Quelle est la source ?

Chaque fois que je rends un devoir dans le cadre de mes études, je dois citer mes sources. Au début, c’était un exercice que je trouvais difficile. Les citer dans le texte, les mettre en bibliographie selon des normes strictes, tout ça me prenait un temps fou. Après quatre ans, c’est devenu une évidence. Cependant, sur ce blog, je ne cite pas toujours ou du moins, pas correctement, par fainéantise. C’est mal, je sais. Pourtant, j’ai quand même développé ce réflexe des sources et ça me rend pénible. Voici trois exemples pour illustrer mon propos :

J’étais sur Twitter et je clique sur un lien qui parle de psychologie. Je lis l’article que je trouve un peu étrange. Il est sympa mais me semble un peu léger, pas très étayé. Je regarde alors sur quel site je me trouve : je suis sur une adresse quelconque, qui ne cite rien, ce n’est donc pas très scientifique. Mon esprit critique fonctionne, je sais repérer les informations bidons ou incomplètes. OK, je pense que je me fais quand même avoir parfois, faut pas rêver.

Dernièrement, ma collègue me parle d’un mail qu’elle a reçu et qu’elle envoie à toutes ses copines parce que c’est “trop bien”.  Elle m’explique de quoi il s’agit. Et la chieuse que je suis de lui répondre : “Heu, tu as une référence qui appuie ce texte ?” Elle me répond que non, qu’elle ne voit pas où est le problème. Ben justement, c’est du vent, basé sur aucune preuve. Je lui indique alors qu’en faisant suivre ce genre de message elle propage de fausses informations. “Bah, je m’en fous, ce texte est trop bien !” Les fake news ont de beaux jours devant elles.

Une copine me parle d’un message qu’elle a reçu sur WhatsApp, qui est plutôt du genre “en chaîne”, à faire suivre à toutes ses amies. Ce qu’elle n’a pas fait car ce genre de truc l’énerve et qu’elle ne voyait pas de référence donc elle ne voulait surtout pas se lancer bêtement. On discute alors de ce fameux message qui indique, en gros, qu’un professeur de l’université X (on n’a pas le nom du prof), donnait une conférence (pas de date, ni de lieu, ni de thème) et racontait que…. Elle trouvait louche qu’aucune de ces informations essentielles pour vérifier la véracité du discours n’apparaisse. Peut-être que c’est vrai, mais peut-être pas ou à nuancer. On n’en sait rien puisqu’on n’a aucune source à consulter. Mais comme il s’agissait d’un message qui disait du bien des femmes par rapport aux hommes, plein de personnes, comme l’aurait sans doute fait ma collègue, s’empressent de continuer la chaîne parce que “ce texte est trop bien !”

Trop bien ces manipulations d’opinions qui appuient sur la corde sensible…

Et pour terminer en musique, je vous propose Novaa avec Club paradise

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The Leftovers

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Je parlais l’autre jour de créer une journée pour les coeurs esseulés et de profiter de ce jour pour se faire plaisir en s’offrant un joli cadeau. Les Chinois le font et la journée rapporte bien plus qu’à la Saint Valentin. Pourtant, à cause de l’ancienne politique du pays, il y a bien plus d’hommes que de femmes, et pourtant ces dernières restent célibataires et le vivent bien.

Ma copine C est en instance de divorce; elle ne supporte plus de tout faire à la maison après une journée de travail pendant que son mari attend bien sagement devant la télé que le ménage se fasse et que le repas soit prêt parce que lui, il bosse la journée. C’est bien connu que les femmes ne font que acte de présence sur leur place de travail. Ce qui justifie qu’elles gagnent moins que les hommes, on est d’accord.

En Chine, les employeurs préfèrent les hommes car les femmes sont trop occupées à la maison avec les enfants et tout ça… Ce qui explique que malgré le changement de politique natale, les femmes préfèrent n’avoir qu’un enfant plutôt que deux, voire aucun, rester célibataire et privilégier leur carrière. Et vive la journée des célibataires.

Et pour terminer en musique, je vous propose Ulysses Wells avec Back with the People

 

Les p’tits souvenirs

Voici une édition particulière des questions de DrCaSo.

Quel métier rêvais-tu de faire enfant ?
Star 🤣 puis maîtresse d’école. Super original en fait.

Pour quelle raison vis-tu là où tu vis actuellement ?
Par simplicité ? J’aurais toujours aller vivre à l’étranger. Londres, Toronto ou Los Angeles m’auraient bien plu. Je me sens bien dans ma petite campagne et pourtant je rêve toujours de ces trois villes.

Quel événement pourrait te faire arrêter de blogger ?
Ma fainéantise essentiellement. C’est un exutoire et un joli regard sur mon nombril. Ça me permet de voir mon évolution… Parce que même si je me plains de stagner, je sais que ce n’est pas le cas.

Dans la perspective d’une décennie, quel est ton projet de vie ?
Mon gros problème du moment. Je dépéris dans mon job actuel mais n’ai absolument aucune idée de ce qui pourrait me convenir.

Si tu devais apprendre un nouvel instrument de musique, quel serait-il ?
La batterie. J’en ai une, j’ai essayé d’apprendre toute seule. Oh, j’y arrive mais…je manque de motivation car ça ne va pas assez vite. Il me faudrait un prof.

Et pour terminer en musique je vous propose Saint Clair avec I’ll Stay

Poil dans la main ?

Le monde du travail, à l’Etat, est affolant.

La femme de ménage se plaint de voir des agrafeuses, stylos et divers matériel, sur nos bureaux. Ça la dérange pour nettoyer. Ce qui serait bien, c’est que les poubelles restent vides, que les bureaux soient vierges de tout objet et si on pouvait travailler en chaussettes, ça éviterait ces horribles traces que l’on laisse sur le sol. Et elle nous répète qu’elle n’a pas le droit de toucher nos écrans d’ordinateur, ni les claviers, ni les téléphones ou les machines à calculer. J’en déduis que c’est à nous de le faire…et d’acheter le matériel adéquat pour y parvenir. A moins d’aller aux toilettes, prendre quelques carrés de PQ, les mouiller et revenir prestement au bureau pour pouvoir ôter ces couches monstrueuses de poussière…

Idem avec les transporteurs de marchandise. Je commande un transport pour plusieurs boîtes de mon bureau à un autre situé à l’autre bout de la ville. Le gars (de mon entreprise) arrive avec son gros chariot. Tout de suite, il m’annonce qu’il n’a pas le droit de toucher à la marchandise. C’est donc à moi de porter les boîtes des étagères sur le chariot et lui qui me regarde pendant ce temps. Mais à quoi sert tout ce personnel ???Bon, il m’a aidée…

J’en viens tout de même à me demander si bientôt la femme de ménage ne va pas arriver avec son matériel et me lancer : “Je repasse d’ici trente minutes. Tu devrais avoir le temps de tout nettoyer”. Et peut-être que la prochaine fois, le gars va me filer les clés de sa camionnette afin que je porte mes boîtes du point A au point B toute seule. De cette façon, on est sûrs qu’il ne les touchera pas avec ses grosses mains !

Le monde du travail tel que je le vis m’épuise et me désespère. On me demande régulièrement ce qui me plaît, ce que j’aimerais faire. Ce que je sais, c’est tout ce qui ne me plaît pas et cette façon minable de bosser en fait partie.

Et pour terminer en musique, je vous propose Marc Almond & Bronski Beat avec I feel love. J’adore cette version. On monte le son et on se laisse porter par la musique et la voix sublime de Marc Almond…

Introversion

J’ai lu un article dans Time sur l’introversion et il me plaît bien. D’une part, parce que je suis une introvertie, et d’autre part, parce qu’il en dit du bien ! En plus d’écrire que les introvertis sont des gens parfaits, qu’explique-t-il 😇 ?

Les personnes introverties savent écouter les gens ! Même si, évidemment, j’ai tendance à dire que c’est vrai, il ne faut pas oublier qu’ils aiment aussi parler d’eux. Ou alors, ils utilisent un blog…

Ils pensent avant de parler. Ma soeur me reprochait de ne pas beaucoup parler quand on était avec du monde. Si je n’ai rien à dire de pertinent, pourquoi me forcer à raconter n’importe quoi ? Et comme me répétait ma maman, ma soeur explose tout de suite alors que moi, je prends mon temps, j’ajuste ma flèche, et quand je parle, je vise le coeur et ça fait mal. Bon, cet exemple n’est pas flatteur mais il confirme que l’introverti réfléchi avant de parler.

Ils sont observateurs. Je ne compte plus le nombre de fois où je devine ce qui se passe avant tout le monde. Je sais très vite quand quelqu’un va mal, même si cette personne se donne un mal fou pour le cacher. Bon, ok, il m’arrive aussi parfois d’être complètement aveugle !

Ils ont des amis de qualité. Vrai.

“They make loving romantic partners” Je ne sais pas comment traduire ça… “Ils font des partenaires amoureux” me dit Gougueule. Pas terrible comme traduction. Je ne peux pas demander confirmation à mon homme quand à cette assertion…faut d’abord que je fasse sa connaissance. On en reparle d’ici la fin de l’année ?

Ils créent des réseaux efficaces. Je pense que c’est lié aux caractéristiques ci-dessus.

Ils sont des chefs compatissants. J’ai été responsable d’une équipe par le passé, je ne pense pas mentir en disant que j’étais certainement une vraie peau de vache. J’espère avoir changé. Mais au rythme où ma vie professionnelle évolue, je suis bientôt laveuse de carreaux.

Et pour terminer en musique, je vous propose Dreamers avec Wolves (You got me)

Retour sur la semaine

Petit retour sur la semaine…

Un livre : toujours sur mon John Le Carré (fini vendredi soir).

Un plat : une fondue

Une boisson : le petit verre de blanc qui va avec la fondue, pardis !

Une série : j’ai pris du retard avec mes deux séries habituelles (la 3e est finie pour cette saison). Voilà mon occupation pour samedi soir.

Un film/documentaire : pas allumé la télé cette semaine. Sauf samedi soir (voir ci-dessus).

Une rencontre : Quelqu’un est venu me faire un petit coucou au boulot. Sympa.

Un moment agréable : le thé bu avec deux copines et les grandes questions que l’on se pose…

Une envie : de pleurer. Ça va passer (c’est passé…).

Une occupation : rédiger mes devoirs, activité que je repousse sans cesse.

Et pour terminer en musique je vous propose Bottom of the deep plus sea par Missio

Ennuie-toi, c’est pour ton bien

Comme je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, mes journées de travail sont interminables. Je m’ennuie ferme. Et pourtant, le Time m’informe que c’est une bonne chose. En effet, il faut accueillir avec bienveillance l’ennui dû à une sorte de panne de connexion neuronale. Pour pallier ce problème, le cerveau va devenir créatif pour obtenir une stimulation neuronale satisfaisante. Or, le grand problème de l’humain actuel, c’est que l’on ne s’autorise plus à s’ennuyer. On saute sur la télé, le téléphone, internet, etc. Du coup, le cerveau n’a plus le temps pour faire travailler sa créativité.

Si je me prends pour exemple, aujourd’hui je suis partie dans mes nombreuses pensées, j’ai surfé sur internet, j’ai avancé dans le devoir que je dois rendre dimanche, je tape ce message. Tout ça alors qu’en fait je devrais ne rien faire, et laisser mon regard dans le vide en attendant… En attendant quoi ? En attendant que mon cerveau puisse combler ce vide avec une idée lumineuse. Comme j’opère quelques changements dans ma façon de voir les choses, dans mon existence, j’en conclu que je commence à réussir à m’ennuyer correctement. Voilà ce dans quoi je devrais me spécialiser : apprendre aux gens à s’ennuyer de façon efficiente 😄.

Et pour terminer en musique, je vous propose The Unlikely Candidates avec Oh, my dear Lord