur. Qu’est-ce que je suis moche ! Il paraît que ce n’est pas vrai mais je me dis que les gens sont gentils. Quant aux photos ? Un cauchemar. Aucune ne trouve grâce à mes yeux. Il m’est arrivé de demander  à mes nièces de me prendre en photo : « Mais tata, ça sert à rien. Tu vas toutes les détester ! » Chaque fois je les assurais que j’avais changé, que j’allais aimer le résultat. Ça n’est encore jamais arrivé.

Il est hors de question que je m’amuse à prendre un selfie. Il sera moche de toute façon. Donc quand les copines veulent immortaliser un moment, je grince à chaque fois des dents.

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Comme vous pouvez le constater, j’ai fait un effort pour illustrer cet article. Oui, la folle ci-dessus, c’est moi. Même comme ça, je vois plein de défauts. La question que je me pose, est la suivante : Comment font les artistes qui sont constamment photographiés et voient leur image à la télé, dans des magazines, sur internet, etc. ? Sans doute aiment-elles/ils leur tête et leur corps 🤔.

Pour ma part, je vais continuer à aller souffrir au jogging, parce que je dois être un poil masochiste, mais sans espoir de me trouver plus belle un jour.

Et pour terminer en musique, je vous propose Johnny Clegg & Savuka avec Asimbonanga

 

 

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Lectures 23, 24, 25 & 26

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Antoine Bello, avec L’Homme qui s’envola raconte l’histoire d’un homme dont la vie l’horripile. Il a bien réussi dans le monde des affaires, il est riche, vit avec une femme aimante et qu’il aime, a trois beaux enfants mais n’aime plus sa vie. Il imagine un plan pour organiser sa mort et pouvoir redémarrer une nouvelle vie ailleurs. La première partie du roman expose la vie de Walker et nous plonge dans sa tête. Dans la deuxième partie, nous suivons trois personnages : Walker qui a mis son plan en action, Sarah, sa femme, et Nick Sheperd, un enquêteur qui vérifie que Walker est bien décédé. J’ai bien aimé ce livre que j’ai lu durant le week-end.

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C’est l’histoire d’Olga, 38 ans, qui se retrouve seule avec ses deux jeunes enfants alors que son mari la quitte pour une autre femme. Nous sommes témoins de la chute d’Olga dans la dépression : irritabilité, paranoïa, lassitude, fatigue intense, fonctions cognitives au ralenti. Certains passages sont crus et durs à lire. L’écriture nous fait sentir le poids de la détresse, jusqu’à ce qu’Olga touche le fond et reprenne vie lentement. Ne pas mettre ce livre entre les mains de personnes dépressives. Histoire difficile qui m’a passablement remuée et pourtant mon moral va bien.

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Nouveau livre audio écouté : The Care and Feeding of Ravenously Hungry Girls de Anissa Gray. J’ai beaucoup aimé et j’étais impatiente d’avoir la suite à chaque fois. Ecouter un roman c’est bien plus sympathique que d’écouter une autobiographie. J’avais la joie d’entendre plusieurs personnes me raconter une histoire (il y a quatre narrateurs). Althea et son mari Proctor, restaurateurs respectés, sont arrêtés. Leurs deux adolescentes vont vivre alors chez leur tante Lillian pendant que la troisième soeur d’Althea, Viola, lutte avec ses démons. Les quatre adultes racontent comment ils vivent cette douloureuse étape et certains secrets sortent. Jolie histoire.

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Ceci est le livre du mois pour mon club de lecture. Il s’agit d’un récit autobiographique. L’auteur, Gilbert Dufour, a passé presque deux mois dans une prison en Equateur accusé du meurtre de sa femme. Tout d’abord, l’auteur n’est pas écrivain et ça se voit. Il est le champion des adjectifs et ç’est pénible à lire : « Nous profitons des visites de ma décontractée maman, de ma joviale petite soeur Aline, de mon attentionné pas et de divers amis pour effectuer quelques excursions mémorables à travers le pays ». Il faut donc faire abstraction du style. Le début est un poil sans intérêt : on apprend à quel point l’homme aimait sa femme et semblait mener une vie parfaite. Puis on plonge dans l’univers carcéral équatorien du début des années 2000. Assez effrayant et intéressant à découvrir. Le reproche que je pourrais faire c’est que l’auteur ne parle que de lui, on apprend que très peu de détails sur les co-détenus qui partagent sa cellule alors qu’il en a côtoyés certains durant cinquante jours. Malgré ces points négatifs, j’ai lu ce livre en une journée (c’est dire si je suis débordée au boulot) et ne me suis pas ennuyée.

 

 

 

Les p’tits souvenirs

Les questions viennent de .

Est-ce que vous boycottez quelque chose ou une compagnie en particulier?
J’ai essayé de boycotter Amazon mais les prix des bouquins en Suisse sont jute aberrants alors…je viens de passer une nouvelle commande chez le méchant A.

Qu’est-ce que vous avez essayé d’éviter, cette semaine?
J’ai essayé d’éviter d’aller acheter un croissant au beurre tous les matins au boulot. J’ai réussi deux jours sur quatre. Quelle volonté 🤣.

Est-ce que vous êtes plutôt maniaque du rangement ou bordélique?
Je suis super bordélique…mais je retrouve tout en général et assez vite. On va dire que c’est un bordel organisé…

Quand et comment avez-vous eu votre première voiture?
Je me suis achetée ma première voiture à dix-huit ans. Une affreuse chose bleue (oublié la marque) que je n’ai pas eu le droit de choisir (alors que c’était mon argent). Mon papa avait « fait une affaire » avec un de ses clients. La voiture n’a pas tenu six mois ! Super affaire 😡. Je n’ai pas eu le droit non plus de choisir la deuxième voiture que j’ai également payée et qui a tenu à peu près deux ans. Pour ma troisième voiture, c’est moi qui l’ai choisie et payée. Une jolie Opel Corsa blanche Joy. Elle m’a accompagnée de nombreuses années.

La science a prouvé que plus on est âgé, plus on est heureux. Avez-vous remarqué que c’est vrai?
Je ne suis pas particulièrement heureuse MAIS bien plus qu’il y a dix ans. Donc on va dire que c’est vrai.

Quel plat ou ingrédient n’avez vous plus jamais mangé depuis que vous avez quitté la maison de vos parents?
Les lentilles et les cassoulets. Une horreur absolue pour mon palais.

Et pour terminer en musique, je vous propose Lili among clous avec Love U 4ever

Où sont passées mes jambes ?

Je suis tombée sur un article du NY Times qui indique pourquoi beaucoup de personnes ne perdent pas de poids alors qu’elles pratiquent une activité sportive. (L’article est LA). Ça reste un peu léger comme approche et les commentaires se chargent de le mentionner.

Des amis m’avaient prévenue qu’il ne fallait pas trop regarder la balance car je n’allais sans doute pas perdre de poids. Et c’est un fait : après plus de deux mois, j’ai cinq cents grammes qui se sont ajoutés discrètement. Mes amis m’avait aussi précisé qu’il fallait que je mesure le tour de ma taille, ce que je n’ai pas fait. J’ai des yeux, je me dis que ça me suffit pour constater si quelque chose change à ce niveau. Alors ?

Alors il faut que j’investisse dans des ceintures pour arrêter de remonter sans arrêt mes pantalons. Je flotte un peu dans mes robes. Dernièrement, alors que je passais devant mon miroir et que je me regardais de façon distraite, un détail m’a frappée. Je reviens en arrière et m’observe attentivement. Mais où sont passées mes jambes ? Elles ont fondu ! Je n’en reviens pas. Elles sont toutes fines. Effectivement, la balance n’est pas mon amie, mais mon corps, lui, me félicite pour mes efforts.

Selon l’article, les personnes pratiquant un sport mangent beaucoup plus pour compenser. Une amie m’a expliqué que je pouvais m’empiffrer dans l’heure qui suit ma séance de jogging, mon corps allait de toute façon tout évacuer. Que ce soit vrai ou non, peu importe. Après avoir couru, je n’ai pas faim. Je constate que les jours où je vais courir le matin, je mange nettement moins.

Si je m’en tiens à l’article, je ne crois pas manger plus. Je ne maigris pas mais ma taille s’affine et c’est plaisant à constater. Je continue à m’envoyer plein de chocolat, j’opte parfois pour un croissant le matin au lieu de mon yogourt voire les deux, et je me gave de frites avec une bonne sauce à la crème quand je vais manger chez ma maman. J’essaie d’éviter de manger trop sucré et je tente de ne pas trop boire d’alcool. Je n’aime pas les légumes que je mange avec parcimonie et je ne suis pas tentée par un repas de petites graines; pain/fromage ça me plaît bien, hamburger/frites ou pizzas également. Mais ces deux derniers jours j’ai mangé une copieuse salade de pâtes parce que mon corps me réclamait quelque chose de plus ou moins léger et sain.

Comme je l’avais déjà dit, je ne cours pas pour maigrir mais pour développer mon souffle. Et j’ai constaté qu’en plus de développer mon souffle (et mes muscles) j’éprouve le plaisir d’accomplir quelque chose et ça, ça me fait un bien fou car ce sentiment-là, je n’ai pas l’impression de le trouver ailleurs dans ma vie, en ce moment du moins. Ce qui explique sans doute pourquoi j’aime tant courir, moi qui déteste le sport. Je vais donc continuer, et j’ai bien raison car selon un article lu dans Greater Good Magazine : « people who loved physical activity had higher happiness, meaning, and satisfaction » alors que les gens qui aiment les activités sociales « had higher happiness and meaning in life« .

Et pour terminer en musique, je vous propose The Silent Comedy avec Bartholomew

 

Vers l’infini et au-delà

C’est en discutant avec une amie que je réalise que quand on va mal, les premières choses que l’on supprime, c’est ce qui nous fait du bien.

Il est 7h20 ce samedi matin. Je sors d’un rêve étrange et mon chien sent que je me réveille. Il me fait comprendre qu’il aimerait manger. Je suis bien au lit, j’y passerais bien la journée. Le chien insiste, je me lève péniblement.

Je nourris les fauves et songe à retourner me coucher. Je sais que c’est une mauvaise idée, je me dirige donc d’un pas las vers mon canapé sur lequel je m’affale. J’avais prévu d’aller courir 5km ce matin mais finalement, demain c’est bien aussi. J’ai zéro énergie. C’est à ce moment que je me souviens de la conversation avec mon amie : « les premières choses que l’on supprime, c’est ce qui nous fait du bien ». Il faudrait donc que je me bouge.

Je me lève à la vitesse d’un escargot et me traîne dans mon appartement le temps de me préparer. Une évidence m’apparaît : je suis incapable d’aller courir 5km. Tant pis, trente minutes c’est déjà bien.

C’est donc sans aucune motivation que je me retrouve dehors, prête à fournir de l’énergie que je n’ai pas. Pour éviter de me concentrer sur ma respiration de vieux phoque asthmatique, j’ai décidé de ne pas opter pour la musique mais de tenter l’écoute d’un podcast. Ça tombe bien, il y a un épisode qui m’intéresse; il traite dans sa première partie d’un livre que je compte acheter et dans la deuxième partie du burnout en entreprise : Love, lust and workplace burnout.

Il est 9h15, ce samedi. J’ai couru mes trente minutes et pas une de plus. Ce n’est de loin pas ma meilleure performance mais j’ai réussi à me battre contre moi-même. Le podcast m’a confirmé qu’il faut que j’achète le livre dont il est question dans l’épisode et je n’ai effectivement pas trop prêté attention à ma respiration. J’ai pris ma douche, je me sens bien. Je vais aller manger quelque chose pour mon petit déjeuner. Et vous savez quoi ? J’ai retrouvé un peu d’énergie…

Et pour terminer en musique, je vous propose Karen O, Trent Reznor & Atticus Ross avec Immigrant Song : https://www.youtube.com/watch?v=bjmWtx-5t5U

 

Fatigue

J’ai besoin de vacances, je suis fatiguée. Je peine de plus en plus à me lever le matin. Les jours de congé, j’aime me lever tôt et aller courir. Mais là aussi, j’ai grand peine à me lever. Et il y a des signes qui ne trompent pas, qui me prouvent que je suis bel et bien fatiguée :

Tout d’abord, j’ai ma super nouvelle montre non connectée…qui en fait l’est, connectée. J’ai bien vu ce bouton « notifications téléphone » mais j’ai pensé qu’il s’agissait d’un truc genre spam 🙄. Et puis lundi, je devais être un poil plus réveillée sans doute, j’ai décidé de tester ce bouton. Et, oh, mes messages WhatsApp apparaissent directement sur ma montre ! Bon, j’ai pas encore bien compris comment les lire puisque une fois sur deux je les efface. Le plus sage serait que je désactive immédiatement ce fichu bouton sinon je me connais, je vais passer mon temps le nez plongé sur ma montre.

Autre signe de fatigue : dernièrement, je me lavais les dents et je regardais ma tête dans le miroir. Sans doute en train de compter mes rides et de deviner leur profondeur 👵🏻, quand soudain, je remarque une grosse tache bleue sur la brosse. Je me souviens l’avoir faite comme signe de rappel. Un « attention ». Mais attention à quoi déjà ? Je continue à me brosser les dents en cherchant pourquoi j’avais fait cette marque. Et puis je me suis souvenue… En plus de la marque, je pose la brosse dans un autre verre que celui où j’ai mon habituelle brosse à dents. Je fais tout pour éviter d’utiliser celle-ci, celle que j’utilise justement en ce moment et que je ne dois pas, parce qu’elle appartient à mon chien !

Ma hantise actuelle : préparer mes tartines avec le même couteau que j’emploie pour mélanger le laxatif du chat…

Et pour terminer en musique, je vous propose U2 avec Exit à écouter à fond !

 

Ralenti

Voilà, c’est le temps des vacances. Il n’y avait pas grand monde sur le quai de la gare. Ma collègue est absente durant trois semaines. Je suis donc seule quasi non stop. Oh, il y a bien quelques clients qui arrivent jusqu’à moi mais beaucoup estiment inutile de me dire « bonjour » donc ce n’est pas avec eux que je vais avoir une grande conversation. Si vous me croisez, prenez votre mal en patience, je vais certainement avoir très envie de bavarder 😂.

Il faut que je songe à mes vacances. Je ne vais quand même pas les passer sur mon canapé. J’ai une sortie de prévue avec mon papa. On va aller faire une balade en montagne. Le problème, c’est qu’il est super entraîné, ce qui n’est pas mon cas. Je vais donc souffrir. Il me faudra certainement une bonne semaine pour m’en remettre. J’ai une sortie de prévue avec ma copine Patricia et il faut que je regarde avec Betty si elle est partante pour une balade. Ça va m’occuper trois jours. Je suppose que j’irai marcher avec mon chien, ailleurs que dans les champs derrière chez moi. J’irai trouver ma maman et profiter de son spa. On boira l’apéritif, mais de façon raisonnable; j’ai quarante minutes de route à faire pour rentrer.

Je vais peut-être en profiter pour ranger ma chambre à chenit et dépoussiérer ma batterie ainsi que mon vieux clavier électronique pour faire joujou. Il faudrait vraiment que je prenne des cours de batterie et que je reprenne des cours de piano. Il faudrait… Ces envies me prennent toujours en été, quand les cours sont inexistants 🙄.

Quoi qu’il en soit, du moment que je ne serai pas en train de me tourner les pouces au boulot, les vacances seront chouettes.

Et pour terminer en musique, je vous propose Stephan Eicher avec Si tu veux (que je chante)